Archives de catégorie : Vie lycéenne

« Un plan d’urgence devrait être mis en place pour revaloriser la formation professionnelle »

Après être passé par la filière Gestion administration au lycée Paul Painlevé, Mohamed est actuellement étudiant en sciences à l’Université Paris-Sud. Il revient pour PPL Actus sur son parcours et la voie professionnelle. Interview lucide et sans complaisance.

PPL Actus : Que retenez-vous de votre passage au lycée Paul Painlevé ?

Mohamed : Difficile à dire. Il y a vraiment de tout. Au niveau positif, les profs et les surveillants sont vraiment bienveillants mais réalistes.

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis étudiant en sciences à l’université Paris Saclay (ex Paris-Sud).

Que vous a apporté votre filière gestion administration ?

A part ranger mes fiches, la GA ne m’a pas terriblement servie. Mais c’est plus lié à mon choix de formation.

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« C’est un soir dont nous nous souviendrons longtemps »

Le 29 novembre 2019, pour la première fois, notre lycée organisait une cérémonie de remise de diplôme aux nouveaux bacheliers. Nous publions le texte du discours très émouvant de votre ancien camarade Aboul Aziz (ex-Terminale commerce 2ans).

Mme la proviseure, Chers membres du corps enseignant et du personnel, chers Parents,
Chers membres des familles et amis,
Chers camarades de promotion,
Mesdames et Messieurs,

Bonsoir !

Je suis très ému et honoré d’avoir été invité à prendre la parole à l’occasion de la remise de diplôme de notre promotion. Sont présentes aujourd’hui des personnes avec qui j’ai parcouru un chemin commun, auprès de qui j’ai acquis des connaissances, que j’ai aimées et que je respecte profondément : il est donc difficile de ne pas se sentir digne de la tâche. Nous avons intégré cette formation, dont nous sortons diplômés aujourd’hui, au mérite. Nous avons tous travaillé extrêmement dur pour en arriver là. Et pourtant, je suis certain de parler au nom de tous en disant que nous nous estimons tous chanceux d’avoir saisi l’opportunité que des dizaines d’autres ont tant convoitée.

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A l’école du rap

Dans les années 2000 le rap US avait contamine tous les jeunes de ma génération, ainsi que moi, en découvrant les artistes comme 2Pac et Biggie, des rappeurs américains décédés. J’ai tout de suite été entrainé comme la plupart des ados sur terre. En découvrant d’autres artistes tels que Snoop dogg ou Wiz Khalifa qui fumaient sans cesse de la marijuana. Comme eux, les joints m’ont tout de suite mis dans l’ambiance de la musique.

Au lieu d’aller au collège, je passais mes journées à rapper dans un appartement abandonné.

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Au lycée pro, les mots c’est vraiment pas du pipeau !

Le 13 juin 2018, PPL Actus a reçu le prix coup de cœur du concours national des journaux lycéens. Ibrahima revient sur la cérémonie émouvante de cette remise des prix à l’Hôtel de Ville de Paris.

Le lycée professionnel Paul Painlevé était à l’Hôtel de ville de Paris le mercredi 13 juin 2018 pour participer à un événement organisé par l’association Jets d’encre. Jets d’encre est une association nationale pour la promotion et la défense de la presse d’initiative jeune. Le lycée était représenté par Mmes Abate et Friquet, M. Bordet et les élèves : Zakaria (en première vente lors de l’événement), Mohamed et Ibrahima (première gestion-administration 2 ans).

On était le seul lycée professionnel présent

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Théâtre. Les hommes préfèrent-ils les cruches ?

Le mardi 04 Décembre 2018, les élèves du lycée Paul Painlevé à Courbevoie accueillaient pour la première fois au sein de leur établissement la troupe de théâtre “L’équipe du matin” pour une représentation exclusive de la pièce « Dérivée ». Une salle a été spécialement aménagée pour l’occasion.

C’est une pièce théâtrale qui avait pour thème l’orientation des élèves dans l’enseignement supérieur. La pièce mettait en scène la détresse silencieuse d’une jeune fille nommée Alice dans ses perspectives d’avenir. Alice est une élève en classe de Terminale S, introvertie, avec un caractère de “garçon manqué”. Elle est très proche de deux amis, l’un d’entre eux Bob qui la voit comme un ami mais pas comme une fille et l’autre Eve qui est tout son opposé. Au début de la pièce Alice est en difficulté scolaire et révise avec ses deux amis malgré son parcours modèle durant les années précédentes.

La pièce met en exergue le sexisme toujours omniprésent dans le secteur de l’industrie

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Ce que les profs devraient changer…

Les professeurs, ce serait bien qu’ils ne viennent pas en retard pour faire cours. Les professeurs, ce serait bien qu’ils aient un bon comportement devant les élèves parce que j’ai pu remarquer que certains professeurs parlent très mal. J’ai, par exemple, déjà entendu un prof dire à un élève : « sale con ! ». Je pense que le professeur n’était pas de bonne humeur. C’est pour cela qu’il a dit cette parole à l’élève. Quand on dit cela à des élèves, on peut les toucher et même les faire pleurer. Il faut comprendre que les élèves sont humains et qu’il ne faut pas les comparer à des animaux.

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Avec la tenue pro, notre langage est plus classe !

L’avantage de porter la tenue professionnelle permet d’éviter des jugements entre élèves. Mais aussi, dans la rue, la vision qu’ont les gens est meilleure grâce à notre meilleure apparence. Notre comportement change également. On s’exprime dans un registre plus soutenu, avec plus de classe. Personnellement, je n’y vois aucun inconvénient. Si on s’habillait comme cela toute la semaine, le lycée serait certainement plus calme.

Melvin – Première alternance commerce

Article paru dans PPL Actus numéro 7, décembre 2018.

Photo : PxHere

Non à la tenue professionnelle !

Je ne suis pas d’accord avec ce fameux port de la tenue professionnelle qu’on nous impose les jeudis dans le lycée. Paul Painlevé inflige une tenue de A à Z. Je ne comprends pas qu’on nous inflige de rater les cours pour une simple tenue et de nous faire retourner cher nous si on oublie une simple « veste blazer ». Personne n’est obligé d’avoir dans son dressing ce qu’ils demandent. Du coup, on nous impose de payer une tenue, nous les premières et terminales, qui n’a rien avoir avec notre scolarité. Même s’ils proposent des aides à certaines familles, ça n’aidera pas tout le monde.

La moitié des élèves ne va pas à un entretien d’embauche avec cette tenue

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Sans diplôme la vie active est un gros coup de poing

Théo, 22 ans, vient de reprendre ses études au lycée dans la classe de 1ère bac pro commerce en alternance. Autonome financièrement, il habite dans un appartement avec sa copine. Il appelle les lycéens plus jeunes à travailler à l’école pour ne jamais avoir de regrets.

