Archives de catégorie : PLP actus aime

Gaétan, un lycéen au cœur des gilets jaunes

Je suis gilet jaune depuis novembre 2017, j’avais découvert ce mouvement grâce à un internaute qui se filmait en nous demandant de placer le gilet jaune sur le tableau de bord de la voiture. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de rejoindre le mouvement. Ce sont les arguments d’Emmanuel Macron qui nous mettent en colère, c’est pour cela que je manifeste tous les samedis.

A Tours, quartier Rochepinard à côté de l’Ikea, le 17 novembre, premier samedi du mouvement, nous étions en train de manifester pacifiquement sur la route, quand tout à coup les policiers sont arrivés avec les fourgons et nous ont sommé de regagner le trottoir en nous poussant brutalement.

Actuellement, je soutiens les personnes qui ont été victimes de tirs de LBD 40 visés aux yeux, et de grenades lacrymogènes

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Interview du collectif Désarmons-les : « la violence policière est systémique et ne dépend pas des policiers uniquement »

PPL Actus : Qu’apporte le collectif « Désarmons-les » ? Pourquoi a-t-il été créé ?

Le collectif « Désarmons-les » a été fondé en 2012, d’abord pour informer sur les armes utilisées par les forces de l’ordre dans le cadre du maintien de l’ordre, avant d’assister dans leurs combats et épreuves les proches de personnes assassinées par la police en 2013, puis les blessé-es et mutilé-es à partir de 2014.

Où se situe ce collectif ?

Le collectif n’a pas de localisation géographique, ses membres sont dans plusieurs villes. Pour se protéger, il a fait le choix de ne pas s’installer dans un lieu en particulier.

Qui sont les personnes qui ont eu l’idée du collectif « Désarmons-les » ?

Les personnes qui ont eu l’idée du collectif et qui l’ont fondé étaient militants radicaux de longue date (début des années 2000), notamment au sein de collectifs et réseaux opposés aux frontières et à l’enfermement des étrangers, mais aussi de luttes anticapitalistes et écologistes.

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« C’est un soir dont nous nous souviendrons longtemps »

Le 29 novembre 2019, pour la première fois, notre lycée organisait une cérémonie de remise de diplôme aux nouveaux bacheliers. Nous publions le texte du discours très émouvant de votre ancien camarade Aboul Aziz (ex-Terminale commerce 2ans).

Mme la proviseure, Chers membres du corps enseignant et du personnel, chers Parents,
Chers membres des familles et amis,
Chers camarades de promotion,
Mesdames et Messieurs,

Bonsoir !

Je suis très ému et honoré d’avoir été invité à prendre la parole à l’occasion de la remise de diplôme de notre promotion. Sont présentes aujourd’hui des personnes avec qui j’ai parcouru un chemin commun, auprès de qui j’ai acquis des connaissances, que j’ai aimées et que je respecte profondément : il est donc difficile de ne pas se sentir digne de la tâche. Nous avons intégré cette formation, dont nous sortons diplômés aujourd’hui, au mérite. Nous avons tous travaillé extrêmement dur pour en arriver là. Et pourtant, je suis certain de parler au nom de tous en disant que nous nous estimons tous chanceux d’avoir saisi l’opportunité que des dizaines d’autres ont tant convoitée.

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Je ne pensais jamais dire ça un jour, mais oui l’école me manque

Mon premier jour de confinement avait comme un air de vacances, sans vraiment prendre au sérieux ce qu’il se passait. Réveil à 15h, petit déjeuner, télévision et téléphone, une vraie vie d’artiste… Les jours passent puis les discours de notre président, les nouveaux cas et encore des morts…

Je n’aurais jamais cru que ce confinement affecterait mon humeur, j’ai perdu ma liberté, j’ai perdu ne dirais-je pas ma joie de vivre mais presque car cette situation nous affecte tous et personne ne voit réellement les dégâts, du moins personne ne veut vraiment se les avouer. Que ce soient les dégâts physiques ou psychologiques de chacun d’entre nous.

Quelle chance d’avoir de magnifiques professeurs !

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15 juillet 2018, un peuple et son équipe

Le 15 juillet 2018, l’équipe de France remporte sa deuxième coupe du monde après celle de leur ainée en 1998 contre la Croatie sur le score de 4-2. Cette date restera dans la mémoire collective : des millions français sortent dans les rues pour célèbrer leurs nouveaux champions du monde sur la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées alors noire de monde. La bande à Griezmann et Mbappé a fait chavirer tout le pays dans le bonheur et l’enthousiasme. Comment les français se sont-ils préparés à cet événement populaire ?

Une ferveur jamais vue à Montmartre

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Les reportages sur les banlieues ne sont que des caricatures de la vie réelle

Pour ma part, je trouve que la police française est particulièrement violente. Les bavures policières deviennent quotidiennes dans les banlieues sensibles. J’ai vu de nombreuses scènes choquantes comme les contrôles, les perquisitions et qui sont tous plus violents les uns que les autres.

Entre les insultes, les coups, le racisme, la police a une image bien moins belle que ce que ces émissions nous montrent

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Au lycée pro, les mots c’est vraiment pas du pipeau !

Le 13 juin 2018, PPL Actus a reçu le prix coup de cœur du concours national des journaux lycéens. Ibrahima revient sur la cérémonie émouvante de cette remise des prix à l’Hôtel de Ville de Paris.

Le lycée professionnel Paul Painlevé était à l’Hôtel de ville de Paris le mercredi 13 juin 2018 pour participer à un événement organisé par l’association Jets d’encre. Jets d’encre est une association nationale pour la promotion et la défense de la presse d’initiative jeune. Le lycée était représenté par Mmes Abate et Friquet, M. Bordet et les élèves : Zakaria (en première vente lors de l’événement), Mohamed et Ibrahima (première gestion-administration 2 ans).

On était le seul lycée professionnel présent

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Tous auto-entrepreneurs, tous macronisés, tous ubérisés ? Mon boulot de livreur après les cours

Lycéen en première, je travaille pour Uber Eats depuis mai 2017 après les cours et le week-end. C’est une entreprise anglaise qui recrute des livreurs dans toute la France. Pour travailler chez eux, on doit d’abord créer un compte d’auto-entrepreneur. Normalement, il faut avoir l’âge légal, c’est-à-dire plus de 18 ans.

Mineur, mon frère majeur a donc ouvert un compte pour moi : 120 euros, mais la pochette pour le téléphone est gratuite !

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De l’amour au parloir à la haine derrière les barreaux. Témoignage.

