Archives de catégorie : Travail

« Un plan d’urgence devrait être mis en place pour revaloriser la formation professionnelle »

Après être passé par la filière Gestion administration au lycée Paul Painlevé, Mohamed est actuellement étudiant en sciences à l’Université Paris-Sud. Il revient pour PPL Actus sur son parcours et la voie professionnelle. Interview lucide et sans complaisance.

PPL Actus : Que retenez-vous de votre passage au lycée Paul Painlevé ?

Mohamed : Difficile à dire. Il y a vraiment de tout. Au niveau positif, les profs et les surveillants sont vraiment bienveillants mais réalistes.

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis étudiant en sciences à l’université Paris Saclay (ex Paris-Sud).

Que vous a apporté votre filière gestion administration ?

A part ranger mes fiches, la GA ne m’a pas terriblement servie. Mais c’est plus lié à mon choix de formation.

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Ce confinement est une chance

Depuis le début du confinement, je trouve que cela a été positif car j’ai pu réaliser des choses que je n’aurais pas faites. J’ai eu le temps de finir des choses que je pensais ne jamais finir comme mes devoirs, réviser et m’avancer sur mes cours, me reposer car avec le travail, sachant que j’étais toujours en heures supplémentaires, je n’arrivais pas à suivre les cours et je me retrouvais toujours fatiguée, stressée ou bien en manque de confiance en moi. Je me disais que si je ne rattrapais mes cours, je ne pourrais jamais avoir mon baccalauréat.

Rien ne me déplaît car même avant le confinement

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Youtubeur, métier de rêve ou nouvelle alinéation des temps modernes ?

Youtubeur/youtubeuse, c’est bien un métier, mais peut-être pas le meilleur. Le métier de youtubeur est compliqué, mais aussi facile à la fois. C’est compliqué car c’est quand même beaucoup de travail. Squeezi est un exemple de youtubeur, comique et gamer, qui a réussi à transformer sa passion (youtube donc) en métier. Pour ça, il doit poster plusieurs vidéos par semaines avec plusieurs thèmes différents et intéressants pour que ses abonnés ne se lassent pas. Il fait environ 300 000 vues et gagne un salaire mensuel de 45 000 euros. Il faut avoir énormément d’inspiration pour être aimé des personnes et avoir beaucoup de vues, sans quoi vous ne pouvez pas être rémunéré et donc ce n’est plus un métier.

C’est devenu à la mode de faire des vidéos réponses aux commentaires méchants

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Théâtre. Les hommes préfèrent-ils les cruches ?

Le mardi 04 Décembre 2018, les élèves du lycée Paul Painlevé à Courbevoie accueillaient pour la première fois au sein de leur établissement la troupe de théâtre “L’équipe du matin” pour une représentation exclusive de la pièce « Dérivée ». Une salle a été spécialement aménagée pour l’occasion.

C’est une pièce théâtrale qui avait pour thème l’orientation des élèves dans l’enseignement supérieur. La pièce mettait en scène la détresse silencieuse d’une jeune fille nommée Alice dans ses perspectives d’avenir. Alice est une élève en classe de Terminale S, introvertie, avec un caractère de “garçon manqué”. Elle est très proche de deux amis, l’un d’entre eux Bob qui la voit comme un ami mais pas comme une fille et l’autre Eve qui est tout son opposé. Au début de la pièce Alice est en difficulté scolaire et révise avec ses deux amis malgré son parcours modèle durant les années précédentes.

La pièce met en exergue le sexisme toujours omniprésent dans le secteur de l’industrie

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Sans diplôme la vie active est un gros coup de poing

Théo, 22 ans, vient de reprendre ses études au lycée dans la classe de 1ère bac pro commerce en alternance. Autonome financièrement, il habite dans un appartement avec sa copine. Il appelle les lycéens plus jeunes à travailler à l’école pour ne jamais avoir de regrets.

Beaucoup de monde sous-estime l’importance des études pour la vie active. C’est normal quand on est jeune, chaque personne, quelle qu’elle soit, est passée par l’adolescence dans sa vie. Et chaque personne travaillant, du parent au collègue, et même jusqu’au patron, tient étrangement le même discours, un discours qu’on entend tous au moins une fois dans sa vie : il faut travailler à l’école. Travaille bien à l’école et tu réussiras ta vie.