Beaucoup de monde sous-estime l’importance des études pour la vie active. C’est normal quand on est jeune, chaque personne, quelle qu’elle soit, est passée par l’adolescence dans sa vie. Et chaque personne travaillant, du parent au collègue, et même jusqu’au patron, tient étrangement le même discours, un discours qu’on entend tous au moins une fois dans sa vie : il faut travailler à l’école. Travaille bien à l’école et tu réussiras ta vie.

La vie active nous ramène vite à la réalité

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Tous auto-entrepreneurs, tous macronisés, tous ubérisés ? Mon boulot de livreur après les cours

Lycéen en première, je travaille pour Uber Eats depuis mai 2017 après les cours et le week-end. C’est une entreprise anglaise qui recrute des livreurs dans toute la France. Pour travailler chez eux, on doit d’abord créer un compte d’auto-entrepreneur. Normalement, il faut avoir l’âge légal, c’est-à-dire plus de 18 ans.

Mineur, mon frère majeur a donc ouvert un compte pour moi : 120 euros, mais la pochette pour le téléphone est gratuite !

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RTL interviewe deux rédacteurs de PPL Actus

Jeudi 6 septembre, Marie Guérin, journaliste pour la radio RTL, a donné rendez-vous à nos apprentis journalistes, Mohamed et Ibrahima (TPAC-GA) afin qu’ils donnent leur avis sur « l’engagement citoyen ». L’interview réalisée a été diffusée le 20 septembre dans l’émission matinale « Un jour en France ».

Une interview à écouter sur le site de RTL.

Photo Laura Friquet : Ibrahima et Mohamed lors de l’interiew au LP Paul Painlevé.

Les harceleurs nous font mal, agissons, parlons-en !

Pour moi, le harcèlement commence très tôt, environ vers l’âge de 11 ou 12 ans. Des garçons comme des filles peuvent se faire harceler à l’école. Le harcèlement commence par des petites réflexions, des intimidations et ça peut aller très loin, jusqu’à pousser des personnes à se suicider. Les harceleurs sont généralement plusieurs.

En primaire, un groupe de filles m’a rabaissée, j’étais très mal, triste, seule

Quand j’étais en primaire, un groupe de filles est venu vers moi, m’a prise dans un coin et m’a rabaissée. Elles me poussaient, je ne sais plus pour quelles raisons, mais j’étais très mal, triste, un sentiment d’incompréhension. Personne n’est venu m’aider, j’étais seule.

C’est très perturbant de se faire suivre dans la rue

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De la maternelle au lycée, le harcèlement en… pire

Dès la primaire, voire avant, en maternelle, la plus petite école, ça commence. Le harcèlement n’existe pas vraiment encore mais beaucoup d’enfants sont à l’écart. J’ai vécu l’expérience moi-même, je passais mes recréations toute seule assise sur un mur à regarder d’autres enfants jouer entre eux. Jusqu’ici rien de méchant. En primaire le harcèlement à l’école commence vraiment, même les plus petits s’y mettent, mais ce ne sont toujours pas les pires.

Le harcèlement est présent et surtout plus violent dans les collèges, les lycées et même au travail pour les adultes. Un policier s’est suicidé en Moselle le 7 février 2018. Une enquête a été ouverte pour harcèlement. Le policier se faisait harceler par ses collègues de travail. Il a fini avec une balle dans la tête.

Au collège, le harcèlement s’élève encore d’un cran, les bagarres et les insultes commencent

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Comment entrer dans la police nationale ?

Trois possibilités.

1. Le concours en externe gardien de la paix

La première épreuve est une épreuve écrite coefficient 4, d’une durée de 2h30 suivi de tests psychotechniques (durée de 2h30 sans coefficient car elle sert à évaluer les candidats pour l’oral). La deuxième épreuve est une épreuve d’exercices physiques, un parcours habilité motrice, suivi d’un test d’endurance coefficient 3. La dernière épreuve est un entretien avec le jury composé de policier d’un enseignant et d’un psychologue de 25 minutes coefficient 4

2. Adjoint de sécurité (ADS)

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Tout savoir sur les cadets de la République

Les Cadets de la République, on les croise quelques fois dans le lycée. Mais que font-ils ? Que préparent-ils ? Comment se déroulent leurs stages dans la police nationale ? Témoignage de quatre d’entre eux pour PPL Actus.

Les cadets de la république sont une chance d’intégrer la police nationale pour tous ceux qui ne possèdent peu ou pas de diplômes, c’est un contrat de deux fois trois ans : une année de cadets et cinq années d’ADS : adjoint de sécurité. Cette formation consiste à apprendre le métier de policier mais aussi à préparer le concours interne de gardien de la paix. C’est une formation qui dure un an durant laquelle on étudie pour se donner toutes les chances de réussite pour le concours.

Formation et vie de famille pas toujours évident à concilier

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Le lycée idéal, ce serait…

Pour moi, le lycée idéal devrait être équipé de casiers. On servirait des frites et des filets o fish à la cantine. Il y aurait à la cantine des boissons comme du coca, ice tea etc… Les toilettes seraient propres. Je verrais de la climatisation dans les salles de classe. On servirait de la viande Halal à la cantine.

Anonyme – Première PAC GA

Pour ma part, le lycée idéal, c’est un lycée où il y a des bons profs, tous gentils, un lycée où il y a M. Silva, Mme Beauceron. Un lycée où l’on organise des sorties dans plusieurs pays et le lycée nous aidera financièrement pour ces sorties. Un lycée où ils organisent des fêtes, des voyages pour nous aider à réviser. Un lycée où on peut remplir nos billets d’absence ou de retard. Un lycée où il y a de la bonne bouffe à la cantine.

Un système à l’allemande

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L’alternance, c’est de l’esclavage !

J‘ai choisi l’alternance car je trouvais cela bien de gagner des sous tout en étant en cours. Je trouve que l’alternance, c’est de l’esclavage car on gagne 25 à 50% du Smic. Déjà, ce n’est pas grand-chose, mais, en plus, on fait exactement la même chose que les salariés mais sans être trop considéré comme des salariés. Ainsi, lorsqu’on est absent en cours, l’entreprise nous retire une journée de salaire par jour d’absence au lycée, sachant qu’on ne gagne pas grand-chose.

Obligé de travailler pendant les vacances scolaires

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Toi, l’élève invisible, infréquentable, exclu, je t’aime !

