Archives de catégorie : Police / Justice

Gaétan, un lycéen au cœur des gilets jaunes

Je suis gilet jaune depuis novembre 2017, j’avais découvert ce mouvement grâce à un internaute qui se filmait en nous demandant de placer le gilet jaune sur le tableau de bord de la voiture. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de rejoindre le mouvement. Ce sont les arguments d’Emmanuel Macron qui nous mettent en colère, c’est pour cela que je manifeste tous les samedis.

A Tours, quartier Rochepinard à côté de l’Ikea, le 17 novembre, premier samedi du mouvement, nous étions en train de manifester pacifiquement sur la route, quand tout à coup les policiers sont arrivés avec les fourgons et nous ont sommé de regagner le trottoir en nous poussant brutalement.

Actuellement, je soutiens les personnes qui ont été victimes de tirs de LBD 40 visés aux yeux, et de grenades lacrymogènes

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Interview du collectif Désarmons-les : « la violence policière est systémique et ne dépend pas des policiers uniquement »

PPL Actus : Qu’apporte le collectif « Désarmons-les » ? Pourquoi a-t-il été créé ?

Le collectif « Désarmons-les » a été fondé en 2012, d’abord pour informer sur les armes utilisées par les forces de l’ordre dans le cadre du maintien de l’ordre, avant d’assister dans leurs combats et épreuves les proches de personnes assassinées par la police en 2013, puis les blessé-es et mutilé-es à partir de 2014.

Où se situe ce collectif ?

Le collectif n’a pas de localisation géographique, ses membres sont dans plusieurs villes. Pour se protéger, il a fait le choix de ne pas s’installer dans un lieu en particulier.

Qui sont les personnes qui ont eu l’idée du collectif « Désarmons-les » ?

Les personnes qui ont eu l’idée du collectif et qui l’ont fondé étaient militants radicaux de longue date (début des années 2000), notamment au sein de collectifs et réseaux opposés aux frontières et à l’enfermement des étrangers, mais aussi de luttes anticapitalistes et écologistes.

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Les reportages sur les banlieues ne sont que des caricatures de la vie réelle

Pour ma part, je trouve que la police française est particulièrement violente. Les bavures policières deviennent quotidiennes dans les banlieues sensibles. J’ai vu de nombreuses scènes choquantes comme les contrôles, les perquisitions et qui sont tous plus violents les uns que les autres.

Entre les insultes, les coups, le racisme, la police a une image bien moins belle que ce que ces émissions nous montrent

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De l’amour au parloir à la haine derrière les barreaux. Témoignage.

13 avril 2018. C’était un grand jour pour moi. J’ai vu Kaïs* pour la troisième fois. C’est dur, très dur ce monde de l’univers carcéral. Il m’a manqué, beaucoup manqué. Mais une fois arrivée là-bas, à la prison, je ne sais pas, c’est bizarre. Je ne me sens pas à ma place. Pourtant je l’aime ce type, mais pourquoi je tombe que sur ce genre de mec ? Moi qui étudie… Est-ce que c’est le quartier qui m’a fait devenir comme ça ? Mais pourquoi a-t-il fait ça ? C’est la question que je me pose depuis un moment. Ça me fait trop plaisir de voir qu’il sourit quand il me voit. On m’a toujours répété « Sab, ce mec-là, pourrait donner sa vie pour toi ». Je le vois 45 minutes. C’est court, mais c’est drôle. C’est triste, mais c’est bien.

Ma réaction, quand j’ai fait ma demande de parloir ? La peur en attendant la réponse, l’appréhension.  C’est dur, très dur… Une fois que j’ai eu la réponse, j’étais folle de joie, heureuse, heureuse de pouvoir enfin le revoir. La dernière fois qu’on s’était vus, c’était le 16 février 2018, le jour de sa perm. Une perm ? C’est une permission de sortir une journée ou une demi-journée dehors. Il m’a serré fort dans ses bras, tellement fort qu’à ce moment-là je ne voulais plus le lâcher.

On est prêt pour aller au tribunal. Silence radio en voiture. Personne ne parle, on était tous stressés. La boule au ventre.

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La justice est-elle toujours juste ?