La vie active nous ramène vite à la réalité

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Tous auto-entrepreneurs, tous macronisés, tous ubérisés ? Mon boulot de livreur après les cours

Lycéen en première, je travaille pour Uber Eats depuis mai 2017 après les cours et le week-end. C’est une entreprise anglaise qui recrute des livreurs dans toute la France. Pour travailler chez eux, on doit d’abord créer un compte d’auto-entrepreneur. Normalement, il faut avoir l’âge légal, c’est-à-dire plus de 18 ans.

Mineur, mon frère majeur a donc ouvert un compte pour moi : 120 euros, mais la pochette pour le téléphone est gratuite !

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Comment entrer dans la police nationale ?

Trois possibilités.

1. Le concours en externe gardien de la paix

La première épreuve est une épreuve écrite coefficient 4, d’une durée de 2h30 suivi de tests psychotechniques (durée de 2h30 sans coefficient car elle sert à évaluer les candidats pour l’oral). La deuxième épreuve est une épreuve d’exercices physiques, un parcours habilité motrice, suivi d’un test d’endurance coefficient 3. La dernière épreuve est un entretien avec le jury composé de policier d’un enseignant et d’un psychologue de 25 minutes coefficient 4

2. Adjoint de sécurité (ADS)

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Tout savoir sur les cadets de la République

Les Cadets de la République, on les croise quelques fois dans le lycée. Mais que font-ils ? Que préparent-ils ? Comment se déroulent leurs stages dans la police nationale ? Témoignage de quatre d’entre eux pour PPL Actus.

Les cadets de la république sont une chance d’intégrer la police nationale pour tous ceux qui ne possèdent peu ou pas de diplômes, c’est un contrat de deux fois trois ans : une année de cadets et cinq années d’ADS : adjoint de sécurité. Cette formation consiste à apprendre le métier de policier mais aussi à préparer le concours interne de gardien de la paix. C’est une formation qui dure un an durant laquelle on étudie pour se donner toutes les chances de réussite pour le concours.

Formation et vie de famille pas toujours évident à concilier

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Les bandits se ruent sur l’or des mineurs sénégalais

Le doura, ce sont des champs où il y a l’or. On y trouve des cailloux avec plein d’or dedans. Les chercheurs d’or les mettent dans des sacs qu’ils transportent. Quand ils reviennent à la maison, les femmes les aident aussi à casser les cailloux jusqu’à ce que ça devienne du sable. Après on le pile. Puis, avec des sortes de machines avec plein de bidons d’eau et des tapis, on verse l’eau et on frotte. Quand on voit que la couleur est dorée, on l’amène chez une personne qui met le feu sur l’or et ça se transforme en boule d’or. On procède alors à la pesée. En fonction du poids, une certaine somme d’argent est versée, entre 5000 francs CFA jusqu’ ‘à 20 000 francs CFA (soit entre 7.5 et 30 euros environ). Enfin, il faut savoir que le travail à la mine est très dangereux car, sur le trajet, beaucoup de bandits rôdent pour prendre l’or des mineurs.

Tounkara – Première

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Visuel : capture écran du reportage d’Africa 24.

L’alternance, c’est de l’esclavage !

J‘ai choisi l’alternance car je trouvais cela bien de gagner des sous tout en étant en cours. Je trouve que l’alternance, c’est de l’esclavage car on gagne 25 à 50% du Smic. Déjà, ce n’est pas grand-chose, mais, en plus, on fait exactement la même chose que les salariés mais sans être trop considéré comme des salariés. Ainsi, lorsqu’on est absent en cours, l’entreprise nous retire une journée de salaire par jour d’absence au lycée, sachant qu’on ne gagne pas grand-chose.

Obligé de travailler pendant les vacances scolaires

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Eboueurs, pompiers, techniciens de surface, voici les vrais héros !

Le travail est essentiel pour vivre heureux car le travail finit toujours par payer. Il faut travailler dur pour pouvoir gagner sa vie et pouvoir avoir une vie paisible. De nos jours, pour cela, il faut tout de même faire des études plus poussées et travailler très dur à l’école, obtenir des diplômes et comme on dit : le travail finit par payer tôt ou tard. Il y a tout de même des inégalités et de l’injustice car il y a toujours du piston et de l’aide interne (famille, amis…). Il y a aussi les familles issues d’un milieu social aisé et qui donc n’ont pas forcément besoin de travailler dur. Les personnes qui travaillent dur ont plus de mérite et leur travail mérite plus de reconnaissance. Les personnes qui ont le plus de mérite sont les techniciens de surface, les pompiers, les éboueurs…

Mohammed – Première commerce

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo d’éboueurs à Paris. Wikimedia Commons.