T’es-tu déjà posé la question si cet élève qui est toujours à part va bien et la raison pour laquelle il n’ose pas se mélanger avec les autres ? Peut-être que ce n’est pas seulement lui le problème, mais tout simplement les normes sociales qui indiquent que les gens doivent se mélanger et fréquenter seulement leurs semblables socialement et financièrement proches. Tout ceci est aberrant mais malheureusement c’est une triste vérité qui est loin d’être finie et qui persiste toujours. Dans notre société, nous avons peur de la différence car nous avons peur du nouveau et de sortir de notre nid de confort.

Personne ne veut l’approcher par peur de se faire rejeter à son tour

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Jeunes filles, ne vous emballez pas avec le premier garçon venu !

Je vois mes amies dire qu’elles sont en couple et que ce garçon sera leur mari. Mais combien de personnes se marient avec leur amoureux du collège ou du lycée ? Être en couple à cet âge (entre 13 et 18 ans), c’est dangereux je trouve car nous sommes encore perdues. On ne sait pas ce qu’on veut faire. Nous n’avons pas de grandes responsabilités et un garçon, c’est très malin.

Scotchée à son téléphone en cours avec son amoureux

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Lycéennes, mineures et prostituées

Aujourd’hui, nous vivons dans une société où certaines filles de mon âge veulent mener une vie au-dessus de leurs moyens. Souvent influencées par une autre personne ou tout simplement de leur plein gré, voulant gagner beaucoup d’argent rapidement, elles tombent dans le cercle vicieux de la prostitution. On en parle peu, mais énormément de filles mineures se prostituent sans que, parfois, quiconque ne soit au courant. En effet, selon une étude publiée l’année dernière, entre 6000 et 10000 mineurs se prostitueraient en France. Deux de mes amies vivent ou ont vécu cette situation et l’une d’entre elle a souhaité témoigner anonymement sur ce qu’elle a vécu. Un témoignage recueilli par Nafi.

Après une longue discussion avec Cécilia, voici les grandes lignes de son histoire.

Cécilia a une histoire de vie complexe. Abandonnée par son père dès son plus jeune âge, elle a grandi avec sa mère qui n’a pas toujours été présente pour elle. Ainsi, Cécilia a très souvent été livrée à elle-même. Elle a d’ailleurs été placée plusieurs années dans un foyer. Cécilia a aujourd’hui 17 ans. Elle ne va plus à l’école depuis un an et passe ses journées à son domicile ou dehors avec ses amis.

Dans les minutes qui ont suivi la création de son compte sur un site, Cécilia* a été contactée par des nombreux hommes.

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Sur les rails de la réussite : du bac ARCU à la SNCF, c’est possible !

Que faire après le bac pro ? Fac, BTS en lycée ou alternance ? Poursuivre ses études sans APB (devenu Parcoursup), est-ce possible ? Parce que, souvent, le meilleur exemple vient des pairs, Sarah, ancienne élève du LP Paul Painlevé de Courbevoie, est intervenue le 14 mars 2017 devant les élèves de Terminales gestion administration afin de leur parler d’orientation. Elle nous retrace, pour PPL Actus, son cheminement dans les méandres des filières post-bac.

Bonjour, je suis Sarah ancienne élève du lycée Paul Painlevé.

J’ai suivi pendant trois ans un bac professionnel ARCU (Accueil Relations Clients et Usagers) dans le même lycée. Ce fut une très belle expérience, mais surtout grâce aux stages que j’ai pu faire (Commerce, Auto-école…). Cela m’a permis d’avoir un très bon relationnel avec les clients, mais aussi d’avoir plus d’autonomie. En général, on prend de la maturité et de l’expérience durant les stages. D’où le côté filière professionnelle qui est intéressant.

En terminale, j’étais aussi un peu perdue car je ne savais pas vraiment quel cursus suivre

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Des stages épanouissants

Huit semaines de stage en milieu professionnel, c’est parfois très long et pénible. Cela peut être aussi source satisfaction. Retour d’expérience positif pour deux élèves de terminale Gestion administration.

Je me sens encore plus mature

Ce qui m’a le plus plu dans mon stage c’est l’ambiance qui était assez détendue mais à la fois sérieuse. Le contact avec les élèves de l’auto-école m’a beaucoup plu, je me suis rendue compte que dans une auto-école il n’y a pas que de l’administratif mais il y a aussi du social et de l’entraide. J’ai fait énormément de belles rencontres : autant avec des personnes de mon âge qu’avec des personnes plus âgées. Je me suis très bien entendue avec tout le monde et j’ai beaucoup apprécié la confiance qu’avait mon tuteur pour moi. Je me suis beaucoup épanouie et j’ai pris confiance en moi et je me sens encore plus mature. Il n’y a pas eu de côté négatif, sauf les élèves qui pouvaient être désagréables quand par exemple une heure de conduite était annulée. Ce fut une très belle expérience.

Anissa – Terminale Gestion administration

Une perspective de travail en vue

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Notre société idéale, ce serait…

Dans quel monde souhaiteraient vivre nos élèves ? La question paraît presque saugrenue depuis le TINA (« There is no alternative »). Ce slogan politique de l’ancienne Premier ministre, Margareth Thatcher, signifie que le capitalisme et la mondialisation sont indépassables et bénéfiques. Pourtant, dans ce monde profondément inégalitaire, une exigence revient, celle de l’égalité chez nos élèves de terminales Gestion administration.

Un monde égalitaire et sans argent

Ma vision d’une société idéale est que la paix règne dans le monde et que personne ne manque de rien, que tout le monde soit à égalité. Que les êtres humains traitent correctement les animaux et qu’ils soient tous libres. Qu’il n’y ait ni riche ni pauvre, que l’argent n’existe pas et que tout le commerce fonctionne sans salaire et que les gens soient totalement d’accord pour être bénévoles dans la société. Que le fait de tuer ne soit pas sanctionné car les gens vivraient dans une société où tout le monde se comporterait correctement avec tout le monde, donc il n’y aurait pas besoin de tuer. Que chacun exerce sa religion librement sans être jugé et que les gens n’oublient pas les vraies valeurs de la vie.

Anissa

L’homme serait respecté pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a

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Anciens élèves du LP Paul Painlevé, que sont-ils devenus ?

PPL Actus est allé à la rencontre de Deniz, élève en seconde bac pro service accueil de la clientèle à Paul Painlevé en 2009-2010. Après un parcours scolaire chaotique, cet élève absentéiste travaille actuellement dans un kebab, celui de son père, rue de Clignancourt à Paris, dans le 18ème, près de Château rouge. Interview.

PPL Actus : C’était un choix de venir à Paul Painlevé ?
Non, plus une obligation car j’avais des vœux à faire. J’ai été absentéiste entre la 4ème et 3ème. Et en 3ème, je foutais la merde, j’ai été viré de mon collège, et ils m’ont mis dans un centre de réinsertion à Colombes. On était 5/6 par classe.