Je ne parlerai que pour mon avis personnel. Pour moi, la justice est plus dans l’injuste que dans le juste, je vais vous raconter mon histoire… Je n’avais que 12 ans quand je me suis faite agressée sexuellement… Ma mère m’a laissé aller toute seule chez ma tante car elle habitait à environ un kilomètre de chez moi. J’allais entrer dans le bâtiment quand un homme me dit d’attendre pour m’ouvrir la porte. J’ai répondu « non merci, je vais appeler ma tante pour qu’elle m’ouvre » et il est entré dans le bâtiment en direction de chez ma tante. Il a vu que j’étais une enfant pleine de naïveté, je l’ai suivi. Dans le bâtiment il n’y avait pas d’ascenseur et on a dû passer par les escaliers. D’un coup, il s’est arrêté et s’est retourné, il a essayé de me toucher les seins. J’ai été choquée et je me suis enfuie.

La police nous a dit que l’homme en question aurait juste un avertissement

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Comment entrer dans la police nationale ?

Trois possibilités.

1. Le concours en externe gardien de la paix

La première épreuve est une épreuve écrite coefficient 4, d’une durée de 2h30 suivi de tests psychotechniques (durée de 2h30 sans coefficient car elle sert à évaluer les candidats pour l’oral). La deuxième épreuve est une épreuve d’exercices physiques, un parcours habilité motrice, suivi d’un test d’endurance coefficient 3. La dernière épreuve est un entretien avec le jury composé de policier d’un enseignant et d’un psychologue de 25 minutes coefficient 4

2. Adjoint de sécurité (ADS)

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Tout savoir sur les cadets de la République

Les Cadets de la République, on les croise quelques fois dans le lycée. Mais que font-ils ? Que préparent-ils ? Comment se déroulent leurs stages dans la police nationale ? Témoignage de quatre d’entre eux pour PPL Actus.

Les cadets de la république sont une chance d’intégrer la police nationale pour tous ceux qui ne possèdent peu ou pas de diplômes, c’est un contrat de deux fois trois ans : une année de cadets et cinq années d’ADS : adjoint de sécurité. Cette formation consiste à apprendre le métier de policier mais aussi à préparer le concours interne de gardien de la paix. C’est une formation qui dure un an durant laquelle on étudie pour se donner toutes les chances de réussite pour le concours.

Formation et vie de famille pas toujours évident à concilier

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Dans la salle d’audience du tribunal de Nanterre

Compte-rendu de quatre procès de la justice quotidenne.

Mercredi 15 novembre, nous étions, avec la classe de 2GA, au tribunal de Nanterre. Accompagnés par nos trois professeurs de gestion-administration, cette sortie scolaire nous a permis d’en savoir un peu plus sur le rôle du tribunal. Ce jour-là, à peine rentrés dans la salle, après la fouille à l’entrée, nous avons assisté à quatre jugements de personnes différentes.

L’accusé riait de son agression au couteau

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Neuf mois en foyer, neuf mois de souffrance

Tous les jours, des familles sont séparées à cause du manque de communication ou des problèmes parentaux que des enfants subissent au quotidien. Pour certains, ils sont malheureusement placés dans différents foyers et sont isolés du monde extérieur. Une élève nous a fait part de son vécu dans un foyer à Plessis Robinson.

« En 2015, j’ai été placée dans un foyer car mes parents ne s’entendaient pas. Il y avait un gros manque de communication et ils ont dû divorcer. Arrivée au foyer, les éducateurs m’ont présenté les lieux et la chambre où j’allais dormir, puis m’ont expliqué le fonctionnement et les règles du foyer. J’ai posé mes affaires et je me suis installée, ça a duré 9 mois ! 9 mois de souffrance ! 9 mois où chaque seconde je pensais à mes parents, à ma famille… On avait le droit de voir nos parents seulement une fois par mois et seulement une heure ! A ma sortie du foyer, je suis rentrée chez ma mère car le juge du tribunal en avait décidé ainsi. » Avant d’envoyer des personnes en foyer, pensez aux souffrances qu’elles endurent et au manque d’affection que cela cause.

Propos recueillis par Mounia – Terminale Gestion administration

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo : http://cg92.reference-syndicale.fr/

Geek : Le French Deep Web, comment ça marche ?

Voyage dans les profondeurs de la toile, espace virtuel pour délinquants et criminels bien réels.

Le French deep web dit le FDW pour les connaisseurs est un forum privé. On ne peut accéder à ce forum qu’en passant par un serveur Internet sécurisé, qui modifie notre adresse IP toutes les deux secondes.  Ainsi, nous ne pouvons pas être retracés. Dans ce forum, il y a plusieurs sujets de discussion, de l’escroquerie de base à la pédophilie ou à des réseaux de crimes et de délits, qu’ils soient mineurs ou majeurs. En 2015, le FBI a ainsi infiltré le réseau pour attraper des pédophiles (Journaldugeek.com du 08/01/16).