Sur les rails de la réussite : du bac ARCU à la SNCF, c’est possible !

Que faire après le bac pro ? Fac, BTS en lycée ou alternance ? Poursuivre ses études sans APB (devenu Parcoursup), est-ce possible ? Parce que, souvent, le meilleur exemple vient des pairs, Sarah, ancienne élève du LP Paul Painlevé de Courbevoie, est intervenue le 14 mars 2017 devant les élèves de Terminales gestion administration afin de leur parler d’orientation. Elle nous retrace, pour PPL Actus, son cheminement dans les méandres des filières post-bac.

Bonjour, je suis Sarah ancienne élève du lycée Paul Painlevé.

J’ai suivi pendant trois ans un bac professionnel ARCU (Accueil Relations Clients et Usagers) dans le même lycée. Ce fut une très belle expérience, mais surtout grâce aux stages que j’ai pu faire (Commerce, Auto-école…). Cela m’a permis d’avoir un très bon relationnel avec les clients, mais aussi d’avoir plus d’autonomie. En général, on prend de la maturité et de l’expérience durant les stages. D’où le côté filière professionnelle qui est intéressant.

En terminale, j’étais aussi un peu perdue car je ne savais pas vraiment quel cursus suivre

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Des stages épanouissants

Huit semaines de stage en milieu professionnel, c’est parfois très long et pénible. Cela peut être aussi source satisfaction. Retour d’expérience positif pour deux élèves de terminale Gestion administration.

Je me sens encore plus mature

Ce qui m’a le plus plu dans mon stage c’est l’ambiance qui était assez détendue mais à la fois sérieuse. Le contact avec les élèves de l’auto-école m’a beaucoup plu, je me suis rendue compte que dans une auto-école il n’y a pas que de l’administratif mais il y a aussi du social et de l’entraide. J’ai fait énormément de belles rencontres : autant avec des personnes de mon âge qu’avec des personnes plus âgées. Je me suis très bien entendue avec tout le monde et j’ai beaucoup apprécié la confiance qu’avait mon tuteur pour moi. Je me suis beaucoup épanouie et j’ai pris confiance en moi et je me sens encore plus mature. Il n’y a pas eu de côté négatif, sauf les élèves qui pouvaient être désagréables quand par exemple une heure de conduite était annulée. Ce fut une très belle expérience.

Anissa – Terminale Gestion administration

Une perspective de travail en vue

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Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

À l’époque de la traite négrière, les femmes noires étaient soumises à leurs maîtres comme les hommes. Cependant, leur rôle de servitude était différent. Elles faisaient les tâches ménagères, la lessive, l’amidonnage et le fonctionnement des foyers. Bien sûr, certaines d’entre elles ont été affectées au même titre que les hommes aux travaux de plantations, elles assuraient également la survie de familles blanches. Un autre rôle peu connu était d’être auprès de la famille esclave. Elles s’occupaient des enfants, s’occupaient du repas, de ménage malgré leurs journées passées aux champs ou au travail, puis dans la maison du maître et enfin dans le foyer. Une triple journée de travail en somme.

La pratique cruelle de la condition du ventre

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La royauté et l’esclavage

La traite négrière est légalisée par le roi de France Louis XIII. Il fait preuve d’hostilité au départ mais il se laisse convaincre par le fait que la traite négrière lui est présentée comme le meilleur moyen de christianiser les Africains. Son successeur, Louis XIV qui promulgue le « Code noir » en 1685 encourage la traite négrière en donnant une subvention pour chaque esclave introduit dans les colonies.

L’esclavage organisé et codifié pour le profit

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Anciens élèves du LP Paul Painlevé, que sont-ils devenus ?

PPL Actus est allé à la rencontre de Deniz, élève en seconde bac pro service accueil de la clientèle à Paul Painlevé en 2009-2010. Après un parcours scolaire chaotique, cet élève absentéiste travaille actuellement dans un kebab, celui de son père, rue de Clignancourt à Paris, dans le 18ème, près de Château rouge. Interview.

PPL Actus : C’était un choix de venir à Paul Painlevé ?
Non, plus une obligation car j’avais des vœux à faire. J’ai été absentéiste entre la 4ème et 3ème. Et en 3ème, je foutais la merde, j’ai été viré de mon collège, et ils m’ont mis dans un centre de réinsertion à Colombes. On était 5/6 par classe.

« A partir du moment, où on m’a dit que je pouvais arrêter l’école à 16 ans, j’ai arrêté. »

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Rien que le sexe, la drogue et la mode pour la jeunesse de lycée pro ?

