Qu’est-ce que ça vous apporte d’avoir des chaussures à 500 euros ?

Depuis toujours, la plupart des personnes se suivent vestimentairement et, dès fois, mentalement. Ce n’est parce qu’une personne achète une veste à 300 euros qu’il faut faire la même chose car, au final, ce sont les parents qui travaillent pour payer les affaires à leurs enfants. Mais, au fond de vous, qu’est-ce que ça vous apporte d’avoir une paire de chaussures Balenciaga à 500 euros ? Ça vous rend heureux ? Intelligent ? Meilleur ? Non, ça ne change rien à votre vie à part être comme tous les autres qui suivent la société.

Et, toi, tu préfères suivre les autres ou être toi-même ?

Continuer la lecture de Qu’est-ce que ça vous apporte d’avoir des chaussures à 500 euros ?

Toi, l’élève invisible, infréquentable, exclu, je t’aime !

T’es-tu déjà posé la question si cet élève qui est toujours à part va bien et la raison pour laquelle il n’ose pas se mélanger avec les autres ? Peut-être que ce n’est pas seulement lui le problème, mais tout simplement les normes sociales qui indiquent que les gens doivent se mélanger et fréquenter seulement leurs semblables socialement et financièrement proches. Tout ceci est aberrant mais malheureusement c’est une triste vérité qui est loin d’être finie et qui persiste toujours. Dans notre société, nous avons peur de la différence car nous avons peur du nouveau et de sortir de notre nid de confort.

Personne ne veut l’approcher par peur de se faire rejeter à son tour

Continuer la lecture de Toi, l’élève invisible, infréquentable, exclu, je t’aime !

Jeunes filles, ne vous emballez pas avec le premier garçon venu !

Je vois mes amies dire qu’elles sont en couple et que ce garçon sera leur mari. Mais combien de personnes se marient avec leur amoureux du collège ou du lycée ? Être en couple à cet âge (entre 13 et 18 ans), c’est dangereux je trouve car nous sommes encore perdues. On ne sait pas ce qu’on veut faire. Nous n’avons pas de grandes responsabilités et un garçon, c’est très malin.

Scotchée à son téléphone en cours avec son amoureux

Continuer la lecture de Jeunes filles, ne vous emballez pas avec le premier garçon venu !

Les femmes ne sont pas respectées : nous voulons l’égalité !

Nous pensons que les femmes sont égales aux hommes car tout le monde a les mêmes droits. Nous sommes tous sur le même piédestal. Nous pensons que les femmes doivent gagner le même salaire que les hommes car ce n’est pas normal qu’au 21ème siècle, nous gagnons toujours moins.

De plus, les femmes ne sont pas prises au sérieux concernant les plaintes pour harcèlement sexuel, la maltraitance… Les femmes ne sont pas respectées et sont victimes des hommes. Nous devons agir auprès du gouvernement pour mettre en œuvre une loi pour les femmes (droit, salaires, harcèlement…). Ce sujet doit être pris au sérieux car beaucoup de femmes sont touchées par ce sujet. Nous devons informer le gouvernement pour en finir avec ce système et avoir la paix dans le monde en tant que femmes.

Amandine, Ishia, Bachar, Rosana – 2POP2 (Seconde Professionnelle à Orientation progressive)

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Visuel : Pixabay

Mettre une jupe ne veut pas dire être une salope !

Chaque fille a son style vestimentaire. Il y en a qui aiment mettre des pantalons, des survets’ et d’autres qui aiment porter des robes, des jupes longues ou courtes, selon les goûts de chacune.

Les garçons ont tendance à penser que les filles qui portent des mini jupes sont des grosses putes. En effet, si elles sont dans la vulgarité, elles seront jugées comme des prostituées ou même des escortes. Mais toutes les filles ne sont pas dans ce but-là ! Elles mettent des jupes parce qu’elles aiment tout simplement en porter. Donc non les filles qui portent des jupes ne sont pas des timps !

Ano – Terminale Accueil

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo : torange_biz

Le viol, sujet toujours tabou. Témoignage

Sur plus de 198 000 femmes victimes de tentatives de viol chaque année en France, on estime à 75 000 le nombre de viols réels. Saviez-vous que dans 80% des cas, l’agresseur est proche de la victime ? Ami, copain, membre de la famille ou encore voisin… Autant de bourreaux qu’il est souvent difficile de dénoncer à cause de leur proximité. Seulement 13% des femmes violées osent porter plainte, par peur des représailles.

Pour moi, vivre l’acte est un premier viol, subir les examens médicaux en est un deuxième et devoir raconter son histoire, un troisième. Nous passons par des sentiments contradictoires tel que : la culpabilité, la honte, le mépris de sa propre personne pour enfin en arriver au désespoir et à la haine. J’exige qu’on soit reconnues comme victimes ! Certaines personnes se donnent les moyens pour justifier le viol.

Nos viols nous ont détruites sur tous les plans

Continuer la lecture de Le viol, sujet toujours tabou. Témoignage

Lycéennes, mineures et prostituées

Aujourd’hui, nous vivons dans une société où certaines filles de mon âge veulent mener une vie au-dessus de leurs moyens. Souvent influencées par une autre personne ou tout simplement de leur plein gré, voulant gagner beaucoup d’argent rapidement, elles tombent dans le cercle vicieux de la prostitution. On en parle peu, mais énormément de filles mineures se prostituent sans que, parfois, quiconque ne soit au courant. En effet, selon une étude publiée l’année dernière, entre 6000 et 10000 mineurs se prostitueraient en France. Deux de mes amies vivent ou ont vécu cette situation et l’une d’entre elle a souhaité témoigner anonymement sur ce qu’elle a vécu. Un témoignage recueilli par Nafi.

Après une longue discussion avec Cécilia, voici les grandes lignes de son histoire.

Cécilia a une histoire de vie complexe. Abandonnée par son père dès son plus jeune âge, elle a grandi avec sa mère qui n’a pas toujours été présente pour elle. Ainsi, Cécilia a très souvent été livrée à elle-même. Elle a d’ailleurs été placée plusieurs années dans un foyer. Cécilia a aujourd’hui 17 ans. Elle ne va plus à l’école depuis un an et passe ses journées à son domicile ou dehors avec ses amis.

Dans les minutes qui ont suivi la création de son compte sur un site, Cécilia* a été contactée par des nombreux hommes.

Continuer la lecture de Lycéennes, mineures et prostituées

Cher Nicolas de Staël,

Je t’écris même si tu n’es plus là, je t’admire sans que tu le saches. Tes tableaux m’ont tellement fasciné que j’ai voulu me faire ma propre idée du mien par rapport aux tiens.

Il y avait un de tes tableaux juste à côté de ta tombe. En le regardant, je rêvais à ce ciel qui me fait penser à une étendue de milliers de kilomètres de vides, mais c’était tellement beau. Cela me faisait penser à un dégradé, un camaïeu de couleurs magnifiques qui m’a transporté dans ce tableau.

Tu avais un talent hors du commun. Ta peinture reste gravée dans mon cœur.

Nada. N et Sarah. R – Troisième préprofessionnelle

Visuel : tableau de Kyllian – Troisième préprofessionnelle

Article et peinture parus dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Reconstruire une société plus juste et libre

Détruire la terre Mère Nature, qui fond en
larme , les Hommes qui font des lois.
Frapper le sol qui s’ouvre sous le poids de nos
bêtises.
Saigner des yeux lorsque tu regardes l’humain
vaniteux et lâche
Casser des temples pour l’honneur d’un pays
appauvri par la guerre et le manque de
denrées.
Tuer pour survivre
Piller pour appauvrir
Violer pour les détruire
La vraie souffrance se trouve chez ces
personnes, acteurs d’actes odieux et
immoraux.
Reconstruire une société plus juste et libre
Rêve inatteignable
Veilleurs des nuits

T. – Terminale Gestion administration européenne

Article paru dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Photo des sculptures : PwHere

Sur les rails de la réussite : du bac ARCU à la SNCF, c’est possible !