13 avril 2018. C’était un grand jour pour moi. J’ai vu Kaïs* pour la troisième fois. C’est dur, très dur ce monde de l’univers carcéral. Il m’a manqué, beaucoup manqué. Mais une fois arrivée là-bas, à la prison, je ne sais pas, c’est bizarre. Je ne me sens pas à ma place. Pourtant je l’aime ce type, mais pourquoi je tombe que sur ce genre de mec ? Moi qui étudie… Est-ce que c’est le quartier qui m’a fait devenir comme ça ? Mais pourquoi a-t-il fait ça ? C’est la question que je me pose depuis un moment. Ça me fait trop plaisir de voir qu’il sourit quand il me voit. On m’a toujours répété « Sab, ce mec-là, pourrait donner sa vie pour toi ». Je le vois 45 minutes. C’est court, mais c’est drôle. C’est triste, mais c’est bien.

Ma réaction, quand j’ai fait ma demande de parloir ? La peur en attendant la réponse, l’appréhension.  C’est dur, très dur… Une fois que j’ai eu la réponse, j’étais folle de joie, heureuse, heureuse de pouvoir enfin le revoir. La dernière fois qu’on s’était vus, c’était le 16 février 2018, le jour de sa perm. Une perm ? C’est une permission de sortir une journée ou une demi-journée dehors. Il m’a serré fort dans ses bras, tellement fort qu’à ce moment-là je ne voulais plus le lâcher.

On est prêt pour aller au tribunal. Silence radio en voiture. Personne ne parle, on était tous stressés. La boule au ventre.

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Rixes entre bande : réfléchissez avant d’agir !

Rixes entre bandes rivales : il n’y a jamais de fumée sans feu ! La violence qui se déchaîne entre bandes n’est pas une bonne façon d’être en société. Mais, certains jeunes n’envisagent la réussite que par la violence et le mal. Et quand vous leur parlez de leurs délits ou infractions à la loi, pour eux, c’est comme une étape naturelle, acquise.

Ce jour-là, devant moi, mon ami a pris un coup de batte de base-ball, j’ai cru que j’allais le perdre. J’avais 15 ans, ça m’a fait réfléchir.

Pour une certaine dimension historique…
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Les harceleurs nous font mal, agissons, parlons-en !

Pour moi, le harcèlement commence très tôt, environ vers l’âge de 11 ou 12 ans. Des garçons comme des filles peuvent se faire harceler à l’école. Le harcèlement commence par des petites réflexions, des intimidations et ça peut aller très loin, jusqu’à pousser des personnes à se suicider. Les harceleurs sont généralement plusieurs.

En primaire, un groupe de filles m’a rabaissée, j’étais très mal, triste, seule

Quand j’étais en primaire, un groupe de filles est venu vers moi, m’a prise dans un coin et m’a rabaissée. Elles me poussaient, je ne sais plus pour quelles raisons, mais j’étais très mal, triste, un sentiment d’incompréhension. Personne n’est venu m’aider, j’étais seule.

C’est très perturbant de se faire suivre dans la rue

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Adopté, comment le vit-on ?

Pendant vingt ans, j’ai vécu différemment des autres personnes, j’ai été adoptée à l’âge de deux ans en Colombie. Je suis arrivée en France en février 1999. Ma vie a été tout autre que les enfants « normaux », on me posait toujours les mêmes questions : « pourquoi tes parents sont blancs et toi marron ? », « tu ressembles plus à qui ? », « tes parents sont grands ou petits ? ». Je ne savais pas quoi répondre et j’étais toujours obligé de mentir. Ce qui était le plus dur, c’était à l’adolescence quand tu ne sais même pas à qui tu ressembles. Toute ta vie tu te poses des questions, « à qui je ressemble ? », « pourquoi moi ? ». Le jour de mes 15 ans, j’ai pu prendre mon dossier et le lire. Cela n’a pas été une chose facile la première fois. Je l’ai à peine lu et je l’ai refermé direct. Mes parents qui ont toujours voulu avoir un enfant et moi qui les rejetais, je leur disais sans cesse « vous n’êtes pas mes parents », « envoyez-moi dans mon pays », « je vous aime pas ». L’adolescence a été très dure.

Pour la première fois cet été, je vais rencontrer ma famille en Colombie

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Quand la langue française fait mal aux femmes…

« Fils de pute », « perdre sa virginité », « tomber enceinte »…

Autant de mots et d’expressions qui, mine de rien, égratignent un peu plus tous les jours, l’image de la femme. Des expressions ancrées dans le langage courant (comme « con » désignant un imbécile) alors que son premier sens est l’organe féminin. Dans cet article, je passerai au crible la langue française afin de prôner une langue française égalitaire. Quel est le but de cet article ?

Je vous propose de réfléchir aux mots que nous employons, à partir de là, les gens se comprendront mieux entre eux parce qu’il y a beaucoup de faux sens. On vit à une époque incroyable depuis « Balance ton porc », une époque où les femmes n’acceptent plus que des violences insupportables soient passées sous silence. Ça n’est plus possible d’entendre ces tournures, ces insultes, ces mots qui minimisent la violence.

Pour changer le monde, il faut nécessairement changer les mots…

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Les bandits se ruent sur l’or des mineurs sénégalais

Le doura, ce sont des champs où il y a l’or. On y trouve des cailloux avec plein d’or dedans. Les chercheurs d’or les mettent dans des sacs qu’ils transportent. Quand ils reviennent à la maison, les femmes les aident aussi à casser les cailloux jusqu’à ce que ça devienne du sable.

Après on le pile. Puis, avec des sortes de machines avec plein de bidons d’eau et des tapis, on verse l’eau et on frotte. Quand on voit que la couleur est dorée, on l’amène chez une personne qui met le feu sur l’or et ça se transforme en boule d’or.

On procède alors à la pesée. En fonction du poids, une certaine somme d’argent est versée, entre 5000 francs CFA jusqu’ ‘à 20 000 francs CFA (soit entre 7.5 et 30 euros environ). Enfin, il faut savoir que le travail à la mine est très dangereux car, sur le trajet, beaucoup de bandits rôdent pour prendre l’or des mineurs.

Tounkara – Première

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Visuel : capture écran du reportage d’Africa 24.

Quitter le Sénégal, un projet semé d’embuches

En 2012, une personne, Mohamed* 35 ans, que je connais, voulait venir en France par bateau en laissant sa famille. Une fois installé en France, il pensait faire venir sa famille, ses enfants et envoyer de l’argent au reste de la famille restée au Sénégal afin de l’aider.

Il faut avoir de l’argent pour payer les douaniers corrompus

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L’alternance, c’est de l’esclavage !

J‘ai choisi l’alternance car je trouvais cela bien de gagner des sous tout en étant en cours. Je trouve que l’alternance, c’est de l’esclavage car on gagne 25 à 50% du Smic. Déjà, ce n’est pas grand-chose, mais, en plus, on fait exactement la même chose que les salariés mais sans être trop considéré comme des salariés. Ainsi, lorsqu’on est absent en cours, l’entreprise nous retire une journée de salaire par jour d’absence au lycée, sachant qu’on ne gagne pas grand-chose.

Obligé de travailler pendant les vacances scolaires

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Eboueurs, pompiers, techniciens de surface, voici les vrais héros !