Le black market, une sorte de Boncoin des choses illégales

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On n’est pas vendeurs de drogue par plaisir

Souvent les gens ont tendance à garder comme préjugé qu’un vendeur peut être un meurtrier, un voleur… et bien sûr se sont souvent des gens de cités d’origines magrébines et africaines. Mais se sont-ils posés les bonnes questions ? Ces jeunes vendeurs ne font pas ça par plaisir, ils sont souvent influencés par les derniers survêtements ou même parfois des jeunes font ça pour nourrir leur famille ! Ils savent très bien les risques qu’ils prennent en faisant ce trafic, des proches peuvent perdre la vie ou même eux peuvent perdre la vie ou prendre des peines de prison.

Trois morts l’an passé dans une cité à Colombes, sept personnes en prison

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Affaire Théo : la sidération

L’affaire Theo, on entend parler que de ça dans les journaux, les gros titres et toute cette médiatisation mais comment peut-on réellement traduire cet acte barbare ? Je pense, qu’aujourd’hui, en France beaucoup de violences et autres actes criminels sont parfois banalisés, « par notre beau pays qu’est la FRANCE ». Et cela pour cause du statut de la personne qui a commis l’acte ou sur la personne sur qui l’acte a été commis.

C’est aujourd’hui une réalité mais aussi une fatalité que le viol du jeune Theo soit si peu pris en compte par la justice. Le policier en question n’a pas subi une lourde peine comme il devrait le mériter. Comment dans un pays comme la France, c’est-à-dire développé économiquement et socialement, pouvons-nous commencer à douter de notre sécurité et voir apparaitre en chacun de nous un sentiment d’incertitude ?

Anissa – Terminale Gestion administration

Article paru dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Visuel : capture écran de la vidéo du Parisien.

La loi de la drogue : de la french connection aux caïds des cités

Depuis que la drogue est arrivée en France, elle a repoussé l’autorité de l’Etat et son économie a redessiné le paysage du grand banditisme français en favorisant la vente de la drogue, nettement plus rentable que les braquages. Résumé du troisième volet du documentaire Les gangsters et la République intitulé La loi de la drogue et diffusée sur France 5 en octobre 2016.

La drogue (cocaïne, héroïne, cannabis) s’est clairement imposée sur le marché français, dictant sa loi et ses règles. Cela fait quarante ans que la drogue a pénétré en masse le territoire français, quarante ans que sa puissance économique défie la République jusque dans ses banlieues. Le 26 février 1971, la France déclare officiellement la guerre à la drogue. La République française s’engage dans un long et dur acharnement pour lutter contre cette délinquance. Dans le troisième volet de ce documentaire Les gangsters et la République, diffusé en octobre sur France 5, plusieurs acteurs de ce trafic témoignent, expliquent l’invention de tout ce réseau où désormais les caïds des quartiers échangent la paix sociale contre la mainmise sur leurs territoires.

La french connection ou les débuts du trafic de drogue

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Gaston DeFferre, le maire de Marseille qui côtoyait les gros poissons

Télévision. Officiellement, la République traque les voyous. Mais l’épisode 2 Petits arrangements entre amis de la série documentaire Les gangsters et la République diffusée sur France 5 en 2016 montre une réalité toute autre. Exemple avec Gaston Deferre.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), il y avait beaucoup de communistes à Marseille. Le but du jeune Gaston Deferre, homme politique socialiste, était de diminuer l’emprise des communistes sur Marseille, en particulier sur le port autonome, contrôlé par le puissant syndicat des dockers, la CGT (Confédération Générale du Travail).

Pendant les années Defferre, la police et la justice ne peuvent rien contre le clan Guerini

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« Bonjour, contrôle de police »

Je me suis fait contrôler deux fois dans ma vie, en tout cas pour l’instant. Je me rappelle de mon premier contrôle, je devais avoir 14 ans. Le second s’est produit récemment. Un jour banal.

J’étais avec ma mère et mon frère, on sortait du tram et j’avais pris un peu d’avance sur eux. Je me rappelle que ce jour-là, j’étais habillé d’une manière assez mec de cités : jogging, basket, veste plus casquette et capuche de manière à ce qu’on ne voit limite pas mon visage. Alors, j’arrive vers les portiques et j’aperçois, je crois, les CRS. Je remarque que quelques gars de leur équipe me fixent tout en avançant vers moi.

Je savais que j’allais être contrôlé à ce moment. Je passe les portiques et deux d’entre eux me bloquent le passage avec la phrase : ‘’Bonjour, contrôle de police, veuillez-vous mettre sur le côté s’il vous plaît’’. On m’a demandé si j’avais mes papiers et des substances illicites sur moi. Comme si j’allais dire oui si j’en avais et leur montrer… J’avais l’impression qu’ils utilisaient un vocabulaire codé auquel je ne comprenais qu’un mot sur dix. Puis, ils ont vu que j’étais en règle et m’ont laissé repartir.