« A partir du moment, où on m’a dit que je pouvais arrêter l’école à 16 ans, j’ai arrêté. »

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Pourquoi tant d’embrouilles entre nous au lycée ?

Cela fait maintenant trois longues années que je suis au lycée, à peu près chaque fois dans l’année, plusieurs disputes éclatent. Entre filles ou entre garçons. On retrouve souvent les mêmes sujets d’embrouilles. Pour les filles, cela provient soit d’un garçon, soit d’un mauvais regard, et pour les gars, d’un mauvais regard ou des embrouilles entre bandes rivales (lorsqu’ils ne proviennent pas de la même ville). Il m’est arrivé un jour de vouloir séparer une histoire entre des garçons. Cette histoire se passait pas loin du lycée, et comme vous le savez un homme énervé ne sait plus ce qu’il fait. Alors, il m’a mis un coup à l’œil.

Un coup de couteau peut provoquer de grands dégâts

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paroles d’absentéiste : « Je préfère m’investir dans ce qu’il me plaît »

L’an passé, j’étais déjà un peu absentéiste. Quand on vient en cours, on se demande souvent pourquoi on est là, pourquoi on n’aurait pas le choix ? Personnellement je trouve ça lassant et répétitif. Au début on se dit, voilà, deux ou trois heures d’absence par semaine, ce n’est pas grand chose. Puis, on finit par se décourager et venir de moins en moins. Tout ce que je veux moi, c’est vivre le moment présent sans me soucier du reste.

Rien de mieux qu’une après-midi, par exemple, avec quelques potes, partir fumer, ou peu importe. Hormis quelques grasses matinées, je ne sèche jamais seul. Je préfère m’investir complètement dans ce qu’il me plaît car je trouve que la vie nous impose trop de compromis. Moi, je fais au feeling. Je suis confiant, je connais mes capacités. J’ai juste une vision des choses différentes de celle des autres.

Pablo Escobar

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : Pixabay – TheMetalMann.

Rien que le sexe, la drogue et la mode pour la jeunesse de lycée pro ?

En 2016, la jeunesse, c’est les soirées, la drogue, le sexe, la mode. Les jeunes ne veulent plus penser à leur avenir, ni aux études. Après le bac pro, go en entreprise ! Ils ne veulent pas gagner grand chose. Quand, plus ou moins, ils gagnent 1600 euros, pour eux, c’est le top. A ce rythme, dans dix ans, il n’y aura plus de docteurs ou d’ingénieurs. Il y aura des femmes de ménage, des électriciens, des mécaniciens. Certains vont en pro pour finir le plus vite possible l’école.

Penser à un futur, c’est mieux !

Mais, d’autres, j’en fais partie, on est là parce qu’on a choisi un métier qu’on aime. Vouloir rester jeune, c’est bien, mais on n’y reste pas longtemps, jeune. Alors, quand votre corps grandit, mais pas votre cerveau, c’est seulement grandir en restant bébé. Le sexe, la drogue, la mode, certes ! Mais, il faudrait penser à sortir de la jeunesse. Penser à un futur, c’est mieux !

Ordavia, Seconde accueil

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : PxHere – Ricardo Medeiros

Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

Début avril 2016, à l’occasion de la loi travail, des élèves du lycée professionnel Paul Painlevé à Courbevoie (92) ont organisé un blocus devant l’établissement. Retour sur cette journée mouvementée qui a dégénéré en feux de poubelles et jets de projectiles contre les vitres du lycée à travers une série d’articles des élèves.

Oui au blocus, non aux jets de pierres et aux feux de poubelles !

C’était un jeudi, ce jour-là je commençais à 9h. J’étais dans le bus, il était 8h30, j’ai reçu un message d’une copine en disant qu’il y avait le feu au lycée. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Puis, je suis arrivée devant le lycée et j’ai vu plusieurs policiers autour du lycée. Ils étaient en train de bloquer le passage. Une dame m’a demandé si j’étais une élève du lycée, je lui ai répondu que oui.

Puis, elle m’a dit que je n’avais pas cours. Je suis restée devant le lycée pour voir ce qu’il se passait. Les élèves ont fait ça à cause de la nouvelle Loi du travail. Plusieurs minutes après, je suis rentrée chez moi. Le vendredi je n’ai pas eu cours non plus.

Le lundi, on nous a expliqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs vitres ont été cassées (voir l’article de France bleu ici) et plusieurs poubelles ont été brûlées. Moi, je trouve qu’il ont eu raison de faire un blocus, mais ils sont partis un peu trop loin, c’est-à-dire qu’ils étaient pas obliger de brûler des poubelles et de jeter des pierres pour casser les vitres.

Alison, Seconde accueil

Ils voulaient juste passer sur BFM

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Stage à la poste de Clichy : Les clients facteurs de stress

J’ai effectué mon stage à La Poste de Clichy. Les clients de La Poste de Clichy sont durs. Ils parlent mal et se défoulent sur les agents de La Poste car, souvent, il y a beaucoup d’attente. Ils nous disent qu’on ne sert à rien. Ils ne nous respectent pas. Ils nous insultent comme si on les connaissait, comme si on était leurs amis.

Une fois, un matin, un monsieur énervé m’a tiré les cheveux en me criant dessus. J’ai eu peur.

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Mon lycée, un lieu de rêve au milieu d’une meute de chiens indressables

Entre constat navrant et espoir, Mister K, élève de terminale, dresse un portrait sans concession du lycée professionnel Paul Painlevé de Courbvoie (92).

Le lycée est cet endroit où des gens se réunissent pour apprendre en vue d’obtenir un diplôme pour leur avenir. Cette définition ne s’applique pas à tous les gens du lycée plus précisément.

Trop de gens immatures

Nous avons réuni une meute de chiens indressables qui n’en font qu’à leur tête, qui ne sont là que pour s’amuser, voir leurs amis et emmerder les gens. Beaucoup de gens immatures sont dans mon lycée. Ils mettent la vie des enseignants et des élèves en danger pour satisfaire leurs petits besoins personnels ou amuser les moutons qui suivent leurs conneries.

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Lettre ouverte aux élèves qui foutent la m… en cours

Tous les jours, vous venez en cours juste pour perturber et empêcher les autres de travailler. Il y a ceux qui ont des objectifs et ceux qui ne savent pas vraiment ce qu’ils viennent foutre en cours. Rien en tête, ils ne pensent qu’à faire chier les profs et les autres élèves qui veulent travailler. Franchement, je vous assure, c’est trop triste de vous imaginer que, tous les jours, vous levez, vous vous préparez , vous prenez votre bus et une fois arrivée, vous ne faites rien au lycée. Vous venez juste pour perdre votre temps.!! Des bavardages qui ne cessent jamais.