Le travail est essentiel pour vivre heureux car le travail finit toujours par payer. Il faut travailler dur pour pouvoir gagner sa vie et pouvoir avoir une vie paisible. De nos jours, pour cela, il faut tout de même faire des études plus poussées et travailler très dur à l’école, obtenir des diplômes et comme on dit : le travail finit par payer tôt ou tard.

Il y a tout de même des inégalités et de l’injustice car il y a toujours du piston et de l’aide interne (famille, amis…). Il y a aussi les familles issues d’un milieu social aisé et qui donc n’ont pas forcément besoin de travailler dur.

Les personnes qui travaillent dur ont plus de mérite et leur travail mérite plus de reconnaissance. Les personnes qui ont le plus de mérite sont les techniciens de surface, les pompiers, les éboueurs…

Mohammed – Première commerce

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo d’éboueurs à Paris. Wikimedia Commons.

On n’est pas vendeurs de drogue par plaisir

Souvent les gens ont tendance à garder comme préjugé qu’un vendeur peut être un meurtrier, un voleur… et bien sûr se sont souvent des gens de cités d’origines magrébines et africaines. Mais se sont-ils posés les bonnes questions ? Ces jeunes vendeurs ne font pas ça par plaisir, ils sont souvent influencés par les derniers survêtements ou même parfois des jeunes font ça pour nourrir leur famille ! Ils savent très bien les risques qu’ils prennent en faisant ce trafic, des proches peuvent perdre la vie ou même eux peuvent perdre la vie ou prendre des peines de prison.

Trois morts l’an passé dans une cité à Colombes, sept personnes en prison

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Toi, l’élève invisible, infréquentable, exclu, je t’aime !

T’es-tu déjà posé la question si cet élève qui est toujours à part va bien et la raison pour laquelle il n’ose pas se mélanger avec les autres ? Peut-être que ce n’est pas seulement lui le problème, mais tout simplement les normes sociales qui indiquent que les gens doivent se mélanger et fréquenter seulement leurs semblables socialement et financièrement proches. Tout ceci est aberrant mais malheureusement c’est une triste vérité qui est loin d’être finie et qui persiste toujours. Dans notre société, nous avons peur de la différence car nous avons peur du nouveau et de sortir de notre nid de confort.

Personne ne veut l’approcher par peur de se faire rejeter à son tour

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Mettre une jupe ne veut pas dire être une salope !

Chaque fille a son style vestimentaire. Il y en a qui aiment mettre des pantalons, des survets’ et d’autres qui aiment porter des robes, des jupes longues ou courtes, selon les goûts de chacune. Les garçons ont tendance à penser que les filles qui portent des mini jupes sont des grosses putes.

En effet, si elles sont dans la vulgarité, elles seront jugées comme des prostituées ou même des escortes. Mais toutes les filles ne sont pas dans ce but-là ! Elles mettent des jupes parce qu’elles aiment tout simplement en porter. Donc non les filles qui portent des jupes ne sont pas des timps !

Ano – Terminale Accueil

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo : torange_biz

Lycéennes, mineures et prostituées

Aujourd’hui, nous vivons dans une société où certaines filles de mon âge veulent mener une vie au-dessus de leurs moyens. Souvent influencées par une autre personne ou tout simplement de leur plein gré, voulant gagner beaucoup d’argent rapidement, elles tombent dans le cercle vicieux de la prostitution. On en parle peu, mais énormément de filles mineures se prostituent sans que, parfois, quiconque ne soit au courant. En effet, selon une étude publiée l’année dernière, entre 6000 et 10000 mineurs se prostitueraient en France. Deux de mes amies vivent ou ont vécu cette situation et l’une d’entre elle a souhaité témoigner anonymement sur ce qu’elle a vécu. Un témoignage recueilli par Nafi.

Après une longue discussion avec Cécilia, voici les grandes lignes de son histoire.

Cécilia a une histoire de vie complexe. Abandonnée par son père dès son plus jeune âge, elle a grandi avec sa mère qui n’a pas toujours été présente pour elle. Ainsi, Cécilia a très souvent été livrée à elle-même. Elle a d’ailleurs été placée plusieurs années dans un foyer. Cécilia a aujourd’hui 17 ans. Elle ne va plus à l’école depuis un an et passe ses journées à son domicile ou dehors avec ses amis.

Dans les minutes qui ont suivi la création de son compte sur un site, Cécilia* a été contactée par des nombreux hommes.

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Des stages épanouissants

Huit semaines de stage en milieu professionnel, c’est parfois très long et pénible. Cela peut être aussi source satisfaction. Retour d’expérience positif pour deux élèves de terminale Gestion administration.

Je me sens encore plus mature

Ce qui m’a le plus plu dans mon stage c’est l’ambiance qui était assez détendue mais à la fois sérieuse. Le contact avec les élèves de l’auto-école m’a beaucoup plu, je me suis rendue compte que dans une auto-école il n’y a pas que de l’administratif mais il y a aussi du social et de l’entraide. J’ai fait énormément de belles rencontres : autant avec des personnes de mon âge qu’avec des personnes plus âgées.

Je me suis très bien entendue avec tout le monde et j’ai beaucoup apprécié la confiance qu’avait mon tuteur pour moi. Je me suis beaucoup épanouie et j’ai pris confiance en moi et je me sens encore plus mature. Il n’y a pas eu de côté négatif, sauf les élèves qui pouvaient être désagréables quand par exemple une heure de conduite était annulée. Ce fut une très belle expérience.

Anissa – Terminale Gestion administration

Une perspective de travail en vue

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Fière d’être gitane, je ne comprends pas pourquoi on est discriminés

En 2013, alors ancien premier ministre Emmanuel Valls stigmatisait les Roms, les jugeant incapables de s’intégrer. Une élève gitane en 1ère bac pro, arrivée en 2011, nous décrit son parcours d’intégration. Un chemin rebelle, pas toujours facile, entre hostilité de la société française et de certains responsables politiques, et contraintes familiales strictes qui pèsent sur les filles gitanes.

Bonjour, il y a six ans que je suis venue en France. Au tout début, je ne parlais pas du tout français, les seuls mots que je connaissais étaient « bonjour, merci, au revoir, maman et papa ». Je suis venue ici pour des raisons personnelles parce que ma grand-mère est morte et il y n’avait plus personne pour me garder, moi et mon frère. Mes parents étaient déjà ici, en France.

J’ai appris la langue et en 3ème j’avais des moyennes plus élevées que les élèves Français

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Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

À l’époque de la traite négrière, les femmes noires étaient soumises à leurs maîtres comme les hommes. Cependant, leur rôle de servitude était différent. Elles faisaient les tâches ménagères, la lessive, l’amidonnage et le fonctionnement des foyers. Bien sûr, certaines d’entre elles ont été affectées au même titre que les hommes aux travaux de plantations, elles assuraient également la survie de familles blanches. Un autre rôle peu connu était d’être auprès de la famille esclave. Elles s’occupaient des enfants, s’occupaient du repas, de ménage malgré leurs journées passées aux champs ou au travail, puis dans la maison du maître et enfin dans le foyer. Une triple journée de travail en somme.