Que faire après le bac pro ? Fac, BTS en lycée ou alternance ? Poursuivre ses études sans APB (devenu Parcoursup), est-ce possible ? Parce que, souvent, le meilleur exemple vient des pairs, Sarah, ancienne élève du LP Paul Painlevé de Courbevoie, est intervenue le 14 mars 2017 devant les élèves de Terminales gestion administration afin de leur parler d’orientation. Elle nous retrace, pour PPL Actus, son cheminement dans les méandres des filières post-bac.

Bonjour, je suis Sarah ancienne élève du lycée Paul Painlevé.

J’ai suivi pendant trois ans un bac professionnel ARCU (Accueil Relations Clients et Usagers) dans le même lycée. Ce fut une très belle expérience, mais surtout grâce aux stages que j’ai pu faire (Commerce, Auto-école…). Cela m’a permis d’avoir un très bon relationnel avec les clients, mais aussi d’avoir plus d’autonomie. En général, on prend de la maturité et de l’expérience durant les stages. D’où le côté filière professionnelle qui est intéressant.

En terminale, j’étais aussi un peu perdue car je ne savais pas vraiment quel cursus suivre

Continuer la lecture de Sur les rails de la réussite : du bac ARCU à la SNCF, c’est possible !

Des stages épanouissants

Huit semaines de stage en milieu professionnel, c’est parfois très long et pénible. Cela peut être aussi source satisfaction. Retour d’expérience positif pour deux élèves de terminale Gestion administration.

Je me sens encore plus mature

Ce qui m’a le plus plu dans mon stage c’est l’ambiance qui était assez détendue mais à la fois sérieuse. Le contact avec les élèves de l’auto-école m’a beaucoup plu, je me suis rendue compte que dans une auto-école il n’y a pas que de l’administratif mais il y a aussi du social et de l’entraide. J’ai fait énormément de belles rencontres : autant avec des personnes de mon âge qu’avec des personnes plus âgées. Je me suis très bien entendue avec tout le monde et j’ai beaucoup apprécié la confiance qu’avait mon tuteur pour moi. Je me suis beaucoup épanouie et j’ai pris confiance en moi et je me sens encore plus mature. Il n’y a pas eu de côté négatif, sauf les élèves qui pouvaient être désagréables quand par exemple une heure de conduite était annulée. Ce fut une très belle expérience.

Anissa – Terminale Gestion administration

Une perspective de travail en vue

Continuer la lecture de Des stages épanouissants

L’Idiot de Fiodor Dostoïevski, un récit magnifique et touchant

La littérature russe est très connue dans les pays étrangers. Les auteurs russes ont pu comprendre la nature, les sentiments, l’âme d’un être humain et nous transmettre ces connaissances à travers leurs livres. L’un des livres que j’ai beaucoup aimé at qui m’a marqué est l’Idiot de Fiodor Dostoievski écrit en 1868.

Le héros principal de cette histoire est le Prince Myshkin qui déménage à Saint-Pétersbourg, une ville en Russie, et qui est considéré comme un idiot à cause de sa naïveté, de sa générosité, de ses bonnes actions et du regard qu’il porte sur le monde. Ce récit est magnifique et extrêmement touchant car le personnage du livre qui est bon est harcelé par le mal. On peut dire que c’est l’agneau entouré des loups.

Le livre nous fait bien découvrir la Russie du XIXe siècle. On a la chance de vite pénétrer dans l’histoire, se sentir dans la peau des personnages. Et l’intrigue est captivante.

Kristina – Terminale Gestion administration européenne

Article paru dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Visuel : peinture de Gustave Courbet, Le Désespéré. Wikipedia.

La religion, la pire des inventions des humains ?

On va commencer par dire ce qu’est une religion. Une religion est un ensemble de croyances, de pratiques et de rites communs à un grand nombre d’êtres humains, qui définissent le rapport de l’homme avec le sacré et une part de sa compréhension du monde. Il a existé de très nombreuses religions et mythologies sur la Terre, avec chacune ses caractéristiques particulières.

Le judaïsme, le christianisme, l’islam, le bahaïsme et encore pleins d’autres religions peu connues, par exemple le yezidisme ! Toutes ces religions sont les raisons de la guerre de l’humanité ! Alors imaginez-vous s’il n’y avait pas de religions, la vie sur le monde serait plus simple ? (Vous ne l’avez jamais imaginé ? Moi si !)

Croyez-vous vraiment que dieu a inventé toutes ces religions pour créer la guerre entre nous tous ?

Continuer la lecture de La religion, la pire des inventions des humains ?

Notre société idéale, ce serait…

Dans quel monde souhaiteraient vivre nos élèves ? La question paraît presque saugrenue depuis le TINA (« There is no alternative »). Ce slogan politique de l’ancienne Premier ministre, Margareth Thatcher, signifie que le capitalisme et la mondialisation sont indépassables et bénéfiques. Pourtant, dans ce monde profondément inégalitaire, une exigence revient, celle de l’égalité chez nos élèves de terminales Gestion administration.

Un monde égalitaire et sans argent

Ma vision d’une société idéale est que la paix règne dans le monde et que personne ne manque de rien, que tout le monde soit à égalité. Que les êtres humains traitent correctement les animaux et qu’ils soient tous libres. Qu’il n’y ait ni riche ni pauvre, que l’argent n’existe pas et que tout le commerce fonctionne sans salaire et que les gens soient totalement d’accord pour être bénévoles dans la société. Que le fait de tuer ne soit pas sanctionné car les gens vivraient dans une société où tout le monde se comporterait correctement avec tout le monde, donc il n’y aurait pas besoin de tuer. Que chacun exerce sa religion librement sans être jugé et que les gens n’oublient pas les vraies valeurs de la vie.

Anissa

L’homme serait respecté pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a

Continuer la lecture de Notre société idéale, ce serait…

Fière d’être gitane, je ne comprends pas pourquoi on est discriminés

En 2013, alors ancien premier ministre Emmanuel Valls stigmatisait les Roms, les jugeant incapables de s’intégrer. Une élève gitane en 1ère bac pro, arrivée en 2011, nous décrit son parcours d’intégration. Un chemin rebelle, pas toujours facile, entre hostilité de la société française et de certains responsables politiques, et contraintes familiales strictes qui pèsent sur les filles gitanes.

Bonjour, il y a six ans que je suis venue en France. Au tout début, je ne parlais pas du tout français, les seuls mots que je connaissais étaient « bonjour, merci, au revoir, maman et papa ». Je suis venue ici pour des raisons personnelles parce que ma grand-mère est morte et il y n’avait plus personne pour me garder, moi et mon frère. Mes parents étaient déjà ici, en France.

J’ai appris la langue et en 3ème j’avais des moyennes plus élevées que les élèves Français

Continuer la lecture de Fière d’être gitane, je ne comprends pas pourquoi on est discriminés

Nous n’avons pas choisi d’être Noires mais nous avons cette chance !

Il y a plusieurs années, on dénigrait le physique de la femme noire. Si nos lèvres n’étaient pas trop pulpeuses, c’était des fesses trop bombées, la peau noire ou encore nos cheveux. Ces personnes avaient toujours quelque chose de péjoratif à dire à propos des femmes noires.