En 2016, la jeunesse, c’est les soirées, la drogue, le sexe, la mode. Les jeunes ne veulent plus penser à leur avenir, ni aux études. Après le bac pro, go en entreprise ! Ils ne veulent pas gagner grand chose. Quand, plus ou moins, ils gagnent 1600 euros, pour eux, c’est le top. A ce rythme, dans dix ans, il n’y aura plus de docteurs ou d’ingénieurs. Il y aura des femmes de ménage, des électriciens, des mécaniciens. Certains vont en pro pour finir le plus vite possible l’école.

Penser à un futur, c’est mieux !

Mais, d’autres, j’en fais partie, on est là parce qu’on a choisi un métier qu’on aime. Vouloir rester jeune, c’est bien, mais on n’y reste pas longtemps, jeune. Alors, quand votre corps grandit, mais pas votre cerveau, c’est seulement grandir en restant bébé. Le sexe, la drogue, la mode, certes ! Mais, il faudrait penser à sortir de la jeunesse. Penser à un futur, c’est mieux !

Ordavia, Seconde accueil

Article paru dans PPL Actus numéro 2, mai/juin 2016.

Photo d’illustration : PxHere – Ricardo Medeiros

Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

Début avril 2016, à l’occasion de la loi travail, des élèves du lycée professionnel Paul Painlevé à Courbevoie (92) ont organisé un blocus devant l’établissement. Retour sur cette journée mouvementée qui a dégénéré en feux de poubelles et jets de projectiles contre les vitres du lycée à travers une série d’articles des élèves.

Oui au blocus, non aux jets de pierres et aux feux de poubelles !

C’était un jeudi, ce jour-là je commençais à 9h. J’étais dans le bus, il était 8h30, j’ai reçu un message d’une copine en disant qu’il y avait le feu au lycée. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Puis, je suis arrivée devant le lycée et j’ai vu plusieurs policiers autour du lycée. Ils étaient en train de bloquer le passage. Une dame m’a demandé si j’étais une élève du lycée, je lui ai répondu que oui.

Puis, elle m’a dit que je n’avais pas cours. Je suis restée devant le lycée pour voir ce qu’il se passait. Les élèves ont fait ça à cause de la nouvelle Loi du travail. Plusieurs minutes après, je suis rentrée chez moi. Le vendredi je n’ai pas eu cours non plus.

Le lundi, on nous a expliqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs vitres ont été cassées (voir l’article de France bleu ici) et plusieurs poubelles ont été brûlées. Moi, je trouve qu’il ont eu raison de faire un blocus, mais ils sont partis un peu trop loin, c’est-à-dire qu’ils étaient pas obliger de brûler des poubelles et de jeter des pierres pour casser les vitres.

Alison, Seconde accueil

Ils voulaient juste passer sur BFM

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Stage à la poste de Clichy : Les clients facteurs de stress

J’ai effectué mon stage à La Poste de Clichy. Les clients de La Poste de Clichy sont durs. Ils parlent mal et se défoulent sur les agents de La Poste car, souvent, il y a beaucoup d’attente. Ils nous disent qu’on ne sert à rien. Ils ne nous respectent pas. Ils nous insultent comme si on les connaissait, comme si on était leurs amis.

Une fois, un matin, un monsieur énervé m’a tiré les cheveux en me criant dessus. J’ai eu peur.

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Mon lycée, un lieu de rêve au milieu d’une meute de chiens indressables

Entre constat navrant et espoir, Mister K, élève de terminale, dresse un portrait sans concession du lycée professionnel Paul Painlevé de Courbvoie (92).

Le lycée est cet endroit où des gens se réunissent pour apprendre en vue d’obtenir un diplôme pour leur avenir. Cette définition ne s’applique pas à tous les gens du lycée plus précisément.

Trop de gens immatures

Nous avons réuni une meute de chiens indressables qui n’en font qu’à leur tête, qui ne sont là que pour s’amuser, voir leurs amis et emmerder les gens. Beaucoup de gens immatures sont dans mon lycée. Ils mettent la vie des enseignants et des élèves en danger pour satisfaire leurs petits besoins personnels ou amuser les moutons qui suivent leurs conneries.

