Archives de catégorie : Histoire

Histoire coloniale : retour sur la pacification de la Côte d’Ivoire

La révolution industrielle au XIXème siècle a engendré un boom démographique sur le continent européen. A la recherche de débouchées, l’Europe se tourne vers l’Afrique notamment. C’est le début de l’impérialisme. L’impérialisme est la doctrine qui préconise la domination économique, politique et sociale d’un Etat fort sur un Etat plus petit. Nous nous pencherons sur le cas de le Côte d’Ivoire.

Les causes de l’impérialisme sont multiples mais la plus probante est la recherche de lieux pour écouler la marchandise à cause de la crise de surproduction. Tout d’abord, il y a des raisons humanitaires et civilisatrices. L’Europe se donne pour mission de civiliser les populations indigènes en leur apportant la médecine et les vaccins ainsi que la religion, c’est-à-dire le christianisme.

La Côte d’Ivoire devient colonie française en 1893

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Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

À l’époque de la traite négrière, les femmes noires étaient soumises à leurs maîtres comme les hommes. Cependant, leur rôle de servitude était différent. Elles faisaient les tâches ménagères, la lessive, l’amidonnage et le fonctionnement des foyers. Bien sûr, certaines d’entre elles ont été affectées au même titre que les hommes aux travaux de plantations, elles assuraient également la survie de familles blanches. Un autre rôle peu connu était d’être auprès de la famille esclave. Elles s’occupaient des enfants, s’occupaient du repas, de ménage malgré leurs journées passées aux champs ou au travail, puis dans la maison du maître et enfin dans le foyer. Une triple journée de travail en somme.

La pratique cruelle de la condition du ventre

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La royauté et l’esclavage

La traite négrière est légalisée par le roi de France Louis XIII. Il fait preuve d’hostilité au départ mais il se laisse convaincre par le fait que la traite négrière lui est présentée comme le meilleur moyen de christianiser les Africains. Son successeur, Louis XIV qui promulgue le « Code noir » en 1685 encourage la traite négrière en donnant une subvention pour chaque esclave introduit dans les colonies.

L’esclavage organisé et codifié pour le profit

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Les esclavagistes ont des visages

L’esclavage, à travers la traite négrière est un sujet qui nous concerne tous et qui sucite des débats dans nos classes mais aussi dans l’ensemble de la société. Ouvrons le dossier et discutons-en…

Souvent on dit rapidement que les esclavagistes de la traite négrière sont les « Blancs », nous allons voir que c’est plus compliqué. Le commerce triangulaire se fait entre trois continents qui sont l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. L’Europe était la pièce maîtresse avec l’Afrique du commerce triangulaire.

Les personnes qui dirigent l’esclavage sont le roi, les nobles et la bourgeoisie naissante.

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Gaston DeFferre, le maire de Marseille qui côtoyait les gros poissons

Télévision. Officiellement, la République traque les voyous. Mais l’épisode 2 Petits arrangements entre amis de la série documentaire Les gangsters et la République diffusée sur France 5 en 2016 montre une réalité toute autre. Exemple avec Gaston Deferre.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), il y avait beaucoup de communistes à Marseille. Le but du jeune Gaston Deferre, homme politique socialiste, était de diminuer l’emprise des communistes sur Marseille, en particulier sur le port autonome, contrôlé par le puissant syndicat des dockers, la CGT (Confédération Générale du Travail).

Pendant les années Defferre, la police et la justice ne peuvent rien contre le clan Guerini

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Tous égaux aux Etats-Unis ?

Les Noirs Américains ont toujours lutté pour l’égalité, mais n’y sont toujours pas parvenus, comme nous pouvons le constater au mois de septembre 2016.

Tout commença par l’esclavage : plusieurs millions de noirs africains sont amenés par force aux USA en 1619. Ils ont dû lutter pour se libérer de l’esclavage. La lutte ne s’est pas arrêtée là. En 1955, une femme noire, Rosa Parks, se rebelle et refuse de céder sa place dans le bus à un blanc. Un pasteur devenu célèbre, Martin Luther King, lutte contre la ségrégation raciale. Puis, Barack Obama devient président de la république aux Etats-Unis. Les Noirs Américains ont l’espoir qu’il va changer les choses. Mais, en fait, non, ça s’est aggravé avec les bavures policières (comme l’affaire Adama Traoré âgé de 24 ans, qui s’est fait tuer le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan en France).

Toutes les stars noires américaines luttent contre la ségrégation raciale, comme Denzel Washington, Will Smith, Beyoncé, Lebron James ou Alicia Keys. La question est : est-ce que l’égalité existe vraiment aux USA ?

Un élève

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Photo d’lllustration : publicdomainpictures.net

Notre folle sortie à l’expo Frontières au musée de l’histoire de l’Immigration

Une sortie scolaire avec nos élèves de lycée pro, ce sont souvent des moments inoubliables et… parfois en dehors des codes de la culture commune pour certains, surtout quand il s’agit de la pratique muséale… Retour sur cette sortie qui a ravi nos élèves.

Ah, c’est vrai, quand on parle de musée, c’est tout de suite ennuyant et sérieux et vous avez raison ! Mais, croyez-moi, une sortie avec ma classe, les 1GA, n’est jamais ennuyante du tout. On trouve toujours le moyen de
rendre les choses plus amusantes et moins sérieuses. Notre sortie du 15 avril 2016 avec nos professeurs (M.  Bordet, M.Azouaou et M. Tchakam) a été mouvementée pour eux et drôle pour nous… En effet, vu que c’était notre première sortie en deux ans, nous étions en quelque sorte super excités et hyper contents d’y aller.