Maintenant, les jeunes filles « caucasiennes » font tout pour nous ressembler. Pour cela, elle passe soit par la chirurgie, soit par le sport. Les jeunes filles aux cheveux raides veulent avoir des curly (voirci-dessous). Le comble, c’est qu’elles nous volent nos hommes ! Le plus dur dans tout ça, ce sont les hommes noirs qui parfois nous dénigrent ou qui nous laissent pour une blanche neige parce que soi-disant, ils ont besoins de douceur et que la femme noire serait sauvage…

Nous sommes fières de nos origines, nous sommes fières d’être Noires, nous sommes fières de nos cheveux crépus,

Continuer la lecture de Nous n’avons pas choisi d’être Noires mais nous avons cette chance !

Affaire Théo : la sidération

L’affaire Theo, on entend parler que de ça dans les journaux, les gros titres et toute cette médiatisation mais comment peut-on réellement traduire cet acte barbare ? Je pense, qu’aujourd’hui, en France beaucoup de violences et autres actes criminels sont parfois banalisés, « par notre beau pays qu’est la FRANCE ». Et cela pour cause du statut de la personne qui a commis l’acte ou sur la personne sur qui l’acte a été commis.

C’est aujourd’hui une réalité mais aussi une fatalité que le viol du jeune Theo soit si peu pris en compte par la justice. Le policier en question n’a pas subi une lourde peine comme il devrait le mériter. Comment dans un pays comme la France, c’est-à-dire développé économiquement et socialement, pouvons-nous commencer à douter de notre sécurité et voir apparaitre en chacun de nous un sentiment d’incertitude ?

Anissa – Terminale Gestion administration

Article paru dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Visuel : capture écran de la vidéo du Parisien.

Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

À l’époque de la traite négrière, les femmes noires étaient soumises à leurs maîtres comme les hommes. Cependant, leur rôle de servitude était différent. Elles faisaient les tâches ménagères, la lessive, l’amidonnage et le fonctionnement des foyers. Bien sûr, certaines d’entre elles ont été affectées au même titre que les hommes aux travaux de plantations, elles assuraient également la survie de familles blanches. Un autre rôle peu connu était d’être auprès de la famille esclave. Elles s’occupaient des enfants, s’occupaient du repas, de ménage malgré leurs journées passées aux champs ou au travail, puis dans la maison du maître et enfin dans le foyer. Une triple journée de travail en somme.

La pratique cruelle de la condition du ventre

Continuer la lecture de Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

La royauté et l’esclavage

La traite négrière est légalisée par le roi de France Louis XIII. Il fait preuve d’hostilité au départ mais il se laisse convaincre par le fait que la traite négrière lui est présentée comme le meilleur moyen de christianiser les Africains. Son successeur, Louis XIV qui promulgue le « Code noir » en 1685 encourage la traite négrière en donnant une subvention pour chaque esclave introduit dans les colonies.

L’esclavage organisé et codifié pour le profit

Continuer la lecture de La royauté et l’esclavage

PPL Actus, un blog au cœur des Paroles Populaires Lycéennes

Pourquoi ce blog ? Pourquoi mettre en ligne une sélection imposante d’articles parus dans trois journaux lycéens depuis le premier numéro de Bal’actu en 2010 ? Pourquoi réaliser des journaux lycéens en lycée professionnel ?

Visibiliser des points de vue et des paroles d’élèves de lycée professionnel

Souvent fâchés tant avec l’écrit qu’avec l’institution scolaire, nos élèves de lycée professionnel généralement confrontés à d’importantes difficultés ont cependant et évidemment des choses à dire, à partager pour qui veut bien les entendre. Il nous apparaissait alors incongru que la parole et les points de vue de nos élèves trop souvent invisibilisés et peu audibles ne puissent pas s’exprimer librement dans un cadre moins normatif que l’écrit scolaire attendu traditionnellement dans les salles de cours à travers les programmes.

L’implication de nos élèves de LP dans les journaux lycéens

Au total, ce sont 17 numéros denses qui ont été publiés entre 2010 et 2020 grâce à l’implication des élèves de trois lycées professionnels : 8 numéros de Bal’actu entre 2010 à 2013 au LP Daniel Balavoine de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), un unique numéro en 2014 de PSJournal au lycée polyvalent du Parc Saint-Jean à Toulon (Var) et 8 numéros de PPL Actus depuis 2015 au LP Painlevé de Courbevoie (Hauts-de-Seine), troisième journal lycéen créé à la suite d’une idée de la professeur documentaliste Laura Friquet. Le nom du blog reprend donc les trois lettres du mathématicien et homme politique Paul Painlevé, mais avec une autre signification cette fois, PPL comme Paroles Populaires lycéennes afin d’englober les trois journaux lycéens de LP ainsi réalisés.

« PPL Actus, un support qui offre une rare liberté d’expression » (La Croix)

Continuer la lecture de PPL Actus, un blog au cœur des Paroles Populaires Lycéennes

Les esclavagistes ont des visages

L’esclavage, à travers la traite négrière est un sujet qui nous concerne tous et qui sucite des débats dans nos classes mais aussi dans l’ensemble de la société. Ouvrons le dossier et discutons-en…

Souvent on dit rapidement que les esclavagistes de la traite négrière sont les « Blancs », nous allons voir que c’est plus compliqué. Le commerce triangulaire se fait entre trois continents qui sont l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. L’Europe était la pièce maîtresse avec l’Afrique du commerce triangulaire.

Les personnes qui dirigent l’esclavage sont le roi, les nobles et la bourgeoisie naissante.

Continuer la lecture de Les esclavagistes ont des visages

Anciens élèves du LP Paul Painlevé, que sont-ils devenus ?

PPL Actus est allé à la rencontre de Deniz, élève en seconde bac pro service accueil de la clientèle à Paul Painlevé en 2009-2010. Après un parcours scolaire chaotique, cet élève absentéiste travaille actuellement dans un kebab, celui de son père, rue de Clignancourt à Paris, dans le 18ème, près de Château rouge. Interview.

PPL Actus : C’était un choix de venir à Paul Painlevé ?
Non, plus une obligation car j’avais des vœux à faire. J’ai été absentéiste entre la 4ème et 3ème. Et en 3ème, je foutais la merde, j’ai été viré de mon collège, et ils m’ont mis dans un centre de réinsertion à Colombes. On était 5/6 par classe.

« A partir du moment, où on m’a dit que je pouvais arrêter l’école à 16 ans, j’ai arrêté. »

Continuer la lecture de Anciens élèves du LP Paul Painlevé, que sont-ils devenus ?

Comment se prendre un rateau en 10 leçon !

1. Sentir mauvais et surtout, puer de la gueule. Prends un dentifrice !

2. Parler trop. Et quand tu parles, ça soule frère !

3. Etre sensible. Ne pas perdre ses couilles devant la femme.

4. Ne pas avoir un petit sexe. Minimum 20 cm !

5. Ne pas être bête, ni inculte !

6. Ne pas être un canard. Ne pas être friendzone (c’est quand la fille nous dit : il faut qu’on reste ami).

7. Bref, ne pas faire comme Bryan (émission de canard qui passait sur TJ)

8. Ne pas donner d’argent à la femme car elle prend alors trop la confiance.

9. Ne pas faire l’enfant. Etre immature.

10. Pour les Noirs, mettre de la crème (pour les jambes) car tu es tout blanc comme Bryan !

Risley

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Photo : Pixabay

L’homosexualité, une acceptation difficile

L’homosexualité ? Un sujet tabou, qui a beaucoup fait parler ces derniers temps surtout depuis que le mariage pour tous a été voté et accepté. L’homosexualité est très souvent rejetée parmi les jeunes entre eux. Souvent des insultes fusent entre « hétéro » et « homo/lesbiennes ». Souvent, les homosexuels sont mal dans leur peau, se sentent mal perçus par les autres qui n’arrivent pas à concevoir que deux personnes de même sexe puissent être proches intimement.