La pratique cruelle de la condition du ventre

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Exil d’Haïti : J’ai l’impression d’avoir ici une nouvelle vie

On entend beaucoup parler d’émigration, d’exil, dans les médias, mais savons-nous vraiment pourquoi il y a autant de vagues d’émigration, savons-nous ce que ces personnes ressentent ? Partir, s’exiler, émigrer est-il toujours le commencement d’une nouvelle histoire individuelle ?

Pour moi, partir, s’exiler, émigrer c’est commencer une nouvelle histoire que ce soit individuellement ou en groupe. Par exemple, moi, j’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie. Il y a six ans, je vivais en Haïti avec ma mère, ma grand-mère, mes tantes et mes cousines. Je ne voyais pas souvent mon père et connaissais à peine sa famille. J’étais heureuse, même si la vie n’était pas facile. Ma mère faisait tout son possible pour me nourrir, acheter mes fournitures, payer l’école, l’uniforme, sans oublier que je suis souvent malade. A Haïti, l’assurance maladie n’existe pas. En juin 2010, quelques mois après le tremblement de terre, ma vie a changé.

J’ai laissé toute ma famille à Haïti pensant partir en vacances

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Notre folle sortie à l’expo Frontières au musée de l’histoire de l’Immigration

Une sortie scolaire avec nos élèves de lycée pro, ce sont souvent des moments inoubliables et… parfois en dehors des codes de la culture commune pour certains, surtout quand il s’agit de la pratique muséale… Retour sur cette sortie qui a ravi nos élèves.

Ah, c’est vrai, quand on parle de musée, c’est tout de suite ennuyant et sérieux et vous avez raison ! Mais, croyez-moi, une sortie avec ma classe, les 1GA, n’est jamais ennuyante du tout. On trouve toujours le moyen de
rendre les choses plus amusantes et moins sérieuses. Notre sortie du 15 avril 2016 avec nos professeurs (M.  Bordet, M.Azouaou et M. Tchakam) a été mouvementée pour eux et drôle pour nous… En effet, vu que c’était notre première sortie en deux ans, nous étions en quelque sorte super excités et hyper contents d’y aller.

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Mauvaise réputation : jugée comme une beurette à khel*

Cela fait plusieurs années que je suis dans ce lycée. Je remarque que beaucoup de jugements ont été portés sur moi. Je suis jugée parce que je me suis déjà mise en couple avec une personne de couleur noire. Durant mes études, j’ai entendu tous les genres de choses comme « c’est une pute, elle sort avec un noir ». Après ça, j’ai eu une réputation de « beurette à khel », c »est à dire comme une arabe qui parle ou sort avec des noirs pour envisager quelque chose. Je trouve ça raciste et bête.

« C’est une pute, elle sort avec un Noir ». Il faut arrêter cette sale mentalité bête et raciste.

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J’étais à la fashion week 2016

J’ai assisté à la fashion week 2016 lors de mon stage au musée des arts décoratifs au 107 rue de Rivoli. Au musée, la nef est louable. Donc les grandes marques de luxe comme Berluti louent l’espace, installent leur podium, les loges et font venir des mannequins du monde entier. J’ai assisté au défilé du grand créateur Alexandre Vauthier et de la marque turque Dice Kayek.

J’ai vu des vrais riches, ça change des personnes habillées en racaille

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Lettre ouverte aux élèves qui foutent la m… en cours

Tous les jours, vous venez en cours juste pour perturber et empêcher les autres de travailler. Il y a ceux qui ont des objectifs et ceux qui ne savent pas vraiment ce qu’ils viennent foutre en cours. Rien en tête, ils ne pensent qu’à faire chier les profs et les autres élèves qui veulent travailler. Franchement, je vous assure, c’est trop triste de vous imaginer que, tous les jours, vous levez, vous vous préparez , vous prenez votre bus et une fois arrivée, vous ne faites rien au lycée. Vous venez juste pour perdre votre temps.!! Des bavardages qui ne cessent jamais.

Pensez à vos parents qui veulent votre réussite

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Ainsi va la vie à la cité. Témoignage.

J’habite à Villeneuve-la-Garenne, plus précisément à la k-ravel. Là-bas, il y a trois types de gens : les racailles, les gens normaux et les dingues. Les racailles sortent à midi la plupart du temps pour glander toute la journée devant un bâtiment pour du trafic de stup (12h-18h ou 12h-00h). Les gens normaux, bah c’est des gens normaux quoi… et les dingues, eux, c’est ceux qui mettent le zbeul (voir le lexique de la street) dans la cité, qui attirent les keufs et qui kiffent quand ça s’tape.
Où j’habite, les meufs et les mecs s’entendent bien. Par contre quand des gens d’autres villes rentrent à la cité (meufs ou mecs entre 14 à 18ans), ça part en embrouilles, à part ceux qu’on connaît, et ça attire les keufs qui se font caillasser par les jeunes. Plusieurs d’entre eux vont en garde à vue, que ça soit les mecs ou les meufs. J’ai déjà été dans une embrouille* comme ça et cela m’a apporté beaucoup de problèmes.

À la cité, je m’habille souvent en garçon

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Je suis une fille et je joue au foot en club

Alors, moi, c’est Tania, j’ai 17 ans, je joue au foot depuis que j’ai 4 ans. J’ai commencé à l’école de foot du Revest où je suis restée jusqu’à l’âge de 12 ans. Puis, mon deuxième club a été le Racing et aujourd’hui, je suis au Sporting Toulon Var. J’ai voulu jouer au foot parce que mon grand frère en faisait et j’aimais bien regarder les matchs à la télé. Et depuis toute petite, ça m’a plu.

« Trop de personnes pensent qu’on est automatiquement des garçons manqués ou des lesbiennes »

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Amour lesbien ou ce qu’il y a de plus difficile à dire aux parents

C’est l’histoire d’une fille de 17 ans un peu différente … Elle n’est pas comme toutes ses copines. Elle, elle préfère les filles. Le plus difficile pour cette fille, c’est de se faire accepter par ses copines et par ses parents, ainsi que par la société qui est difficile à convaincre. « Toujours la peur d’être honteuse malgré la loi sur le mariage homo ».

Pourtant, c’est une fille comme les autres qui a le droit d’être appréciée à ses justes valeurs. Bien qu’on nous baratine depuis des années sur l’égalité de tous, il y a encore trop de différences. Incomprise et rejetée par ses parents, elle se renferme. Par peur d’être honteuse, elle ne dit rien … Malgré la loi passée sur le mariage homo, elle est encore mal. La lutte continue…

Youyou et Yoyo (première)

Article paru dans PSJournal, avril/mai 2014.