Pensez à vos parents qui veulent votre réussite

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Je voyais les profs de lycée plus sexy !

Se lever tous les matins à 8h du mat, prendre le bus, quel flemme ! Pour vous dire j’imaginais pas le lycée comme ça. Les profs archi relou puis d’autres qu’on aime bien. Les copines, les copains, les connaissances, les nouveaux, les mecs beaux, les mecs moches. Bref certaines personnes moins bien que les autres.. Je voyais plus le lycée avec des profs sexy, attirants qui nous donneraient peut être envie d’ouvrir un peu nos livres à la place de rester scotcher sur nos Iphones. Ce que j’ai appris le plus au lycée, c’est faire mes devoirs pendant un cours pour le prochain !!! Je peux vous dire c’est une MISSION DE OUF entre ne pas se faire cramer par les profs, écrire vite et surtout suivre le cour en même temps.

PRV (Première)

Article paru dans PPL Actus numéro 1, mars/avril 2016.

Photo : Pixabay

Itinéraire d’une élève décrocheuse : la galère !

Je suis une élève de seconde commerce. J’ai fait deux années de lycée au Parc Saint Jean. En 2012-2013, j’étais en 3eme DP6 (Découverte Professionnelle 6h). J’ai fait mon 1er et 2ème trimestre, mais pas mon année en entier car j’ai signé un contrat d’apprentissage dans le secteur de la vente. Le contrat a été de deux ans avec deux mois d’essai. J’ai commencé dès le 1er juillet. Mais, ça ne me convenait pas car mon contrat de deux ans ne comportait pas de vacances la première année. J’ai démissionné.

« En vente, ma patronne me faisait découvrir le monde du ménage ! »

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Notre école idéale

Pour nous, l’école idéale, ce serait de commencer les cours à partir de 10h et de les finir à 12h. L’après midi, on commencerait à 14h pour faire des activités sportives jusqu’à 16h. On aimerait que le lycée n’ait pas de grillage et de portail pour ne pas se sentir emprisonnés. On voudrait aussi qu’il existe un Mac Do dans le lycée pour pouvoir se restaurer car la cantine laisse à désirer !!!

« Il faudrait un bal de fin d’année au lycée »

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Les stages, c’est énervant, vive le lycée !

On a passé trois semaines de stage au mois de novembre, trois semaines de galère parce que c’est trop long ! On ne se retrouve pas avec la même génération. Nous, on est là avec nos 15 ans et on travaille avec des personnes de 40 ans et plus ! Certes, on n’apprend des trucs et tout, mais pas besoin de trois semaines ! Déjà, moi, au bout de la première semaine, j’en avais marre. En effet, pendant trois semaines, on fait toujours les mêmes choses. On reste sept heures à s’ennuyer alors que, des fois, au lycée on finit plus tôt.

Toutefois, ces semaines là, ça pouvait passer parce que c’était en plein hiver. Il faisait froid et on n’avait pas besoin de sortir. Mais, quatre semaines au mois de juin, le mois où il fait beau et où on a juste envie de sortir, c’est trop ! Finalement, il n’y a pas mieux que le lycée, parce que, sans lui, on s’ennuierait, C’est une façon de se retrouver avec nos potes.

I & M (Seconde)

Article paru dans Bal’actu numéro 8, mars/avril 2013.

Photo : Wikimedia Commons.

Au Japon, chaque cours commence par le salut au professeur

Le système scolaire japonais commence au primaire (Shôgakko) puis se poursuit au collège (Chugakko). Pour que l’élève puisse passer en secondaire, c’est-à-dire au lycée (Koko), il doit passer un examen d’entrée. Cet examen permet à l’élève d’avoir un droit d’entrée dans le lycée. Si l’élève le rate, il devra chercher un autre lycée et devra encore passer un examen.

Prolifération des juku, les cours du soir

Le système japonais est plutôt élitiste. Il faut toujours tenter d’aller dans la meilleure école pour avoir le maximum de chances d’entrer dans le meilleur collège, le meilleur lycée, la meilleure université et enfin dans la meilleure société. Cela a pour conséquence la prolifération des juku, les cours du soir, qui ont la double fonction de tenter d’augmenter le niveau scolaire et de rassurer les parents sur le fait qu’ils font ce qu’il faut pour leurs enfants. Ces cours se déroulent, soit dans leur lycée, soit dans des cours du soir spécialisés qui sont nombreux dans les villes.

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La tenue pro le mercredi, c’est relou !

Le port de la tenue professionnelle au lycée professionnel Daniel Balavoine (Hauts-de-Seine), chaque mercredi, est de plus en plus exigé. Mais tous les élèves ne respectent pas cette obligation. Et cela produit des engueulades entre surveillants et élèves.

Certains affirment qu’ils n’ont pas le temps de rentrer chez eux pour se changer, d’autres disent que leur tenue est bien une tenue pro. Il suffit qu’on habite un peu loin du lycée et ça devient toute suite un calvaire. Certains prennent plus de temps à rentrer chez eux que de venir au lycée !!! Pour d’autres, ils pourraient rentrer se changer, mais préfèrent jouer avec les nerfs des surveillants en cherchant à les pousser à bout.

Est-ce que certains profs sont en tenue pro, eux ?

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Mon tuteur de stage était un trans

Kenza, le tuteur de mon stage de 3ème, était un trans. Grâce à la chirurgie esthétique, celui-ci a transformé son corps qu’il avait 10 ans avant. Actuellement, il porte le corps et le nom d’une femme et se comporte comme telle. Impossible de découvrir la vérité par un simple regard. J’ai découvert son secret grâce à ma mère et ses sœurs qui étaient dans le même établissement scolaire quand il était encore un petit garçon innocent. D’après elles, celui-ci, à cet âge, était déjà efféminé.

Impressionnée par la force de la chirurgie

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Au CDI : Les juifs de France dans la Shoah

Durant quinze jours, les élèves du lycée Balavoine ont pu visiter une exposition accueillie dans le CDI de l’établissement. Celle-ci, prêtée par le Mémorial de la Shoah qui se trouve à Paris, avait pour sujet Les juifs de France dans la Shoah. Différentes classes sont venues avec leur professeur travailler sur les thèmes abordés comme la naissance de l’antisémitisme, la vie des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ou la résistance.

Ces visites ont permis de mettre en place des débats et de montrer l’importance de garder en mémoire les événements afin d’éviter de les reproduire.

Mme Friquet (documentaliste)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Mme Friquet.