Personnellement, je ne suis pas homophobe, mais je n’adhère pas forcément à ce choix de vie. Mais, je le respecte totalement. Avec mes amis, nous avons déjà pu discuter de ce sujet. Nos avis à chacun ne sont pas forcément mitigés, c’est-à-dire que nous pensons à peu près tous la même chose :  si dieu a créé l’homme et la femme, c’est pour pouvoir créer une descendance. Et deux personnes de même sexe, que ce soient les hommes ou les femmes, ne peuvent pas ensemble avoir une descendance.

Certaines personnes homophobes n’arrivent même pas à regarder des homos

Continuer la lecture de L’homosexualité, une acceptation difficile

Les femmes, une source de problèmes ?

Les femmes sont une source de problèmes. Sans elles, bien des hommes réussiraient dans la vie. Nous les HOMMES, nous aimons les femmes. Plus nous en avons, plus nous sommes bien dans notre tête. Donc, il nous en faut plusieurs et c’est là que la polygamie entre en jeu.

Certains Hommes n’ont pas besoin d’être polygame, car leur femme change tellement d’humeur par jour qu’ils ont l’impression d’en avoir quatre. Mais, pour ne pas avoir de problèmes avec sa femme, il vaut mieux en avoir qu’une seule et être très gentil avec. Comme ça on est sûr qu’elle n’aille pas voir ailleurs. Parce que si on en a plusieurs, on risque de se retrouver seul. Car si elles le savent, il risque d’y avoir un guet-apens. Alors que si on reste qu’avec une seule et que nous ne faisons pas trop de conneries, on peut peut-être la garder et être tranquille avec. La morale dans l’histoire ? C’est qu’en voulant plusieurs femmes, nous nous retrouvons très vite seul !

L’faucheur

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Visuel : Piqsels.com

La loi de la drogue : de la french connection aux caïds des cités

Depuis que la drogue est arrivée en France, elle a repoussé l’autorité de l’Etat et son économie a redessiné le paysage du grand banditisme français en favorisant la vente de la drogue, nettement plus rentable que les braquages. Résumé du troisième volet du documentaire Les gangsters et la République intitulé La loi de la drogue et diffusée sur France 5 en octobre 2016.

La drogue (cocaïne, héroïne, cannabis) s’est clairement imposée sur le marché français, dictant sa loi et ses règles. Cela fait quarante ans que la drogue a pénétré en masse le territoire français, quarante ans que sa puissance économique défie la République jusque dans ses banlieues. Le 26 février 1971, la France déclare officiellement la guerre à la drogue. La République française s’engage dans un long et dur acharnement pour lutter contre cette délinquance. Dans le troisième volet de ce documentaire Les gangsters et la République, diffusé en octobre sur France 5, plusieurs acteurs de ce trafic témoignent, expliquent l’invention de tout ce réseau où désormais les caïds des quartiers échangent la paix sociale contre la mainmise sur leurs territoires.

La french connection ou les débuts du trafic de drogue

Continuer la lecture de La loi de la drogue : de la french connection aux caïds des cités

Gaston DeFferre, le maire de Marseille qui côtoyait les gros poissons

Télévision. Officiellement, la République traque les voyous. Mais l’épisode 2 Petits arrangements entre amis de la série documentaire Les gangsters et la République diffusée sur France 5 en 2016 montre une réalité toute autre. Exemple avec Gaston Deferre.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), il y avait beaucoup de communistes à Marseille. Le but du jeune Gaston Deferre, homme politique socialiste, était de diminuer l’emprise des communistes sur Marseille, en particulier sur le port autonome, contrôlé par le puissant syndicat des dockers, la CGT (Confédération Générale du Travail).

Pendant les années Defferre, la police et la justice ne peuvent rien contre le clan Guerini

Continuer la lecture de Gaston DeFferre, le maire de Marseille qui côtoyait les gros poissons

Pourquoi tant d’embrouilles entre nous au lycée ?

Cela fait maintenant trois longues années que je suis au lycée, à peu près chaque fois dans l’année, plusieurs disputes éclatent. Entre filles ou entre garçons. On retrouve souvent les mêmes sujets d’embrouilles. Pour les filles, cela provient soit d’un garçon, soit d’un mauvais regard, et pour les gars, d’un mauvais regard ou des embrouilles entre bandes rivales (lorsqu’ils ne proviennent pas de la même ville). Il m’est arrivé un jour de vouloir séparer une histoire entre des garçons. Cette histoire se passait pas loin du lycée, et comme vous le savez un homme énervé ne sait plus ce qu’il fait. Alors, il m’a mis un coup à l’œil.

Un coup de couteau peut provoquer de grands dégâts

Continuer la lecture de Pourquoi tant d’embrouilles entre nous au lycée ?

Tous égaux aux Etats-Unis ?

Les Noirs Américains ont toujours lutté pour l’égalité, mais n’y sont toujours pas parvenus, comme nous pouvons le constater au mois de septembre 2016.

Tout commença par l’esclavage : plusieurs millions de noirs africains sont amenés par force aux USA en 1619. Ils ont dû lutter pour se libérer de l’esclavage. La lutte ne s’est pas arrêtée là. En 1955, une femme noire, Rosa Parks, se rebelle et refuse de céder sa place dans le bus à un blanc. Un pasteur devenu célèbre, Martin Luther King, lutte contre la ségrégation raciale. Puis, Barack Obama devient président de la république aux Etats-Unis. Les Noirs Américains ont l’espoir qu’il va changer les choses. Mais, en fait, non, ça s’est aggravé avec les bavures policières (comme l’affaire Adama Traoré âgé de 24 ans, qui s’est fait tuer le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan en France).

Toutes les stars noires américaines luttent contre la ségrégation raciale, comme Denzel Washington, Will Smith, Beyoncé, Lebron James ou Alicia Keys. La question est : est-ce que l’égalité existe vraiment aux USA ?

Un élève

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Photo d’lllustration : publicdomainpictures.net

Terrorisme : un lien avec l’islam ?

Les gens ont toujours tendance à confondre arabes et musulmans. Ce n’est pas parce que nous sommes Marocains, Algériens… qu’on est musulmans, non ! On peut être chrétien comme juif. Et ce n’est pas en disant un mot du Saint Coran et en tuant des gens qu’on est musulman. Ces terroristes cherchent une excuse pour tuer les gens ! Le terrorisme existe certes chez les musulmans, mais il existe aussi chez les chrétiens et les juifs.

Rim – Terminale Accueil

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Visuel d’illustration : Pixabay.

Des jeunes Français partent pour le djihad en Syrie

Ils sont partis combattre en Syrie, séduits par Daesh, ils se disent aujourd’hui repentis. Ce procès de djihadistes du Val-de-Marne se tenait au printemps dernier.

Chaque jour, des jeunes français (hommes, femmes, adolescents) quittent la France pour aller mener la guerre sainte en Syrie. Ils sont recrutés via les réseaux sociaux : Facebook, Skype. Ils s’encouragent mutuellement à partir en Syrie.

Dès leur arrivée, ils suivent un entraînement de 3 semaines pour apprendre à manier les armes (Kalachnikov, fusil, pistolet, etc.). Les femmes aussi suivent l’entrainement, mais elles ne le font pas pour aller en guerre, mais pour savoir se défendre en cas d’extrême urgence.