Mister K.

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : Wikimedia Commons – Nicolas Bouillon.

Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

Début avril 2016, à l’occasion de la loi travail, des élèves du lycée professionnel Paul Painlevé à Courbevoie (92) ont organisé un blocus devant l’établissement. Retour sur cette journée mouvementée qui a dégénéré en feux de poubelles et jets de projectiles contre les vitres du lycée à travers une série d’articles des élèves.

Oui au blocus, non aux jets de pierres et aux feux de poubelles !

C’était un jeudi, ce jour-là je commençais à 9h. J’étais dans le bus, il était 8h30, j’ai reçu un message d’une copine en disant qu’il y avait le feu au lycée. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Puis, je suis arrivée devant le lycée et j’ai vu plusieurs policiers autour du lycée. Ils étaient en train de bloquer le passage. Une dame m’a demandé si j’étais une élève du lycée, je lui ai répondu que oui.

Puis, elle m’a dit que je n’avais pas cours. Je suis restée devant le lycée pour voir ce qu’il se passait. Les élèves ont fait ça à cause de la nouvelle Loi du travail. Plusieurs minutes après, je suis rentrée chez moi. Le vendredi je n’ai pas eu cours non plus.

Le lundi, on nous a expliqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs vitres ont été cassées (voir l’article de France bleu ici) et plusieurs poubelles ont été brûlées. Moi, je trouve qu’il ont eu raison de faire un blocus, mais ils sont partis un peu trop loin, c’est-à-dire qu’ils étaient pas obliger de brûler des poubelles et de jeter des pierres pour casser les vitres.

Alison, Seconde accueil

Ils voulaient juste passer sur BFM

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Portrait : Iitinéraire d’un ancien voyou devenu un exemple pour nous les jeunes

Mohamed (c’est un pseudo) qui étudiait dans un collège de Paris n’était plutôt pas très intelligent. Très tôt, il décide de quitter l’école pour travailler dans la banlieue. A tout juste 12 ans, il se mit à travailler pour des grands de son quartier. Il faisait le guetteur. Ça consiste à surveiller les alentours pour les dealeurs. Un jour, on l’arrêta et on l’envoya dans un camp de rééducation en pleine montagne. Il y resta un an. A sa sortie, il avait 14 ans. Il continua à trainer dehors quand il eut l’opportunité de devenir dealeur à son tour. Il travailla pendant plusieurs années en tant que dealeur tout en se doutant que la police le suivait. Un jour, chez lui, à l’âge de 23 ans, il fut arrêté et inculpé pour trafic de stupéfiant. Il écopa de trois ans d’emprisonnement. En prison il revit ses parents et son frère qui le raisonna et lui dit d’arrêter ces conneries.

Sortie de prison et fin des conneries

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Hasoul, la zonzon : c’est la hass !

Zoubir (1) est sorti de prison en 2009 à 27 ans. Aujourd’hui, à la tête d’un commerce à Paris, il revient pour Bal’actu sur ses cinq années passées derrière les barreaux. Un témoignage brut recueilli par Hatim, assistant d’éducation au LP Daniel Balavoine (92).

Hasoul (ndlr : en fait, voir le lexique de la street), j’ai pris dix piges pour coke à mon premier jugement. Après j’ai fait appel. Ces bâtards, ils ont baissé la peine à huit piges et je suis sorti au bout de cinq piges. Je me suis fait péter bêtement : un mec du tiequar (quartier en verlan) m’a pété et m’a poukave (dénoncé). C’était un bête de pote de moi. Sah (en vérité, en arabe), la zonzon, c’est la galère, la routine. C’est là que tu vois qui sont tes potes. Y’a que la mif (la famille) qui pense à toi.

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Justice à l’oeuvre au TGI de Nanterre

Les secondes commerce et premières comptabilité se sont rendus en janvier et février 2013 au tribunal de Nanterre. Compte-rendu.

3 grammes de cocaïne et 10 kilos de cannabis

Les parties concernées :
Les parties sont l’Etat contre la défense.
Quels sont les faits ?
Les faits qui sont reprochés sont les 3 grammes de cocaïne et 10 kilos de cannabis
Les arguments avancés par la défense et le procureur :
Les arguments du procureur sont les quantités de drogue retrouvées : les accusés peuvent encourir jusqu’à 20 ans de prison. Les arguments de la défense sont d’ignorer les accusations.
Quelle est la décision ?
La décision a été de transmettre le dossier au juge d’instruction et de passer devant lui avant minuit.