La recherche de stage ou la découverte du merveilleux monde de l’entreprise

Trouver un stage dans le commerce, c’est la galère. J’ai démarché environ 30 entreprises à Bois-Colombes, à Gennevilliers et à Cergy Pontoise. Je suis parti voir dans des magasins comme La Halle aux vêtements, La Halle aux chaussures, Picwic, etc. … Mais, je n’ai rien trouvé. J’ai aussi envoyé des CV et des lettres de motivation. Aucune réponse. A chaque fois que je passais dans un magasin, c’était toujours les mêmes réponses : nous ne prenons pas de stagiaires, nous avons déjà des stagiaires ou alors il me disait de repasser. Mais on ne me donnait jamais de réponse. Dès fois, il y avait des vendeurs qui mentaient. Ils m’affirmaient qu’ils ne prenaient pas de stagiaires alors que je savais qu’ils en avaient déjà pris. J’ai alors compris que pour trouver un stage le piston servait beaucoup.

Wallid (2COM)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Pixabay

Accepté dans un seul lycée… à deux heures de chez moi !

A la fin de ma 3ème, j’ai dû choisir quatre vœux pour aller dans un lycée pro. Dans mes quatre vœux, je n’avais mis que des bacs pro gestion administration parce que j’en ai besoin pour faire le métier que je veux faire plus tard. Pendant plusieurs semaines, je n’avais aucune réponse des lycées que j’avais choisis.

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La galère des affectations

En fin de troisième, ayant fait des vœux en voie professionnelle, je n’ai pas été affectée dans les lycées que j’avais demandés en fin d’année. J’ai dû attendre le troisième tour d’Affelnet (logiciel d’affectation des élèves), soit le 12 septembre 2012, car je n’étais pas prioritaire. N’ayant que 15 ans, je pouvais redoubler. Et, comme je n’avais pas le bon comportement pour intégrer lycée général, j’ai été refusée. J’avais envoyé des lettres de motivations avec mon CV. Mais, ça n’a pas fonctionné : il fallait attendre la liste des places vacantes. Le 17 septembre 2012, j’ai été alors affectée au lycée Daniel Balavoine. Et, mercredi 19 septembre 2012 fut le jour de ma rentrée.

Coumba (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : publicdomainpictures.net

Parents, laissez-nous aller en lycée pro !

La rentrée est passée ! C’est reparti pour une année scolaire enrichissante en émotions, rencontre, disputes, contrôle surprise… Tous les scolarisés de France sont rentrés et pour certains dans une nouvelle dimension. Le changement entre la primaire et le collège est une vrai joie et pour d’autres non. Les nouveaux lycéens sont entrés dans la cour des grands. Les jeunes ont le choix de suivre une seconde professionnelle ou générale et d’autres n’ont pas le choix. La plupart des lycéens n’ont pas choisi de faire une seconde professionnelle, considérés comme soit disant trop nulle pour le lycée général. En fin de seconde, certains élèves se retrouvent aussi en échec scolaire, redoublent et sont alors réorientés en pro. Certains parents sont coupables dans le choix de l’ados. Certains ados auraient aimé faire une seconde professionnelle. Mais, l’enseignement professionnel est trop mal vu de quelques parents. Pourtant, en enseignement général, les élèves ne savent pas quoi faire à la fin de leur scolarité et d’autres ne trouvent pas de job. Les parents doivent laisser leurs “enfants” faire leur choix.

Agathe (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Lycée professionnel Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92).

Kev Adams au lycée !

Au début ce n’était qu’un événement surprise qu’on ne devait dire à personne. On avait rendez-vous ce lundi 8 octobre 2012 à 17h30 devant le lycée. Ensuite, on est allé dans le réfectoire où le chef de la chaîne W9 est venu nous accueillir. Il nous a expliqué qu’on allait regarder au réfectoire quelques épisodes de Soda et qu’ensuite Kev Adams, Slim et Ludo allaient venir pour une interview exclusive pour W9. C’est grâce à une ancienne élève du lycée, Laura, qui a gagné un jeu concours sur la série Soda que nous avons eu la chance de rencontrer Kev. La rencontre avait été organisée par Madame Bourdier, la proviseure. Kev nous a signé des autographes et a fait des photos avec nous. Il est resté une heure et demie et il a sympathisé avec la gagnante du concours.

Agathe DUBOIS (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Kev Adams au lycée professionel Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92) le 8 octobre 2012.

Mobilisation des élèves de la seconde GA1 pour la lutte contre les leucodystrophies

Elèves au Lycée Daniel Balavoine de Bois Colombes,, en classe de seconde professionnelle Gestion-administration, nous participons cette année au projet de l’association ELA (Association européenne contre les leucodystrophies). Pour les aider, nous comptons organiser beaucoup d’activités tout au long de l’année afin de récolter de l’argent et d’en faire don à l’association ELA. La maladie cause des handicaps qui paralysent partiellement ou totalement le corps du porteur de la maladie. Le but d’ELA est de soutenir les enfants handicapés ainsi que leur famille et de financier les recherches afin de trouver un remède pour ces maladies dites orphelines.

Plein de projets pour aider l’association ELA

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Eloge de la sieste au lycée : « J’ai dormi toute l’année, j’ai pris un abonnement ! »

Dormir en cours me permet de me concentrer davantage, de faire passer la fatigue et la faim, de me plonger dans mes soucis, de récupérer facilement et de me décrotter le nez. J’aime effectuer les contrôles parce que cela me permet de dormir plus ou moins longtemps selon la difficulté du travail. Quand ce n’est pas difficile, je me permets de dormir pendant au moins trente minutes.

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Itinéraire d’un coming out en lycée pro

Au mois de février, lors retour de stage, deux élèves du lycée, Assma* et Inès, m’avait demandé si j’étais homosexuel. Jusqu’alors, je n’arrivais pas à en parler. Pour moi, vu que ce n’était pas normal d’être homosexuel, c’était logique de ne pas en parler. Pour moi, dans la logique des choses, un homme était fait pour aller avec une femme. Je me disais aussi que si les autres le savaient, ça allait tout changer. En fait, ils s’en doutaient déjà.

Je n’arrivais pas à me concentrer à l’école

Quand j’allais à l’école, c’était comme si je n’y étais pas. Je n’arrivais pas à me concentrer tellement ça me prenait la tête. Et je ne pouvais pas dire pourquoi je n’arrivais pas à me concentrer à l’école. Je savais que c’était ça mais je n’arrivais pas à le dire. Je me rendais pourtant compte qu’il fallait que j’en parle parce que je sentais que je ne pouvais pas faire autrement si je voulais me sentir mieux.

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Mon stage au bureau du séjour des étrangers à la préf’ des Hauts-de-Seine

Cette année, j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage de 8 semaines à la Préfecture des Hauts-de-Seine dans le service “bureau du séjour des étrangers” à Nanterre. J’avais candidaté pour ce poste car je voulais un stage qui donne une grande place à la communication orale et à l’accueil. Au cours de mon stage, on m’a demandé d’évaluer l’accueil des usagers et de proposer des améliorations. Vous pourrez juger par vous-même en lisant la suite !