Photo : Pixabay.

Depuis que le sexe est facile, l’amour est rare

Beaucoup de filles de nos jours à Toulon, et particulièrement dans le sud, sont des filles faciles ! Mais, depuis que le sexe est facile à avoir, l’amour est rare. Il est plus difficile de trouver son âme sœur dans le sud. Les filles cherchent le sexe plutôt que l’Amour et les longues, belles et passionnantes relations.

« Les filles ne sont ni des coincées, ni de traînées »

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Tatouage et piercing : nos bons conseils !

Wesh, c’est nous les 1ère Gestion Adminsitration du lycée du Parc Saint-Jean à Toulon ! Le 13 février, dans le cadre de la quinzaine sur la santé, on a assisté à une intervention sur les tatouages et les piercings. Dangers à éviter et petites astuces, on vous dit tout !

Dès qu’on est arrivés, le mec de l’intervention nous attendait autour d’une table. Dessus il y avait des cartes avec différentes questions. Genre la première question que j’ai piochée, était « Lorsqu’on se fait comme tatouage une vague, que cela représente t-il ? ». Comme des hmar (des ânes), on a dit beh : « à la mer ». En fait, c’était tout simplement le signe de la liberté. Ce signe est l’ancêtre du signe de l’infini qui est à la mode zerma (genre) cette année.

Soleil : danger !

On a aussi eu des conseils par le mec et des trucs à ne pas faire comme se tatouer en été parce que le soleil peut provoquer sur le tatouage des sortes de bourrelés. Le tatouage peut aussi changer de couleur, comme le tatouage des vieux couleur vert bouteille. Si t’es trop tenté de t’faire un tatouage en été, zerma début juillet, il faudra bien le protéger, mettre des manches longues si tu le fais sur le bras. Et surtout mettre de la crème solaire à indice 50.

Attention au piercing autour de la bouche

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Mon tuteur de stage était un trans

Kenza, le tuteur de mon stage de 3ème, était un trans. Grâce à la chirurgie esthétique, celui-ci a transformé son corps qu’il avait 10 ans avant. Actuellement, il porte le corps et le nom d’une femme et se comporte comme telle. Impossible de découvrir la vérité par un simple regard. J’ai découvert son secret grâce à ma mère et ses sœurs qui étaient dans le même établissement scolaire quand il était encore un petit garçon innocent. D’après elles, celui-ci, à cet âge, était déjà efféminé.

Impressionnée par la force de la chirurgie

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Mariage gay et homoparentalité : où est le problème ?

Pour ma part, je pense que les homosexuels devraient autant avoir le droit au mariage qu’un couple d’hétérosexuel. Ce n’est pas parce qu’ils ont une orientation sexuelle différente qu’ils se doivent d’être différenciés. En France, notre devise est « liberté, égalité, fraternité ». Alors certes, ils sont libres car, de nos jours, ils ont le droit de s’aimer et d’être ensemble. Mais pour ce qui est de l’égalité, il n’y en a pas !

En avril 2013, les homos ne sont pas aussi égaux que nous

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Les roses noires, un documentaire sur la lutte des filles pour trouver leur féminité

Les Roses noires, le film d’Hélène Milano, donne la parole aux filles des cités. Quand les codes des garçons s’imposent aux filles, celles-ci doivent alors déployer toutes les ruses pour se faire respecter et conquérir, au cours de l’adolescence, une féminité qui n’a rien d’évident. Des stratégies féminines qui ont suscité de très nombreuses réactions dont la plupart sont un rappel à l’ordre masculin (voir ici, ici et là) au grand dam de la représente d’une association féministe qui a souhaité assister à la projection.

Le lundi 11 février 2013, nous avons vu un documentaire qui parle des jeunes filles des quartiers. Elles prennent la parole dans ce film d’Hélène Milano intitulé Les roses noires. Elles habitent dans le sud de la France, en banlieue marseillaise, et dans la banlieue parisienne. Elles ont entre 13 et 18 ans.

https://www.youtube.com/watch?v=SlzAuV8gZK0

Agir comme un garçon manqué pour échapper à la mauvaise réputation

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Portrait : Iitinéraire d’un ancien voyou devenu un exemple pour nous les jeunes

Mohamed (c’est un pseudo) qui étudiait dans un collège de Paris n’était plutôt pas très intelligent. Très tôt, il décide de quitter l’école pour travailler dans la banlieue. A tout juste 12 ans, il se mit à travailler pour des grands de son quartier. Il faisait le guetteur. Ça consiste à surveiller les alentours pour les dealeurs. Un jour, on l’arrêta et on l’envoya dans un camp de rééducation en pleine montagne. Il y resta un an. A sa sortie, il avait 14 ans. Il continua à trainer dehors quand il eut l’opportunité de devenir dealeur à son tour. Il travailla pendant plusieurs années en tant que dealeur tout en se doutant que la police le suivait. Un jour, chez lui, à l’âge de 23 ans, il fut arrêté et inculpé pour trafic de stupéfiant. Il écopa de trois ans d’emprisonnement. En prison il revit ses parents et son frère qui le raisonna et lui dit d’arrêter ces conneries.

Sortie de prison et fin des conneries

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Hasoul, la zonzon : c’est la hass !

Zoubir (1) est sorti de prison en 2009 à 27 ans. Aujourd’hui, à la tête d’un commerce à Paris, il revient pour Bal’actu sur ses cinq années passées derrière les barreaux. Un témoignage brut recueilli par Hatim, assistant d’éducation au LP Daniel Balavoine (92).

Hasoul (ndlr : en fait, voir le lexique de la street), j’ai pris dix piges pour coke à mon premier jugement. Après j’ai fait appel. Ces bâtards, ils ont baissé la peine à huit piges et je suis sorti au bout de cinq piges. Je me suis fait péter bêtement : un mec du tiequar (quartier en verlan) m’a pété et m’a poukave (dénoncé). C’était un bête de pote de moi. Sah (en vérité, en arabe), la zonzon, c’est la galère, la routine. C’est là que tu vois qui sont tes potes. Y’a que la mif (la famille) qui pense à toi.

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Le discours de Dakar de Sarkozy de 2007 : ça ne passe toujours pas !

Je parle à toi, Nicolas Sarkozy. Je t’ai vu aller à Dakar dire que l’Afrique n’était pas entrée dans l’histoire. Mais, si c’était le cas, le reste du monde n’y serait pas ! Nico, je t’appelle comme je veux, si je regarde parfois les infos à la télé, quand je vois un président qui parle sur l’Afrique, ça me fait vraiment mal au cœur. Je remue la tête, je me demande, je m’interroge, je repose la question dans ma tête : qu’est-ce que l’Afrique a fait à ces présidents ?

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« La chambre des merveilles », un spectacle aux acrobaties drôles et glamours

Vendredi 30 novembre 2012, on est parti à 15h30 du lycée avec les profs, Mme Friquet et Mme Barrier, pour aller au Parc de La Villette voir une compagnie australienne de cirque, Circa, qui présentait son dernier spectacle “Wunderkammer”. Ça signifie en allemand “la chambre des merveilles”.