Soyons prudents et gardons un esprit critique pour ne pas être, demain, victimes de ces barbares.

Continuer la lecture de Des jeunes Français partent pour le djihad en Syrie

Exil d’Haïti : J’ai l’impression d’avoir ici une nouvelle vie

On entend beaucoup parler d’émigration, d’exil, dans les médias, mais savons-nous vraiment pourquoi il y a autant de vagues d’émigration, savons-nous ce que ces personnes ressentent ? Partir, s’exiler, émigrer est-il toujours le commencement d’une nouvelle histoire individuelle ?

Pour moi, partir, s’exiler, émigrer c’est commencer une nouvelle histoire que ce soit individuellement ou en groupe. Par exemple, moi, j’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie. Il y a six ans, je vivais en Haïti avec ma mère, ma grand-mère, mes tantes et mes cousines. Je ne voyais pas souvent mon père et connaissais à peine sa famille. J’étais heureuse, même si la vie n’était pas facile. Ma mère faisait tout son possible pour me nourrir, acheter mes fournitures, payer l’école, l’uniforme, sans oublier que je suis souvent malade. A Haïti, l’assurance maladie n’existe pas. En juin 2010, quelques mois après le tremblement de terre, ma vie a changé.

J’ai laissé toute ma famille à Haïti pensant partir en vacances

Continuer la lecture de Exil d’Haïti : J’ai l’impression d’avoir ici une nouvelle vie

S’exiler ou rester ?

Telle est la question que se posent de nombreux immigrés : trouvera-t-on un monde meilleur ailleurs ? Un parcours entre petites joies et grands sacrifices…

L’immigration des personnes étrangères qui quittent leur territoire de naissance pour un endroit inconnu est le sujet de tous les temps. Partir, exiler, quitter les gens que l’on aime… Pourquoi ? L’argent ? La gloire ? Ou tout simplement juste envie de changer d’air ?

Quand une personne quitte son lieu de naissance, son repère, ses habitudes et surtout sa famille et ses amis, ce n’est pas par plaisir pour la plupart des gens, mais c’est pour sortir de la misère dans laquelle ils sont ou pour améliorer leur mode de vie.

Les immigrants s’exilent par nécessité. Ils le font avec le cœur lourd, car ils laissent derrière eux toute leur vie d’avant (chose qui n’est pas du tout facile). 

J’ai laissé derrière moi la personne la plus chère que j’avais…

Continuer la lecture de S’exiler ou rester ?

paroles d’absentéiste : « Je préfère m’investir dans ce qu’il me plaît »

L’an passé, j’étais déjà un peu absentéiste. Quand on vient en cours, on se demande souvent pourquoi on est là, pourquoi on n’aurait pas le choix ? Personnellement je trouve ça lassant et répétitif. Au début on se dit, voilà, deux ou trois heures d’absence par semaine, ce n’est pas grand chose. Puis, on finit par se décourager et venir de moins en moins. Tout ce que je veux moi, c’est vivre le moment présent sans me soucier du reste.

Rien de mieux qu’une après-midi, par exemple, avec quelques potes, partir fumer, ou peu importe. Hormis quelques grasses matinées, je ne sèche jamais seul. Je préfère m’investir complètement dans ce qu’il me plaît car je trouve que la vie nous impose trop de compromis. Moi, je fais au feeling. Je suis confiant, je connais mes capacités. J’ai juste une vision des choses différentes de celle des autres.

Pablo Escobar

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : Pixabay – TheMetalMann.

« Bonjour, contrôle de police »

Je me suis fait contrôler deux fois dans ma vie, en tout cas pour l’instant. Je me rappelle de mon premier contrôle, je devais avoir 14 ans. Le second s’est produit récemment. Un jour banal.

J’étais avec ma mère et mon frère, on sortait du tram et j’avais pris un peu d’avance sur eux. Je me rappelle que ce jour-là, j’étais habillé d’une manière assez mec de cités : jogging, basket, veste plus casquette et capuche de manière à ce qu’on ne voit limite pas mon visage. Alors, j’arrive vers les portiques et j’aperçois, je crois, les CRS. Je remarque que quelques gars de leur équipe me fixent tout en avançant vers moi.

Je savais que j’allais être contrôlé à ce moment. Je passe les portiques et deux d’entre eux me bloquent le passage avec la phrase : ‘’Bonjour, contrôle de police, veuillez-vous mettre sur le côté s’il vous plaît’’. On m’a demandé si j’avais mes papiers et des substances illicites sur moi. Comme si j’allais dire oui si j’en avais et leur montrer… J’avais l’impression qu’ils utilisaient un vocabulaire codé auquel je ne comprenais qu’un mot sur dix. Puis, ils ont vu que j’étais en règle et m’ont laissé repartir.

Mister K.

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : Wikimedia Commons – Nicolas Bouillon.

Notre folle sortie à l’expo Frontières au musée de l’histoire de l’Immigration

Une sortie scolaire avec nos élèves de lycée pro, ce sont souvent des moments inoubliables et… parfois en dehors des codes de la culture commune pour certains, surtout quand il s’agit de la pratique muséale… Retour sur cette sortie qui a ravi nos élèves.

Ah, c’est vrai, quand on parle de musée, c’est tout de suite ennuyant et sérieux et vous avez raison ! Mais, croyez-moi, une sortie avec ma classe, les 1GA, n’est jamais ennuyante du tout. On trouve toujours le moyen de
rendre les choses plus amusantes et moins sérieuses. Notre sortie du 15 avril 2016 avec nos professeurs (M.  Bordet, M.Azouaou et M. Tchakam) a été mouvementée pour eux et drôle pour nous… En effet, vu que c’était notre première sortie en deux ans, nous étions en quelque sorte super excités et hyper contents d’y aller.

Continuer la lecture de Notre folle sortie à l’expo Frontières au musée de l’histoire de l’Immigration

Le rap entre passions et désillusions

La musique a beaucoup évolué au fil des années et des décennies, il y a un grand fossé entre la musique d’hier et d’aujourd’hui. Je trouve qu’avant les artistes créaient par pure passion, pour une cause, ou parce qu’ils avaient une vie difficile, et pas seulement pour faire de l’argent. Aujourd’hui la musique est devenue un vrai business où le commercial gagne. La musique est faite pour toucher le plus de monde possible, quitte à défigurer carrément par exemple l’image d’un rappeur et donc faire plus d’argent.

Clip Strict minimum 1 de Take a mic

Certains rappeurs sont malheureusement tombés dans le business

Continuer la lecture de Le rap entre passions et désillusions

Immigration : les souffrances et la dignité de ma mère, partie d’Oujda pour Paris

Lorsque l’on est au bled et qu’on quitte notre pays natal pour travailler ou autre, il faut savoir que la vie n’est plus la même. La nourriture, les habitants, les tenues vestimentaires, la mentalité, la façon de vivre, les rues, les maisons, les immeubles, les commerces et les prix changent. C’est une nouvelle vie qui commence. Soit tu réussis, soit tu tombes. Le changement n’est facile pour personne.
Ma mère s’est mariée à 18 ans à Oujda, au Maroc, et est venue en France un an après. Elle est venue rejoindre mon père à Paris. Elle était si impatiente d’arriver en France. Elle ne savait ni lire, ni parler et écrire français. Elle ne connaissait pas la France et n’avait pas de travail jusqu’au jour où elle trouva du travail comme nourrice et technicienne de surface. À l’époque, on n’avait pas besoin de diplôme pour ces métiers-là. Elle rentra donc dans la vie active.