Le rôle du bureau du séjour des étrangers de Nanterre

On y délivre les autorisations de séjour des étrangers souhaitant s’établir en France. La section accueil, dont j’ai fait partie, compte 20 agents. Elle renseigne les usagers, enregistre et contrôle les demandes de titre, remets les titres ou rédige les refus de séjour.

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Je suis allé en stage en Porche Cayenne !

Mercredi 18 janvier 2012, centre commercial Quai des Marques à l’Île-Saint-Denis. Pour ne pas arriver en retard, j’ai dû garer ma Porche Cayenne sur une place handicapée du parking du centre commercial, toutes les autres places étaient prises. A 10 heures, le haut-parleur du centre s’est mis à crier « Le monsieur de la Porche immatriculé XXX est prié de déplacer son véhicule garé sur une place réservée aux handicapés ». J’ai alors demandé au responsable de la boutique où je faisais mon stage si je pouvais déplacer ma voiture. Mon responsable resta stupéfait. En sortant du magasin, tous les clients et les vendeurs me regardaient. Quand j’ai sorti la clé de la voiture, mon responsable avait les yeux ahuris et tous étaient bluffés.

Pour nous, jeunes, c’est mal vu des flics d’être au volant d’une Ferrari

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Lycéen et barman chez Angelina : la fatigue, ce n’est pas ma tasse de thé !

Depuis la fin de l’année 2011, pour me faire de l’argent de poche, je me suis engagé à travailler tous les week-ends et lors des vacances scolaires en tant que barman chez Angelina, une enseigne réputée située au cœur du jardin d’acclimatation.

Des illustres clients : Proust, Coco Chanel et aujourd’hui Arthur, l’animateur de TF1

C’est en 1903 que le confiseur autrichien Antoine Rumpelmayer fonde Angelina, baptisé ainsi en l’honneur de sa belle-fille. Depuis plus d’un siècle, le salon de thé s’est imposé comme un haut lieu des plaisirs gourmands parisiens. Dès son ouverture, Angelina devient l’incontournable rendez-vous de l’aristocratie parisienne. Dans ses salons se sont croisés Proust, Coco Chanel et les plus grands couturiers français.

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Horoscope 2012 : méfie-toi des gazelles !

Amour, Argent et Chance. Dounia, Garfiield et Isleyme disent ton avenir.

TAUREAU :
Argent : On est dans une société où Sarko dépasse les bornes, l’avenir est à lui, donc range tes cornes.
Amour : Non, toi n’y pense pas. C’est tout !
Chance : Fais attention ! On sait toi et moi que ta écrasé pas mal de merde.

SAGITAIRE :
Argent : C’est la merde, ta beau travailler, tu gagnes jamais assez d’argent pour te payer un loyer.
Amour : ça vient et ça part, mais au final sa te mène nulle part.
Chance : Oublie, les seuls chanceux sont les Stars, comme t’en seras jamais une … Garde le moral !

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« Ne jamais arrêtez l’école sans avoir de bagage ! »

Hocine a interviewé Yanis, ex-gros absentéiste de la filière vente. Aujourd’hui en apprentissage comme plombier/chauffagiste, il avait démissionné du lycée pro Daniel Balavoine (92) l’an passé après avoir écrit dans Bal’actu numéro 1, un article prémonitoire Maman, j’ai raté l’école !

Bal’actu : Pourquoi es-tu parti de la première vente ?
Yanis
: je suis entré dans la vente involontairement ne sachant que faire de mes études.

Que fais-tu actuellement ?
Je suis actuellement en apprentissage plomberie chauffagiste.

Quel message aimerais-tu passer aux élevez de terminale vente et du lycée en général ?
Être dans les études qu’on aime et qui nous plaisent et ne jamais arrêter l’école sans avoir un bagage derrière.

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Je veux entrer dans la police

Depuis plus de deux ans je suis intéressé par les métiers de la police. Ce kiff a commencé en regardant les reportages Enquête d’action sur W9. Ce qui me plait ? Toutes leurs actions sur le terrain, les perquisitions ou les recherches d’indices sur les traces des crimes commis par différents individus.

Faire en sorte que chacun respecte la loi

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Mon combat pour une élève sans papiers

Élève sans papiers au lycée professionnel Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92), Dalila – c’est un pseudo – se bat pour rester en France. Accompagnée dans ses démarches par sa prof’ principale, celle-ci nous raconte la violence ordinaire que déploie l’Administration pour empêcher de régulariser cette élève. Témoignage.

Il est 13h30. Je me gare dans le parking du centre commercial d’Argenteuil. J’ai rendez-vous avec Dalila devant la sous-préfecture et nous allons déposer ensemble sa demande de régularisation. Dalila est élève chez nous depuis 2 ans, je suis son professeur principal, et bien sûr Dalila n’est pas son vrai prénom. J’ai choisi de l’appeler Dalila car j’ai toujours trouvé que c’était un beau prénom, comme un joli nom de fleur.

En France depuis plus 3 ans sans titre de séjour

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Le lycée professionnel Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92) s’organise pour défendre ses élèves étrangers. Témoignage.

Je suis arrivé en France en 1996, j’avais 6 ans. A partir de mes dix-huit ans, j’ai dû aller à la préfecture (file d’attente à partir de 6 heures jusqu’à 17h, fonctionnaires irrespectueux…) tous les trois mois pour renouveler mon titre de séjour. Puis j’ai eu un entretien à l’OFPRA. Et six mois plus tard j’ai reçu un courrier me signifiant que ma demande était rejetée. Je me suis donc retrouvé sans-papiers.

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Le voile et l’école française : une question d’adaptation

Rhadia a décidé récemment de mettre le voile. Elle nous raconte les conséquences de cette décision dans sa vie : famille, amis, entourage, lycée, etc. Être voilée en France n’est pas tous les jours facile nous dit Rhadia. Elle garde néanmoins le sourire et « s’adapte ».

Bal’actu : Peux-tu nous expliquer comment ça s’est passé ce passage au voile ?

Ce n’est pas arrivé par hasard. C’était pendant les vacances d’avril. J’ai une amie, une Française, qui devait se convertir. On a passé une semaine entière à parler religion, à lire le Coran…

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Réponse aux garçons

Les garçons disent plein de choses sur le dos des filles (voir l’article Meufs et mecs ) : que nous nous plaignons tout le temps, que nous ne sommes jamais contentes, que nous ne nous habillons pas correctement… même que nous sommes chiantes ! Bref, rien n’est assez bien pour vous, les garçons ! Si on vous écoutait, il faudrait virer la moitié des filles du lycée ! Vous rêvez de la fille parfaite -chose impensable-, mais vous, êtes-vous parfaits ? J’en doute fort…

Kelly

Article paru dans Bal’actu numéro 3, mai 2011.