Cirques traditionnels et cirques contemporains

On a d’abord rencontré quelqu’un qui nous a appris plein de choses sur le cirque. Par exemple, on appelle circadiens ceux qui font du cirque. Il nous a présenté aussi les différents types de cirques. Dans le cirque traditionnel, il y a des animaux, des clowns et des trapézistes, tandis que dans le cirque moderne et contemporain, il n’y a plus de musiciens et peu d’animaux à cause des contrôles au niveau de l’hygiène qui rendent leur présence plus difficiles. Il nous a aussi montré des affiches de cirques actuels et d’avant où dominaient les couleurs vives. Et s’il y a des clowns, c’est pour permettre aux artistes d’avoir le temps de préparer et d’installer leur numéro. Enfin, les spectateurs ne doivent pas filmer ou manger pendant le spectacle car ça peut déranger les artistes. Pendant le spectacle, un mec qui filmait a ainsi failli être sorti de la salle.

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Demi-fond : entretien avec le meilleur cadet français, élève au LP Daniel Balavoine (92)

Ce jeune prodige tenait absolument à garder l’anonymat en se faisant appelé ici par « l’athlète qui sort de nulle part », en référence à sa progression fulgurante sur les pistes d’athlé de France, du Maroc et d’Afrique … et pour ne pas se taper l’affiche au lycée. Interview.

Bal’actu : Depuis combien de temps fais-tu de l’athlé ?
Cela fait ma troisième année que je fais de l’athlétisme après avoir été moyen en cadet 1. En cadet 2, c’est le sacre !

Quelles sont tes perfs ?
Meilleure performance française cadet 2012 sur le 1500m. A tout juste 16 ans, je suis le premier cadet de France à être descendu sous la barre des 4 minutes. Avec un record personnel de 3’54’’49, je suis le premier chez les cadets et je suis classé dans les 10 meilleurs de France chez les juniors. Demi-fondeur et crossman à la fois, j’ai réussi à m’imposer dans le monde de l’athlétisme très vite, surtout dans le monde du demi-fond.

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Parents, laissez-nous aller en lycée pro !

La rentrée est passée ! C’est reparti pour une année scolaire enrichissante en émotions, rencontre, disputes, contrôle surprise… Tous les scolarisés de France sont rentrés et pour certains dans une nouvelle dimension. Le changement entre la primaire et le collège est une vrai joie et pour d’autres non. Les nouveaux lycéens sont entrés dans la cour des grands.

Les jeunes ont le choix de suivre une seconde professionnelle ou générale et d’autres n’ont pas le choix. La plupart des lycéens n’ont pas choisi de faire une seconde professionnelle, considérés comme soit disant trop nulle pour le lycée général. En fin de seconde, certains élèves se retrouvent aussi en échec scolaire, redoublent et sont alors réorientés en pro.

Certains parents sont coupables dans le choix de l’ados. Certains ados auraient aimé faire une seconde professionnelle. Mais, l’enseignement professionnel est trop mal vu de quelques parents. Pourtant, en enseignement général, les élèves ne savent pas quoi faire à la fin de leur scolarité et d’autres ne trouvent pas de job. Les parents doivent laisser leurs “enfants” faire leur choix.

Agathe (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Lycée professionnel Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92).

J’aime pas la politique, je suis pas un leader politique, je suis un simple négro !

Mahamadou, élève de CAP, a vu des jeunes de son âge se faire tuer pour la politique en Afrique où il a vécu jusqu’à 15 ans. Texte de rage et d’appel au courage.

La politique est devenue du business aujourd’hui. Puisque les présidents ne tiennent pas leurs promesses, je les nique tous. Ils sont là pour ne penser qu’à leur poste. Je ne voterai jamais parce que ce sont des pourris. Je ne vote pas pour des pourris, moi ! Je dis tout cela parce que je ne vois pas ce qu’ils ont fait de bien. Prenons l’exemple de l’Afrique. J’ai vu la politique tuer des jeunes de mon âge. Fuck à leurs textes engagés !

Les pourris sont là à imposer leurs lois

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Ni pute, ni crasseuse, ni bouffonne : On veut le droit au respect !!!

Les mecs et les meufs n’ont pas le droit au même respect. Quoi qu’une meuf fasse, elle va être jugée et insultée alors que les mecs, eux, quoi qu’ils fassent, ne vont pas être jugés mais encouragés.

Des insultes à longueur de journée

Nous les meufs, on va être jugées, insultées, mal vues. Dans la nouvelle génération, beaucoup de gens disent que les meufs deviennent des filles faciles, qu’elles ne se respectent plus, et qu’elles font n’importe quoi, à n’importe quel âge. Mais c’est une mauvaise image. Ce sont les mecs qui nous font cette image-là et nous insulte à longueur de journée sans savoir la signification de certains mots. Les mots qui ressortent le plus souvent sont pute, salope, traînée, crasseuse, et même coincée ou gamine.

Faire l’amour sans passer pour une pute … ou un BG (Beau gosse)

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Kev Adams au lycée !

Au début ce n’était qu’un événement surprise qu’on ne devait dire à personne. On avait rendez-vous ce lundi 8 octobre 2012 à 17h30 devant le lycée. Ensuite, on est allé dans le réfectoire où le chef de la chaîne W9 est venu nous accueillir. Il nous a expliqué qu’on allait regarder au réfectoire quelques épisodes de Soda et qu’ensuite Kev Adams, Slim et Ludo allaient venir pour une interview exclusive pour W9. C’est grâce à une ancienne élève du lycée, Laura, qui a gagné un jeu concours sur la série Soda que nous avons eu la chance de rencontrer Kev. La rencontre avait été organisée par Madame Bourdier, la proviseure. Kev nous a signé des autographes et a fait des photos avec nous. Il est resté une heure et demie et il a sympathisé avec la gagnante du concours.

Agathe DUBOIS (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Kev Adams au lycée professionel Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92) le 8 octobre 2012.

Eloge de la sieste au lycée : « J’ai dormi toute l’année, j’ai pris un abonnement ! »

Dormir en cours me permet de me concentrer davantage, de faire passer la fatigue et la faim, de me plonger dans mes soucis, de récupérer facilement et de me décrotter le nez. J’aime effectuer les contrôles parce que cela me permet de dormir plus ou moins longtemps selon la difficulté du travail. Quand ce n’est pas difficile, je me permets de dormir pendant au moins trente minutes.

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Homo-ghetto, les clandos de la République

C’est par le prof d’espagnol (voir l’article de Kamel sur l’affirmation de son homosexualité) qui m’avait envoyé le lien, en espérant que cela allait m’aider, que j’ai découvert ce livre. Ce livre traite de la vie que mènent les gays et lesbiennes issus des banlieues.