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Immigration : les souffrances et la dignité de ma mère, partie d’Oujda pour Paris

Lorsque l’on est au bled et qu’on quitte notre pays natal pour travailler ou autre, il faut savoir que la vie n’est plus la même. La nourriture, les habitants, les tenues vestimentaires, la mentalité, la façon de vivre, les rues, les maisons, les immeubles, les commerces et les prix changent. C’est une nouvelle vie qui commence. Soit tu réussis, soit tu tombes. Le changement n’est facile pour personne.
Ma mère s’est mariée à 18 ans à Oujda, au Maroc, et est venue en France un an après. Elle est venue rejoindre mon père à Paris. Elle était si impatiente d’arriver en France. Elle ne savait ni lire, ni parler et écrire français. Elle ne connaissait pas la France et n’avait pas de travail jusqu’au jour où elle trouva du travail comme nourrice et technicienne de surface. À l’époque, on n’avait pas besoin de diplôme pour ces métiers-là. Elle rentra donc dans la vie active.

De retour au bled, ma mère ne racontait que du bien de la France mais elle avait les larmes aux yeux.

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« Black music », une révolution culturelle des champs de coton aux ghettos du bronx

Joan (1ère GAE) a visionné pour vous le film documentaire « Black music. Des chaînes de fer aux chaînes en or » (1). Des origines de la musique noire américaine dans le Sud esclavagiste au gangsta rap actuel, ce documentaire est plus qu’une histoire des différents genres musicaux aux états-Unis : gospel, blues, jazz, swing, hip-hop… C’est aussi toute l’histoire du long combat pour l’émancipation des Afros-Américains dont il est question.

1865, fin de l’esclavage dans le Nord des États-Unis. C’est le début de 90 ans de ségrégation. L’abolition de l’esclavage n’est en fait qu’une illusion vu que les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs : bus, écoles et lieux publics réservés aux Blancs et interdits aux Noirs.

Pendant ce temps là, ils inventèrent dans les plantations de coton du Sud le blues. Puis, le jazz apparut avec ses plus grands noms, Louis Armstrong ou Duke Ellington, l’un des premiers Noirs à se produire dans un club de Blancs, l’un des plus grands clubs à cette époque, le Cotton Club. Mais, les Noirs n’avaient pas le droit d’être dans le club en tant que spectateur. C’était l’une des faces cachées de ces années Folles.

« Stange fruit, bien plus qu’une chanson de Billie Holiday : l’une des plus plus puissantes dénonciations du lynchage »

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Au CDI : Les juifs de France dans la Shoah

Durant quinze jours, les élèves du lycée Balavoine ont pu visiter une exposition accueillie dans le CDI de l’établissement. Celle-ci, prêtée par le Mémorial de la Shoah qui se trouve à Paris, avait pour sujet Les juifs de France dans la Shoah. Différentes classes sont venues avec leur professeur travailler sur les thèmes abordés comme la naissance de l’antisémitisme, la vie des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ou la résistance.

Ces visites ont permis de mettre en place des débats et de montrer l’importance de garder en mémoire les événements afin d’éviter de les reproduire.

Mme Friquet (documentaliste)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Mme Friquet.

Du ping-pong au tennis de table : une histoire riche en… rebondissements !

Le tennis de table a été inventé en Angleterre à la fin du XIXème siècle. Ce jeu était alors très prisée par la noblesse. A cette époque, cette discipline se pratiquait avec des balles en caoutchouc ou en liège, une planche qui servait de filet et avec une raquette en couverture rigide de livre. Le terme ping-pong caractérisait le son de la balle contre la raquette.

Un set en 21

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50 ans après, ne pas oublier la guerre pour l’Indépendance de l’Algérie

Cette guerre n’a jamais été oubliée. En Algérie, il y a beaucoup de personnes qui se souviennent de cette guerre. En entendant des vieux ou des jeunes quand je vais là-bas, je comprends qu’avant l’Indépendance, c’était un peu la loi du plus fort. Beaucoup de vieux, nous ont raconté que des militaires français les maltraitaient et posaient toujours la même question : « où sont les fellaghas ? ». Et invariablement, ces personnes âges disaient on ne sait pas où sont les fellaghas.

Le combat pour l’Indépendance plus fort que tout

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Guerre d’Algérie : « l’école reste encore le lieu privilégié de la transmission »

Saad Chakali, assistant de conservation du patrimoine et des bibliothéques au Blanc-Mesnil (93), écrivain et auteur du site Des Nouvelles du Front, dédié à la critique intellectuelle de films, était invité à une discussion avec les terminales Vente autour de la guerre d’indépendance du peuple algérien. Une après-midi d’échanges passionnants. Compte-rendu.

Sur l’invitation du professeur de lettres et d’histoire-géographie Monsieur Guillaume Bordet, et sous couvert de son chef d’établissement Madame Bourdier, j’ai eu le plaisir d’échanger de passionnants propos avec les élèves de la classe Terminale Bac Pro Vente du LP Daniel Balavoine (92) au sujet de la guerre d’indépendance du peuple algérien. A cette occasion, je me suis présenté à eux, un DVD sous le bras, afin d’accompagner et de soutenir notre discussion commune. Il s’agissait du film intitulé La Trahison réalisé en 2005 par Philippe Faucon d’après le récit éponyme de Claude Sales rédigé en 1999.

La Trahison, un film à partir de l’histoire vraie d’un militaire français, Claude Sales

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