Ma première journée de stage : fatigante… comme certains clients !

L’école est finie. C’est les vacances … enfin presque, le premier jour de stage, c’est pour très bientôt et pas de tout repos.

10 janvier. Première journée de stage et premier contact avec l’entreprise et les salariés. Plusieurs tâches nous sont confiées. La plus évidente est l’entretien intérieure du magasin. S’ajoute à cela, la réception des cartons livrés la mise en rayon des produits. Une fois entretenu, le magasin s’apprête à accueillir les clients. L’accueille se compose de 8 étapes qui sont les suivantes : l’accueil du client, la recherche des besoins, la réponse aux objections, la présentation du produit et du prix, la vente additionnelle ou complémentaire et enfin la prise de congé. Tout ceci pour vendre des produits à des prix parfois dérisoire ! La première journée fut difficile, car je n’étais pas habituée au monde du travail mais aussi parce qu’à long terme rester debout est désagréable et fatigant. Fatigant comme certains clients !

Sarah

Article paru dans Bal’actu numéro 3, mai 2011.

Photo : Flickr

Blocus de Balavoine, c’était chaud !

La semaine précédant les congés de la Toussaint a été plutôt agitée. Blocage du lycée par certains de nos camarades pendant plusieurs jours, un prof’ blessé par un jet de pierre, des actes de vandalisme sur des véhicules du voisinages… C’était chaud. Tout cela pourquoi ? Pour protester contre la réforme des retraites ? Ou seulement pour sécher les cours ? Les réponses divergent (voir ici et ici.

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Une réforme des retraites injustes

Certaines gens disent que les jeunes ont fait blocus (bloquer leur lycée) juste pour ne pas aller en cours. Que les jeunes se fichaient complètement de la réforme qui ne les regardaient pas (voir l’article « Une jeunesse apolitique« ).
Moi, j ai envie de leur dire que cette reforme nous considère tout autant et plus particulièrement nous, les jeunes, car ce sont nous les futurs travailleurs de demain. C’est vrai que certain ont essayé de détourner le mouvement en faits divers. Les médias ont préféré montrer les photos et les vidéos des casseurs au lieu des vrais manifestants qui se battaient contre une reforme injuste qui veut nous faire travailler jusqu’à a 62 ans … pour les plus chanceux. En effet, pour la plupart, le départ à la retraite sera vers les 65 ans ou 67 ans, voire 70 ans.

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Une jeunesse apolitique ?

Réforme des retraites : dans les lycées, la majorité des élèves bloquait seulement pour s’amuser

Suite à la réforme des retraites, les syndicats ont invité la jeunesse française à se mobiliser pour cette réforme et exprimer leur mécontentement. Mais l’appel à la mobilisation de la jeunesse française est souvent mal compris par ces jeunes lycéens et étudiants. Dans la très grande majorité des cas, ils ne savent pas pourquoi ils se mobilisent, ni pourquoi cette réforme les concernent. Mais ils se mobilisent pour ne pas aller en cours et avoir leurs vacances plus tôt que prévu. Ainsi dans mon lycée Daniel Balavoine, la majorité des élèves n’a pas pris conscience des réformes et bloquait le lycée pour s’amuser (pour un avis divergent, voir ici).

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Maman, j’ai raté l’école !

L’absentéisme est un réel problème en lycée professionnel. Un élève se confie.

Le lycée Daniel Balavoine est touché par l’absentéisme, ceci est devenu un réel problème, ce qui perturbe le programme scolaire des élèves !!! Certes, les problèmes d’absentéisme touchent de nombreux lycées de France, en particulier les lycées professionnels.
Quelles sont les raisons de cet absentéisme ? Pour certains, cela est un manque réel de motivation. Pour d’autres, cela vient de causes médicales mais ceci n’explique pas tout. Un élève est venu se confier et nous a expliqué ce qu’il a vécu. Il a été exclu de son établissement pour cause d’absentéisme.

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Interdit à Balavoine, permis ailleurs

Port du jogging, entrée avec le carnet, autorisation de sortie : Pourquoi notre lycée est différent des autres ? Enquête.

A Daniel Balavoine, les obligations et les interdits sont bien différents des autres lycée d’Île de France. Impossible de rentrer dans le lycée sans son carnet. Pourtant dans les autres lycées, les élèves rentrent comme ils veulent. Pour en savoir plus sur toutes ces différences, nous nous sommes rendus dans le bureau de notre proviseure, madame Bourdier. Voici pour le journal ses réponses.
Sur l’entrée avec le carnet, elle nous à répondu que c’est pour éviter les intrusions de personnes extérieures au lycée et pour que les élèves aient une identité.
De même rentrer en tenues de sport reste impossible à Balavoine. Mais sachez que ce sont les profs de sport qui ont pris cette décision. Et comme nous sommes dans un lycée professionnel, le jogging est une tenue appropriée pour le week-end.

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La casquette, c’est notre identité

Dans la plupart des lycées, la casquette est interdite. Je ne suis pas d’accord avec ça parce que pour moi, son port ne devrait être interdit qu’en classe et autorisé dans le reste du lycée. La casquette représente un symbole dans notre vie. Nous la portons au quotidien. C’est un style de vie. Nous en avons besoin presque tous les jours. Nous voulons simplement exprimer notre style au lycée. C’est pour cela que je ne comprends pas pourquoi elle est interdite à l’intérieur de tout l’établissement.

La confisquer, c’est nous offenser

Je la porte parce que c’est un signe d’appartenance à un groupe des jeunes. Tous les jeunes en portent. Personnellement je n’ai jamais vu un endroit où les jeunes ne portent pas de casquette. Elle est présente partout, donc je voudrais que les proviseurs des lycées se rendent compte combien elle est importantes pour nous. Le fait qu’on nous la confisque nous révolte, nous procure des sensations de haine. Nous nous sentons en quelque sorte offensés.


Mais respect des professeurs en cours


Du point de vue des adultes, je peux comprendre que par respect des professeurs on l’enlève en cours. Parce qu’ils ont besoin aussi de voir nos visages à l’extérieur de la salle de classe ? Je ne vois pas pourquoi cela dérange les adultes. Je comprends que cela les dérange, car nous n’agressons personne. Dans tous les cas, nous l’enlèverons par nous même. Donc autant nous laisser tranquille avec !
Pour finir, mon souhait serait d’autoriser la casquette au lycée sauf dans les salles de classe.

Casquette man

Article paru dans Bal’actu numéro 1, décembre 2010.

Photo Olivier Menouna : trois élèves du LP Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92).