Deux mondes homos : les gays parisiens et les homos de banlieue

Il y a vraiment deux modes de vie différents entre eux et les gays parisiens. Ces derniers aspirent à l’évolution des droits alors que, nous, on essaye juste de survivre, de ne pas subir d’agressions. Ainsi, le droit au mariage, ça ne va pas forcément faire avancer les mentalités, ça ne va pas empêcher les gens d’agresser. En fait, nous, on est obligé de se cacher par peur du regard des autres. A mon sens, ce qu’il faudrait faire, c’est plutôt aider les jeunes à aller mieux. Mais, homo-ghetto m’a permis de savoir qu’il y a des gens qui sont dans des situations pire que le mienne.

L’homosexualité refoulée des videurs de boîte

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Itinéraire d’un coming out en lycée pro

Au mois de février, lors retour de stage, deux élèves du lycée, Assma* et Inès, m’avait demandé si j’étais homosexuel. Jusqu’alors, je n’arrivais pas à en parler. Pour moi, vu que ce n’était pas normal d’être homosexuel, c’était logique de ne pas en parler. Pour moi, dans la logique des choses, un homme était fait pour aller avec une femme. Je me disais aussi que si les autres le savaient, ça allait tout changer. En fait, ils s’en doutaient déjà.

Je n’arrivais pas à me concentrer à l’école

Quand j’allais à l’école, c’était comme si je n’y étais pas. Je n’arrivais pas à me concentrer tellement ça me prenait la tête. Et je ne pouvais pas dire pourquoi je n’arrivais pas à me concentrer à l’école. Je savais que c’était ça mais je n’arrivais pas à le dire. Je me rendais pourtant compte qu’il fallait que j’en parle parce que je sentais que je ne pouvais pas faire autrement si je voulais me sentir mieux.

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50 ans après, ne pas oublier la guerre pour l’Indépendance de l’Algérie

Cette guerre n’a jamais été oubliée. En Algérie, il y a beaucoup de personnes qui se souviennent de cette guerre. En entendant des vieux ou des jeunes quand je vais là-bas, je comprends qu’avant l’Indépendance, c’était un peu la loi du plus fort. Beaucoup de vieux, nous ont raconté que des militaires français les maltraitaient et posaient toujours la même question : « où sont les fellaghas ? ». Et invariablement, ces personnes âges disaient on ne sait pas où sont les fellaghas.

Le combat pour l’Indépendance plus fort que tout

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Je suis allé en stage en Porche Cayenne !

Mercredi 18 janvier 2012, centre commercial Quai des Marques à l’Île-Saint-Denis. Pour ne pas arriver en retard, j’ai dû garer ma Porche Cayenne sur une place handicapée du parking du centre commercial, toutes les autres places étaient prises. A 10 heures, le haut-parleur du centre s’est mis à crier « Le monsieur de la Porche immatriculé XXX est prié de déplacer son véhicule garé sur une place réservée aux handicapés ». J’ai alors demandé au responsable de la boutique où je faisais mon stage si je pouvais déplacer ma voiture. Mon responsable resta stupéfait. En sortant du magasin, tous les clients et les vendeurs me regardaient. Quand j’ai sorti la clé de la voiture, mon responsable avait les yeux ahuris et tous étaient bluffés.

Pour nous, jeunes, c’est mal vu des flics d’être au volant d’une Ferrari

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Des sans-abris pas sans habits

Comme tout le monde a pu le constater, la période de décembre à février a été particulièrement douloureuse cette année. Déjà difficile pour nous, qui avons tous un toit, cet hiver glacial a été terrible pour les SDF. Les sans-abris, ont énormément souffert. Plus de 460 morts sur toute l’Europe. Dans notre hexagone, les températures sont descendues jusqu’à -20˚C. Il a fallu agir et aider un maximum ces personnes, souvent dans un mauvais état, autant sur le plan physique que psychologique. C’est pourquoi, avec mes camarades, nous avons décidé de les aider !!!

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Horoscope 2012 : méfie-toi des gazelles !

Amour, Argent et Chance. Dounia, Garfiield et Isleyme disent ton avenir.

TAUREAU :
Argent : On est dans une société où Sarko dépasse les bornes, l’avenir est à lui, donc range tes cornes.
Amour : Non, toi n’y pense pas. C’est tout !
Chance : Fais attention ! On sait toi et moi que ta écrasé pas mal de merde.

SAGITAIRE :
Argent : C’est la merde, ta beau travailler, tu gagnes jamais assez d’argent pour te payer un loyer.
Amour : ça vient et ça part, mais au final sa te mène nulle part.
Chance : Oublie, les seuls chanceux sont les Stars, comme t’en seras jamais une … Garde le moral !

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Brel, Brassens, Ferré mon coup de foudre pour la chanson française

Adepte de l’éclectisme, je vais vous parler de mon goût prononcer pour la variété française ou autrement dit les chansons à texte. Tout a commencé par hasard, il y a environ trois ans chez les parents d’une amie, tombant sur un disque de compilation de chansons françaises. J’ai eu le coup de foudre pour ce style de musique et je me souviens de la fameuse chanson de RENAUD « Mistral gagnant ». Elle avait créé en moi une sensation telle que celle qu’on peut ressentir le 14 juillet, jour de la prise de la Bastille. En rentrant chez moi, je me suis mis à écouter tous les grands Noms des années 50 à aujourd’hui, passant de Léo Ferré à Brassens, de Maxime Le Forestier à Démis Roussos jusqu’au majestueux et Grand Jacques Brel… et j’en passe !

Soif de comprendre chaque mot

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Il est gay…

Perdu entre deux mondes, un monde où il est compris, et l’autre où il est victime d’homophobie …
19 ans aujourd’hui, il est au lycée, masculin de sexe mais efféminé de l’intérieur… Il parle de ses problèmes de cœur avec des filles, comme des filles entre filles. Elles veulent et font de lui leur meilleur ami. Plus il avance dans la vie, plus il déprime. Le pronom personnel « il » ne lui correspond plus. Certaines et certains l’appellent « elle » … Sa vie sexuelle il aime la cacher, peur de décevoir sa famille. La vérité, il la cache à ses parents qui rêvent d’avoir une descendance … Les yeux fermés la nuit, il se dit « mais qui appellera mon père, grand-père ».

Il se bat tel un soldat, évitant les coups et les bleus

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Les embrouilles, c’est la gangrène : la vie est trop importante pour l’écourter

Josco Luth dénonçait dans le premier numéro de Bal’actu numéro 1 « la lâcheté à l’état pur de ces groupes qui s’attaquent à un jeune isolé » (voir ici). Retour sur une embrouille sans queue, ni tête entre Clichy et Asnières. Un récit brut sans émotion pour une prise de conscience ?