Menacée avec un couteau, un marteau et un tournevis

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Dans la salle d’audience du tribunal de grande instance de Nanterre

Les secondes commerce et premières comptabilité se sont rendus en janvier et février 2013 au tribunal de Nanterre. Compte-rendu.

Avec notre classe, nous somme partis au tribunal de grande instance de Nanterre pour savoir comment se déroulait un jugement. Ça ne s’est pas du tout passé comme on le pensait. L’organisation était catastrophique, les personnes n’étaient pas d’accord entre elles, les juges avaient l’air de ne rien savoir et de pas suivre les affaires correctement. Il manquait une grande partie des gens (avocats, accusés), le greffier avait l’air de ne pas comprendre les affaires et de ne pas comprendre les messages que la juge lui faisait passés. Le public n’entendait presque pas ce que le juge et les accusés disaient et la juge n’articulait pas et parlait beaucoup trop vite et pas assez fort. Sur toutes les affaires qu’on a observées, nous avons pu en suivre réellement qu’une avec des difficultés. On nous a souvent demandé de quitter la salle et, au début de l’affaire, l’avocate de la victime était absente.

La petite fille n’osait pas regarder son agresseur

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Mariage au Can’s (1) : avec nos grosses voitures, les flics étaient marris (2) !

Le 6 juillet 2012, mariage d’un pote à moi. On lui fait une surprise. On a ramené que des grosses voitures d’un peu partout via des boites de location : Porche Cayenne S, Ferrari F430, 458 Italia, Audi R8, S8 et RS4, Lamborghini Aventador… Bref, moi et mon frère, on avait loué pour le mariage la plus belle voiture du monde, la Mercedes Benz C63 AMG. La police nous a contrôlé plusieurs fois. Mais, quelque fois, on ne s’arrêtait même pas ! Et ils ne pouvaient rien faire : on allait trop vite pour eux ! (NDR : attention aux autres usagers quand même !) Les gens nous regardaient et nous prenaient en photo. Il y avait plusieurs C63 AMG mais, la plus regardée, c’était la nôtre ! Après le mariage, évidemment, on a fait une petite virée sur les Champs avec sortie en teboi, etc.…

Dj Hed kand (Seconde)

(1) Can’s : la cité des Canibouts à Nanterre. (2) Marris : fâchés

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : PxHere.

Je suis allé en stage en Porche Cayenne !

Mercredi 18 janvier 2012, centre commercial Quai des Marques à l’Île-Saint-Denis. Pour ne pas arriver en retard, j’ai dû garer ma Porche Cayenne sur une place handicapée du parking du centre commercial, toutes les autres places étaient prises. A 10 heures, le haut-parleur du centre s’est mis à crier « Le monsieur de la Porche immatriculé XXX est prié de déplacer son véhicule garé sur une place réservée aux handicapés ». J’ai alors demandé au responsable de la boutique où je faisais mon stage si je pouvais déplacer ma voiture. Mon responsable resta stupéfait. En sortant du magasin, tous les clients et les vendeurs me regardaient. Quand j’ai sorti la clé de la voiture, mon responsable avait les yeux ahuris et tous étaient bluffés.

Pour nous, jeunes, c’est mal vu des flics d’être au volant d’une Ferrari

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Je veux entrer dans la police

Depuis plus de deux ans je suis intéressé par les métiers de la police. Ce kiff a commencé en regardant les reportages Enquête d’action sur W9. Ce qui me plait ? Toutes leurs actions sur le terrain, les perquisitions ou les recherches d’indices sur les traces des crimes commis par différents individus.

Faire en sorte que chacun respecte la loi

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Mon combat pour une élève sans papiers

Élève sans papiers au lycée professionnel Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92), Dalila – c’est un pseudo – se bat pour rester en France. Accompagnée dans ses démarches par sa prof’ principale, celle-ci nous raconte la violence ordinaire que déploie l’Administration pour empêcher de régulariser cette élève. Témoignage.

Il est 13h30. Je me gare dans le parking du centre commercial d’Argenteuil. J’ai rendez-vous avec Dalila devant la sous-préfecture et nous allons déposer ensemble sa demande de régularisation. Dalila est élève chez nous depuis 2 ans, je suis son professeur principal, et bien sûr Dalila n’est pas son vrai prénom. J’ai choisi de l’appeler Dalila car j’ai toujours trouvé que c’était un beau prénom, comme un joli nom de fleur.

En France depuis plus 3 ans sans titre de séjour

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