De retour au bled, ma mère ne racontait que du bien de la France mais elle avait les larmes aux yeux.

Continuer la lecture de Immigration : les souffrances et la dignité de ma mère, partie d’Oujda pour Paris

Mes amis, nous pouvons abattre la misère !

Mes amis, le temps est arrivé de commencer à parler de la misère en France. Qu’est-ce vraiment la misère ? Est-ce que nous lui donnons assez d’importance ? Nous la voyons tous les jours la misère : en allant au travail, à l’école, ou tout simplement en allant se promener. La misère est partout. Elle est dans les yeux des gens que nous voyons assis par terre avec une couverture et quelques centimes. Ils sont tristes, ils ont faim et ils ont perdu l’espoir. Ils n’ont plus l’espoir qu’un jour tout ira mieux pour eux. Ils n’ont plus l’espoir de pouvoir avoir une maison, un travail ou une voiture. Mais, surtout, ils n’ont plus l’espoir d’être heureux !

Comment veut-on guérir le mal si nous n’en parlons pas ?

Continuer la lecture de Mes amis, nous pouvons abattre la misère !

Rien que le sexe, la drogue et la mode pour la jeunesse de lycée pro ?

En 2016, la jeunesse, c’est les soirées, la drogue, le sexe, la mode. Les jeunes ne veulent plus penser à leur avenir, ni aux études. Après le bac pro, go en entreprise ! Ils ne veulent pas gagner grand chose. Quand, plus ou moins, ils gagnent 1600 euros, pour eux, c’est le top. A ce rythme, dans dix ans, il n’y aura plus de docteurs ou d’ingénieurs. Il y aura des femmes de ménage, des électriciens, des mécaniciens. Certains vont en pro pour finir le plus vite possible l’école.

Penser à un futur, c’est mieux !

Mais, d’autres, j’en fais partie, on est là parce qu’on a choisi un métier qu’on aime. Vouloir rester jeune, c’est bien, mais on n’y reste pas longtemps, jeune. Alors, quand votre corps grandit, mais pas votre cerveau, c’est seulement grandir en restant bébé. Le sexe, la drogue, la mode, certes ! Mais, il faudrait penser à sortir de la jeunesse. Penser à un futur, c’est mieux !

Ordavia, Seconde accueil

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : PxHere – Ricardo Medeiros

Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

Début avril 2016, à l’occasion de la loi travail, des élèves du lycée professionnel Paul Painlevé à Courbevoie (92) ont organisé un blocus devant l’établissement. Retour sur cette journée mouvementée qui a dégénéré en feux de poubelles et jets de projectiles contre les vitres du lycée à travers une série d’articles des élèves.

Oui au blocus, non aux jets de pierres et aux feux de poubelles !

C’était un jeudi, ce jour-là je commençais à 9h. J’étais dans le bus, il était 8h30, j’ai reçu un message d’une copine en disant qu’il y avait le feu au lycée. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Puis, je suis arrivée devant le lycée et j’ai vu plusieurs policiers autour du lycée. Ils étaient en train de bloquer le passage. Une dame m’a demandé si j’étais une élève du lycée, je lui ai répondu que oui.

Puis, elle m’a dit que je n’avais pas cours. Je suis restée devant le lycée pour voir ce qu’il se passait. Les élèves ont fait ça à cause de la nouvelle Loi du travail. Plusieurs minutes après, je suis rentrée chez moi. Le vendredi je n’ai pas eu cours non plus.

Le lundi, on nous a expliqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs vitres ont été cassées (voir l’article de France bleu ici) et plusieurs poubelles ont été brûlées. Moi, je trouve qu’il ont eu raison de faire un blocus, mais ils sont partis un peu trop loin, c’est-à-dire qu’ils étaient pas obliger de brûler des poubelles et de jeter des pierres pour casser les vitres.

Alison, Seconde accueil

Ils voulaient juste passer sur BFM

Continuer la lecture de Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

L’amour n’a pas d’âge et personne ne déteste le sexe

Quand le temps change, les gens changent. La loi dit qu’un ou une mineure ne peut pas sortir avec un adulte. Mais la question est : l’amour a-t-il un âge ? Moi, je dirais que l’amour n’a pas d’âge. Mais, du moment où tu décides de partager ton corps avec un corps ou une autre, il faut être sûr de ne pas regretter.

Le sexe ne doit pas durer cinq minutes, mais une nuit !

Continuer la lecture de L’amour n’a pas d’âge et personne ne déteste le sexe

Mauvaise réputation : jugée comme une beurette à khel*

Cela fait plusieurs années que je suis dans ce lycée. Je remarque que beaucoup de jugements ont été portés sur moi. Je suis jugée parce que je me suis déjà mise en couple avec une personne de couleur noire. Durant mes études, j’ai entendu tous les genres de choses comme « c’est une pute, elle sort avec un noir ». Après ça, j’ai eu une réputation de « beurette à khel », c »est à dire comme une arabe qui parle ou sort avec des noirs pour envisager quelque chose. Je trouve ça raciste et bête.

« C’est une pute, elle sort avec un Noir ». Il faut arrêter cette sale mentalité bête et raciste.

Continuer la lecture de Mauvaise réputation : jugée comme une beurette à khel*

Mariage mixte : arrêtons les préjugés !

Nous sommes originaires de Tunisie et du Maroc. Pour
mes parents, se marier avec une personne de notre
origine est très important, cela fait partie de leurs
valeurs et de leurs principes. Ma sœur, âgée aujourd’hui
de vingt-sept ans ne voulait et ne pouvait pas décevoir
ses parents.
Elle a voyagé pour ses études en Amérique où elle a
passé trois ans et où elle a rencontré son mari. Le seul
problème est qu’il était « noir ». Elle en a parlé à ma mère
car elles sont très fusionnelles. Elle lui a dit que la
décision de son père serait irrévocable, que ce n’était
même pas la peine d’essayer.
Deux ans ont passé, on a encore essayé et un jour, mon
père a accepté de le rencontrer. Ils ont été boire un café
et mon père a vu qu’il était vraiment mature et qu’il
était charmant. Voilà pourquoi, il faut se méfier des
apparences et pour une fois, arrêtons le racisme !

NSEP

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : flickr – khanelle.

Stage à la poste de Clichy : Les clients facteurs de stress

J’ai effectué mon stage à La Poste de Clichy. Les clients de La Poste de Clichy sont durs. Ils parlent mal et se défoulent sur les agents de La Poste car, souvent, il y a beaucoup d’attente. Ils nous disent qu’on ne sert à rien. Ils ne nous respectent pas. Ils nous insultent comme si on les connaissait, comme si on était leurs amis.

Une fois, un matin, un monsieur énervé m’a tiré les cheveux en me criant dessus. J’ai eu peur.

Continuer la lecture de Stage à la poste de Clichy : Les clients facteurs de stress

Mon meilleur ami était handicapé

De nos jours, les personnes handicapées ne sont pas considérées comme des personnes « normales » alors qu’ils ont aussi un nez, une bouche, des oreilles, deux jambes et deux bras. Donc je ne vois pas pourquoi les handicapés ne sont pas considérés comme des personnes « normales ». Souvent on éprouve de la pitié pour eux alors qu’ils n’apprécient pas forcément. Mon meilleur copain était handicapé et je faisais abstraction de son handicap et de son fauteuil, mais ce n’était pas le cas de tout le monde.