Clichy et Asnières, une embrouille qui dure plus de 20 ans maintenant. En mai 2010 un jeune lycéen de 18 ans, habitant Asnières se fait attaquer par des mecs de Clichy devant son lycée à 8h00 du matin. Il se fait agresser à coup de marteau. En fait, ils l’ont envoyé dans le coma. Suite à ça, la révolte éclate très vite. Une descente à Clichy le jour même a été organisée par un groupe de dix jeunes d’Asnières. Ils sont rentrés dans Clichy Fournier. En marchant dans leur cité, ils croisent un mec de Clichy qui partait à l’école. Dès qu’il les voit, il court à 800. Très vite, il se fait rattraper par quelques jeunes. Il se fait planter, tabasser.

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Championnat international à Paris : un événement exceptionnel. Reportage.

Les 28 et 29 octobre 2011 a eu lieu l’iddc, l’international double dutch championship à la halle Carpentier à Paris. Ce fut un événement exceptionnel. Pour cette troisième édition, nous avons eu le droit à la visite du ministre des sports David Douillet. Il a donné son accord pour l’agrément. Le double dutch est désormais reconnu comme un sport à part entière par le ministère. Je pense que c’est un plus pour notre fédération. On pourra accomplir beaucoup de choses. Revenons à l’événement. Cette année plusieurs nouvelles équipes avaient fait le déplacement : Portugal, Mozambique, Kenya et Maroc.

La visite de David Douillet, ministre des sports

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volleyeur pro : savoir concilier entraînement intensif et études

La vraie réussite pour Gabriel Lechalier, joueur d’Asnières volley 92 : décrocher le bac en étant pro.

C’est ma professeur d’EPS de 4eme qui m’a encouragé à poursuive dans le volley que je venais juste de découvrir au collège. Le volley m’a pris pour deux raisons. D’une part, le psychologique compte autant que le physique malgré l’absence de contact direct avec l’adversaire. D’autre part, on apprend à se surpasser pour le collectif : mes coéquipiers comptent sur moi autant que je compte sur eux.

Intégration dans le pôle France

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Ma banlieue n’est pas une racaille

La banlieue est cible de toutes les attaques. Cette société essaie de rejeter cette jeunesse sortie de ces tours de béton qui vit dans des cités, symboles pourtant de la mixité, et qui lutte au jour le jour pour se faire entendre de l’’Etat et du système capitaliste. Pour certains politiques, cette jeunesse, ces cités sont le symbole de l’insécurité.

Ma jeunesse à moi se lève à l’aube

Mais, ma jeunesse à moi se lève à l’aube pour aller au charbon pour rendre fiers ses parents qui se sont battus pour que leurs enfants fassent des études, pas pour qu’ils glandent en bas des tours comme certains disent.

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Faire un journal, c’est un plaisir !

Cette année, le lycée professionnel Daniel Balavoine s’est doté d’un outil nouveau. Bal’actu, le journal des lycéens et du lycée a vu le jour. Nous sommes deux classes, les 1COM et les 1V, à l’avoir réalisé et rédigé. Des sujets de toutes sortes ont été abordés, et j’ai ressenti que mes camarades y mettaient du cœur, et y prenaient plaisir. J’ai aussi pu sentir qu’il dynamisait la vie lycéenne. Je pense que ce plaisir est né du fait de pouvoir s’exprimer et de partager nos centres d’intérêts. Bal’actu a été un support de partage.

Un support de partage

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Le lycée professionnel Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92) s’organise pour défendre ses élèves étrangers. Témoignage.

Je suis arrivé en France en 1996, j’avais 6 ans. A partir de mes dix-huit ans, j’ai dû aller à la préfecture (file d’attente à partir de 6 heures jusqu’à 17h, fonctionnaires irrespectueux…) tous les trois mois pour renouveler mon titre de séjour. Puis j’ai eu un entretien à l’OFPRA. Et six mois plus tard j’ai reçu un courrier me signifiant que ma demande était rejetée. Je me suis donc retrouvé sans-papiers.

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Une réforme des retraites injustes

Certaines gens disent que les jeunes ont fait blocus (bloquer leur lycée) juste pour ne pas aller en cours. Que les jeunes se fichaient complètement de la réforme qui ne les regardaient pas (voir l’article « Une jeunesse apolitique« ).
Moi, j ai envie de leur dire que cette reforme nous considère tout autant et plus particulièrement nous, les jeunes, car ce sont nous les futurs travailleurs de demain. C’est vrai que certain ont essayé de détourner le mouvement en faits divers. Les médias ont préféré montrer les photos et les vidéos des casseurs au lieu des vrais manifestants qui se battaient contre une reforme injuste qui veut nous faire travailler jusqu’à a 62 ans … pour les plus chanceux. En effet, pour la plupart, le départ à la retraite sera vers les 65 ans ou 67 ans, voire 70 ans.

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Tempête climatique sur la west Africa !!!

De la neige au Mali, des températures de four en Mauritanie… Les météorologues s’arrachent les cheveux. Heureusement, les spécialistes en climatologie de Balavoine prodiguent leurs bons conseils à leurs frères africains

MAURITANIE : 102°. Une violente tempête est prévue. Enterrez-vous, c’est mieux pour vous hein si tu voulez pas kannei. Je vous conseille de sortir tout nu et de vous raser tout vos poils de culs, Lol.

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La casquette, c’est notre identité

Dans la plupart des lycées, la casquette est interdite. Je ne suis pas d’accord avec ça parce que pour moi, son port ne devrait être interdit qu’en classe et autorisé dans le reste du lycée. La casquette représente un symbole dans notre vie. Nous la portons au quotidien. C’est un style de vie. Nous en avons besoin presque tous les jours. Nous voulons simplement exprimer notre style au lycée. C’est pour cela que je ne comprends pas pourquoi elle est interdite à l’intérieur de tout l’établissement.

La confisquer, c’est nous offenser

Je la porte parce que c’est un signe d’appartenance à un groupe des jeunes. Tous les jeunes en portent. Personnellement je n’ai jamais vu un endroit où les jeunes ne portent pas de casquette. Elle est présente partout, donc je voudrais que les proviseurs des lycées se rendent compte combien elle est importantes pour nous. Le fait qu’on nous la confisque nous révolte, nous procure des sensations de haine. Nous nous sentons en quelque sorte offensés.


Mais respect des professeurs en cours


Du point de vue des adultes, je peux comprendre que par respect des professeurs on l’enlève en cours. Parce qu’ils ont besoin aussi de voir nos visages à l’extérieur de la salle de classe ? Je ne vois pas pourquoi cela dérange les adultes. Je comprends que cela les dérange, car nous n’agressons personne. Dans tous les cas, nous l’enlèverons par nous même. Donc autant nous laisser tranquille avec !
Pour finir, mon souhait serait d’autoriser la casquette au lycée sauf dans les salles de classe.

Casquette man

Article paru dans Bal’actu numéro 1, décembre 2010.

Photo Olivier Menouna : trois élèves du LP Daniel Balavoine de Bois-Colombes (92).