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Lettre ouverte aux élèves qui foutent la m… en cours

Tous les jours, vous venez en cours juste pour perturber et empêcher les autres de travailler. Il y a ceux qui ont des objectifs et ceux qui ne savent pas vraiment ce qu’ils viennent foutre en cours. Rien en tête, ils ne pensent qu’à faire chier les profs et les autres élèves qui veulent travailler. Franchement, je vous assure, c’est trop triste de vous imaginer que, tous les jours, vous levez, vous vous préparez , vous prenez votre bus et une fois arrivée, vous ne faites rien au lycée. Vous venez juste pour perdre votre temps.!! Des bavardages qui ne cessent jamais.

Pensez à vos parents qui veulent votre réussite

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Je voyais les profs de lycée plus sexy !

Se lever tous les matins à 8h du mat, prendre le bus, quel flemme ! Pour vous dire j’imaginais pas le lycée comme ça. Les profs archi relou puis d’autres qu’on aime bien. Les copines, les copains, les connaissances, les nouveaux, les mecs beaux, les mecs moches. Bref certaines personnes moins bien que les autres.. Je voyais plus le lycée avec des profs sexy, attirants qui nous donneraient peut être envie d’ouvrir un peu nos livres à la place de rester scotcher sur nos Iphones. Ce que j’ai appris le plus au lycée, c’est faire mes devoirs pendant un cours pour le prochain !!! Je peux vous dire c’est une MISSION DE OUF entre ne pas se faire cramer par les profs, écrire vite et surtout suivre le cour en même temps.

PRV (Première)

Article paru dans PPL Actus numéro 1, mars/avril 2016.

Photo : Pixabay

Mes premiers pas dans la vie de bureau VDM au stage à la mairie !

Durant mon stage dans une certaine mairie, les gens du village qui venaient à la mairie étaient vraiment … étranges !
Alors que j’étais au standard téléphonique et à l’accueil, plusieurs personnes m’ont effrayé. Le ton de leur voix et leurs demandes étaient dignes des plus grands psychopathes. J’ai aussi vu certaines situations hallucinantes.

« Elle me traite d’enfoiré au téléphone puis raccroche »

Une Madame m’appelle pour demander la fermeture de la chasse aux pigeons, suite à ma réponse négative et courtoise, elle me traite d’enfoiré et raccroche.
Une jeune fille vient en mairie souriante, elle discute avec nous tranquille, ses yeux sont devenus blancs. Elle a tourné de l’œil puis à commencé à s’effondrer. Ma tutrice l’a alors attrapée par l’écharpe pour la retenir. Mais elle est quand même tombée laissant son écharpe dans la main de ma tutrice.
Une famille entière vient à 18h un mercredi en mairie pour inscrire ses enfants à la cantine. Ne pouvant pas les inscrire cette heure là, nous lui demandons de revenir demain matin. Elle refuse et nous insulte : « si mes enfant ne vont pas à l’école, ce sera de votre faute ! ». Je lui réponds que ça ne va pas m’empêcher de dormir. Ce monsieur est revenu le lendemain juste pour nous dire que son fils n’était pas aller à l’école !!!

« Elle nous ramène un chien trouvé 40 kms plus loin »

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Les stages, c’est énervant, vive le lycée !

On a passé trois semaines de stage au mois de novembre, trois semaines de galère parce que c’est trop long ! On ne se retrouve pas avec la même génération. Nous, on est là avec nos 15 ans et on travaille avec des personnes de 40 ans et plus ! Certes, on n’apprend des trucs et tout, mais pas besoin de trois semaines ! Déjà, moi, au bout de la première semaine, j’en avais marre. En effet, pendant trois semaines, on fait toujours les mêmes choses. On reste sept heures à s’ennuyer alors que, des fois, au lycée on finit plus tôt.

Toutefois, ces semaines là, ça pouvait passer parce que c’était en plein hiver. Il faisait froid et on n’avait pas besoin de sortir. Mais, quatre semaines au mois de juin, le mois où il fait beau et où on a juste envie de sortir, c’est trop ! Finalement, il n’y a pas mieux que le lycée, parce que, sans lui, on s’ennuierait, C’est une façon de se retrouver avec nos potes.

I & M (Seconde)

Article paru dans Bal’actu numéro 8, mars/avril 2013.

Photo : Wikimedia Commons.

La tenue pro le mercredi, c’est relou !

Le port de la tenue professionnelle au lycée professionnel Daniel Balavoine (Hauts-de-Seine), chaque mercredi, est de plus en plus exigé. Mais tous les élèves ne respectent pas cette obligation. Et cela produit des engueulades entre surveillants et élèves.