Continuer la lecture de Mon meilleur ami était handicapé

Facebook obsession

Facebook est devenu le réseau social network le plus aimé et le plus utilisé par les jeunes (et les « moins jeunes ! »). Facebook est même devenu est un des mots clés de notre langage. Des statuts, des selfies et des vidéos montrant notre vie sont quotidiennement partagés.

Enfin, il faut avoir de la chance si on voit des filles habillées sur FB ! MDR

Continuer la lecture de Facebook obsession

J’étais à la fashion week 2016

J’ai assisté à la fashion week 2016 lors de mon stage au musée des arts décoratifs au 107 rue de Rivoli. Au musée, la nef est louable. Donc les grandes marques de luxe comme Berluti louent l’espace, installent leur podium, les loges et font venir des mannequins du monde entier. J’ai assisté au défilé du grand créateur Alexandre Vauthier et de la marque turque Dice Kayek.

J’ai vu des vrais riches, ça change des personnes habillées en racaille

Continuer la lecture de J’étais à la fashion week 2016

« Black music », une révolution culturelle des champs de coton aux ghettos du bronx

Joan (1ère GAE) a visionné pour vous le film documentaire « Black music. Des chaînes de fer aux chaînes en or » (1). Des origines de la musique noire américaine dans le Sud esclavagiste au gangsta rap actuel, ce documentaire est plus qu’une histoire des différents genres musicaux aux états-Unis : gospel, blues, jazz, swing, hip-hop… C’est aussi toute l’histoire du long combat pour l’émancipation des Afros-Américains dont il est question.

1865, fin de l’esclavage dans le Nord des États-Unis. C’est le début de 90 ans de ségrégation. L’abolition de l’esclavage n’est en fait qu’une illusion vu que les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs : bus, écoles et lieux publics réservés aux Blancs et interdits aux Noirs.

Pendant ce temps là, ils inventèrent dans les plantations de coton du Sud le blues. Puis, le jazz apparut avec ses plus grands noms, Louis Armstrong ou Duke Ellington, l’un des premiers Noirs à se produire dans un club de Blancs, l’un des plus grands clubs à cette époque, le Cotton Club. Mais, les Noirs n’avaient pas le droit d’être dans le club en tant que spectateur. C’était l’une des faces cachées de ces années Folles.

« Stange fruit, bien plus qu’une chanson de Billie Holiday : l’une des plus plus puissantes dénonciations du lynchage »

Continuer la lecture de « Black music », une révolution culturelle des champs de coton aux ghettos du bronx

A cause de Daesh les musulmans sont pris pour des monstres

Pour Elodie et Mélissa, les attentats de Paris sont du pain béni pour les islamophobes. Témoignage édifiant d’injures reçues dans leur quotidien.

Daesh est un état islamique qui se revendique de l’Islam. Il montre une mauvaise image des musulmans alors que l’Islam ne consiste pas à tuer des innocents. Si les terroristes avaient vraiment lu le Coran, ils auraient su que tuer une personne, cela revient à tuer toute l’humanité.

On ne peut même plus pratiquer notre religion en paix sans se faire insulter

Maintenant à cause d’eux, le monde a une mauvaise image de l’Islam et des musulmans. Les musulmans sont perçus comme des monstres aux yeux du monde, à cause de leur connerie débile ! On ne peut même plus pratiquer notre religion en paix sans se faire insulter ou être mal regardé. Les gens qui ne connaissent pas l’islam nous jugent constamment  sans savoir ce que c’est le vrai Islam.

« Rentre chez toi bougnoule ! »

Continuer la lecture de A cause de Daesh les musulmans sont pris pour des monstres

Mon voile, ma fierté

Comme des milliers de femmes musulmanes en France, je porte le voile islamique. Ce bout de tissu qui est si petit mais qui cause de gros problèmes. Pour certains, une femme voilée et qui se couvre est une femme soumise ; mais ils ne savent pas de quoi ils parlent. Pour nous femmes musulmanes, il représente une énorme place dans notre vie quotidienne, c’est notre fierté, c’est ce qui nous démarque de la société. Souvent nous sommes critiquées sur nos tenues, sur notre religion, certains nous confondent avec les terroristes de DAESH ce qui conduit à des amalgames.

Les femmes ont le droit de se dénuder, alors pourquoi n’avons-nous pas le droit de nous couvrir le corps sans être mal vues ?

Continuer la lecture de Mon voile, ma fierté

Mon lycée, un lieu de rêve au milieu d’une meute de chiens indressables

Entre constat navrant et espoir, Mister K, élève de terminale, dresse un portrait sans concession du lycée professionnel Paul Painlevé de Courbvoie (92).

Le lycée est cet endroit où des gens se réunissent pour apprendre en vue d’obtenir un diplôme pour leur avenir. Cette définition ne s’applique pas à tous les gens du lycée plus précisément.

Trop de gens immatures

Nous avons réuni une meute de chiens indressables qui n’en font qu’à leur tête, qui ne sont là que pour s’amuser, voir leurs amis et emmerder les gens. Beaucoup de gens immatures sont dans mon lycée. Ils mettent la vie des enseignants et des élèves en danger pour satisfaire leurs petits besoins personnels ou amuser les moutons qui suivent leurs conneries.

Continuer la lecture de Mon lycée, un lieu de rêve au milieu d’une meute de chiens indressables

Lettre ouverte aux élèves qui foutent la m… en cours

Tous les jours, vous venez en cours juste pour perturber et empêcher les autres de travailler. Il y a ceux qui ont des objectifs et ceux qui ne savent pas vraiment ce qu’ils viennent foutre en cours. Rien en tête, ils ne pensent qu’à faire chier les profs et les autres élèves qui veulent travailler. Franchement, je vous assure, c’est trop triste de vous imaginer que, tous les jours, vous levez, vous vous préparez , vous prenez votre bus et une fois arrivée, vous ne faites rien au lycée. Vous venez juste pour perdre votre temps.!! Des bavardages qui ne cessent jamais.

Pensez à vos parents qui veulent votre réussite

Continuer la lecture de Lettre ouverte aux élèves qui foutent la m… en cours

Je voyais les profs de lycée plus sexy !

Se lever tous les matins à 8h du mat, prendre le bus, quel flemme ! Pour vous dire j’imaginais pas le lycée comme ça. Les profs archi relou puis d’autres qu’on aime bien. Les copines, les copains, les connaissances, les nouveaux, les mecs beaux, les mecs moches. Bref certaines personnes moins bien que les autres.. Je voyais plus le lycée avec des profs sexy, attirants qui nous donneraient peut être envie d’ouvrir un peu nos livres à la place de rester scotcher sur nos Iphones. Ce que j’ai appris le plus au lycée, c’est faire mes devoirs pendant un cours pour le prochain !!! Je peux vous dire c’est une MISSION DE OUF entre ne pas se faire cramer par les profs, écrire vite et surtout suivre le cour en même temps.

PRV (Première)

Article paru dans PPL Actus numéro 1, mars/avril 2016.

Photo : Pixabay

Nos parents n’avaient pas de poRtables, Ils avaient une vie

La génération d’aujourd’hui n’est plus comme celle d’hier, toutes les relations sociales ont changé, que ce soient amicales, amoureuses ou familiales. Nous n’avons plus les mêmes façons de penser qu’avant, Je pense que tout ça est lié aux changements de vie qui sont causés en particulier par la technologie. Les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent plus se passer de leur téléphone, tablette, ordi ou autre car ce sont devenus des besoins vitaux voire même des drogues alors que la génération qui nous précédait n’avait pas besoin de tout ça pour vivre, au contraire ils étaient même plus heureux que nous actuellement.

C’est malheureux de voir le langage vulgaire de certains

Continuer la lecture de Nos parents n’avaient pas de poRtables, Ils avaient une vie

Ainsi va la vie A la citE. Témoignage.

J’habite à Villeneuve-la-Garenne, plus précisément à la k-ravel. Là-bas, il y a trois types de gens : les racailles, les gens normaux et les dingues. Les racailles sortent à midi la plupart du temps pour glander toute la journée devant un bâtiment pour du trafic de stup (12h-18h ou 12h-00h). Les gens normaux, bah c’est des gens normaux quoi… et les dingues, eux, c’est ceux qui mettent le zbeul (voir le lexique de la street) dans la cité, qui attirent les keufs et qui kiffent quand ça s’tape.
Où j’habite, les meufs et les mecs s’entendent bien. Par contre quand des gens d’autres villes rentrent à la cité (meufs ou mecs entre 14 à 18ans), ça part en embrouilles, à part ceux qu’on connaît, et ça attire les keufs qui se font caillasser par les jeunes. Plusieurs d’entre eux vont en garde à vue, que ça soit les mecs ou les meufs. J’ai déjà été dans une embrouille* comme ça et cela m’a apporté beaucoup de problèmes.

À la cité, je m’habille souvent en garçon

Continuer la lecture de Ainsi va la vie A la citE. Témoignage.

Mes premiers pas dans la vie de bureau VDM au stage à la mairie !

Durant mon stage dans une certaine mairie, les gens du village qui venaient à la mairie étaient vraiment … étranges !
Alors que j’étais au standard téléphonique et à l’accueil, plusieurs personnes m’ont effrayé. Le ton de leur voix et leurs demandes étaient dignes des plus grands psychopathes. J’ai aussi vu certaines situations hallucinantes.

« Elle me traite d’enfoiré au téléphone puis raccroche »

Une Madame m’appelle pour demander la fermeture de la chasse aux pigeons, suite à ma réponse négative et courtoise, elle me traite d’enfoiré et raccroche.
Une jeune fille vient en mairie souriante, elle discute avec nous tranquille, ses yeux sont devenus blancs. Elle a tourné de l’œil puis à commencé à s’effondrer. Ma tutrice l’a alors attrapée par l’écharpe pour la retenir. Mais elle est quand même tombée laissant son écharpe dans la main de ma tutrice.
Une famille entière vient à 18h un mercredi en mairie pour inscrire ses enfants à la cantine. Ne pouvant pas les inscrire cette heure là, nous lui demandons de revenir demain matin. Elle refuse et nous insulte : « si mes enfant ne vont pas à l’école, ce sera de votre faute ! ». Je lui réponds que ça ne va pas m’empêcher de dormir. Ce monsieur est revenu le lendemain juste pour nous dire que son fils n’était pas aller à l’école !!!

« Elle nous ramène un chien trouvé 40 kms plus loin »

Continuer la lecture de Mes premiers pas dans la vie de bureau VDM au stage à la mairie !

Je suis une fille et je joue au foot en club

Alors, moi, c’est Tania, j’ai 17 ans, je joue au foot depuis que j’ai 4 ans. J’ai commencé à l’école de foot du Revest où je suis restée jusqu’à l’âge de 12 ans. Puis, mon deuxième club a été le Racing et aujourd’hui, je suis au Sporting Toulon Var. J’ai voulu jouer au foot parce que mon grand frère en faisait et j’aimais bien regarder les matchs à la télé. Et depuis toute petite, ça m’a plu.

« Trop de personnes pensent qu’on est automatiquement des garçons manqués ou des lesbiennes »

Continuer la lecture de Je suis une fille et je joue au foot en club

Itinéraire d’une élève décrocheuse : la galère !

Je suis une élève de seconde commerce. J’ai fait deux années de lycée au Parc Saint Jean. En 2012-2013, j’étais en 3eme DP6 (Découverte Professionnelle 6h). J’ai fait mon 1er et 2ème trimestre, mais pas mon année en entier car j’ai signé un contrat d’apprentissage dans le secteur de la vente. Le contrat a été de deux ans avec deux mois d’essai. J’ai commencé dès le 1er juillet. Mais, ça ne me convenait pas car mon contrat de deux ans ne comportait pas de vacances la première année. J’ai démissionné.

« En vente, ma patronne me faisait découvrir le monde du ménage ! »

Continuer la lecture de Itinéraire d’une élève décrocheuse : la galère !

Notre école idéale

Pour nous, l’école idéale, ce serait de commencer les cours à partir de 10h et de les finir à 12h. L’après midi, on commencerait à 14h pour faire des activités sportives jusqu’à 16h. On aimerait que le lycée n’ait pas de grillage et de portail pour ne pas se sentir emprisonnés. On voudrait aussi qu’il existe un Mac Do dans le lycée pour pouvoir se restaurer car la cantine laisse à désirer !!!

« Il faudrait un bal de fin d’année au lycée »

Continuer la lecture de Notre école idéale

Plaisirs et déplaisirs d’être une femme

Les hommes n’ont pas la crainte de devoir dire à leurs parents qu’ils sont enceintes, ni de tomber enceintes, alors que nous, les femmes, avons forcément à un moment cette peur.

Marre d’être insultées

Les femmes sont contraintes d’avoir des règles tous les mois et de se poser des questions si elles ont du retard alors que les hommes n’ont pas à s’en soucier. Il faut s’épiler alors que pour les hommes, ça fait viril. On a recours à la pilule et nous voulons toujours plaire.

Dans la génération actuelle, on est considérée comme « coincée » si on n’a pas de rapports sexuels et comme « une pute » quand on en a, alors que, pour les hommes, c’est considéré comme une fierté. Les femmes sont souvent jugées par rapport à leur style vestimentaire, parfois même insultées à tort à cause de leur tenue.

L’appréhension de la première fois

Continuer la lecture de Plaisirs et déplaisirs d’être une femme

Amour lesbien ou ce qu’il y a de plus difficile à dire aux parents

C’est l’histoire d’une fille de 17 ans un peu différente … Elle n’est pas comme toutes ses copines. Elle, elle préfère les filles. Le plus difficile pour cette fille, c’est de se faire accepter par ses copines et par ses parents, ainsi que par la société qui est difficile à convaincre.
« Toujours la peur d’être honteuse malgré la loi sur le mariage homo »
Pourtant, c’est une fille comme les autres qui a le droit d’être appréciée à ses justes valeurs. Bien qu’on nous baratine depuis des années sur l’égalité de tous, il y a encore trop de différences. Incomprise et rejetée par ses parents, elle se renferme.
Par peur d’être honteuse, elle ne dit rien … Malgré la loi passée sur le mariage homo, elle est encore mal. La lutte continue…

Youyou et Yoyo (première)

Article paru dans PSJournal, avril/mai 2014.

Photo : Pixabay.

Le poids du quartier à Toulon : « La viriginité, pour nous les musulmanes, c’est la base ! »

La virginité, pour nous, c’est la base des bases car, pour nous les musulmans, c’est un bijou pour une femme, c’est une fierté pour la fille et les parents. Il est important, pour nous les femmes, de faire l’amour le soir du mariage, car, le lendemain, la famille du mari et celle de la femme se réunissent pour voir le drap de la femme : s’il y a du sang ou pas. Si la femme n’est pas vierge, cela prendra une tournure très dramatique pour toute la famille. Elle aura une très mauvaise réputation. Tout le quartier parlera sur eux. Ils diront que c’est à cause des parents qui l’ont très mal éduquée.

« Une déviergée musulmane est une tapin ! »

Continuer la lecture de Le poids du quartier à Toulon : « La viriginité, pour nous les musulmanes, c’est la base ! »