Certains affirment qu’ils n’ont pas le temps de rentrer chez eux pour se changer, d’autres disent que leur tenue est bien une tenue pro. Il suffit qu’on habite un peu loin du lycée et ça devient toute suite un calvaire. Certains prennent plus de temps à rentrer chez eux que de venir au lycée !!! Pour d’autres, ils pourraient rentrer se changer, mais préfèrent jouer avec les nerfs des surveillants en cherchant à les pousser à bout.

Est-ce que certains profs sont en tenue pro, eux ?

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La recherche de stage ou la découverte du merveilleux monde de l’entreprise

Trouver un stage dans le commerce, c’est la galère. J’ai démarché environ 30 entreprises à Bois-Colombes, à Gennevilliers et à Cergy Pontoise. Je suis parti voir dans des magasins comme La Halle aux vêtements, La Halle aux chaussures, Picwic, etc. … Mais, je n’ai rien trouvé. J’ai aussi envoyé des CV et des lettres de motivation. Aucune réponse. A chaque fois que je passais dans un magasin, c’était toujours les mêmes réponses : nous ne prenons pas de stagiaires, nous avons déjà des stagiaires ou alors il me disait de repasser. Mais on ne me donnait jamais de réponse. Dès fois, il y avait des vendeurs qui mentaient. Ils m’affirmaient qu’ils ne prenaient pas de stagiaires alors que je savais qu’ils en avaient déjà pris. J’ai alors compris que pour trouver un stage le piston servait beaucoup.

Wallid (2COM)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Pixabay

Parents, laissez-nous aller en lycée pro !

La rentrée est passée ! C’est reparti pour une année scolaire enrichissante en émotions, rencontre, disputes, contrôle surprise… Tous les scolarisés de France sont rentrés et pour certains dans une nouvelle dimension. Le changement entre la primaire et le collège est une vrai joie et pour d’autres non. Les nouveaux lycéens sont entrés dans la cour des grands. Les jeunes ont le choix de suivre une seconde professionnelle ou générale et d’autres n’ont pas le choix. La plupart des lycéens n’ont pas choisi de faire une seconde professionnelle, considérés comme soit disant trop nulle pour le lycée général. En fin de seconde, certains élèves se retrouvent aussi en échec scolaire, redoublent et sont alors réorientés en pro. Certains parents sont coupables dans le choix de l’ados. Certains ados auraient aimé faire une seconde professionnelle. Mais, l’enseignement professionnel est trop mal vu de quelques parents. Pourtant, en enseignement général, les élèves ne savent pas quoi faire à la fin de leur scolarité et d’autres ne trouvent pas de job. Les parents doivent laisser leurs “enfants” faire leur choix.

Agathe (2GA2)

Article paru dans Bal’actu numéro 7, décembre 2012/février 2013.

Photo : Lycée professionnel Daniel Balavoine à Bois-Colombes (92).

Eloge de la sieste au lycée : « J’ai dormi toute l’année, j’ai pris un abonnement ! »

Dormir en cours me permet de me concentrer davantage, de faire passer la fatigue et la faim, de me plonger dans mes soucis, de récupérer facilement et de me décrotter le nez. J’aime effectuer les contrôles parce que cela me permet de dormir plus ou moins longtemps selon la difficulté du travail. Quand ce n’est pas difficile, je me permets de dormir pendant au moins trente minutes.

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Trois questions à Margarette, agent de service

Comment se passe ta journée de travail ?
Le matin je commence à 6h30. Je fais le ménage et des fois la loge jusqu’à 9h. Ensuite, j’ai une petite pause déjeuner vers 11h. On prépare le self ensuite pour le service de la cantine. Après on doit ranger et laver la cantine. Puis à 15h30 je finis ma journée de travail.

Comment trouves-tu les élèves ?
Je n’ai pas de problèmes avec les élèves, je suis maman d’ado, donc je peux cerner les élèves, leurs façons de parler. Je respecte les élèves donc ils me respectent.

Quelles sont les contraintes et les avantages de ton travail ?
Les contraintes, ce sont les détériorations que font les élèves sur les tables. Il y a des graffitis et les chewing-gums collés dessous, les crachats un peut partout et les chaises qu’il faut mettre sur les tables à la fin des cours, sans compter les diverses insultes que l’on trouve sur les murs. A la cantine, ce sont les sauces gaspillées et les chaises déplacées qui ne sont pas remises à leur place. Les avantages, ce sont les connaissance que l’on a avec les élèves quand on revoit des anciens élèves dans la rue et qu’ils se souviennent de nous quelque temps après.

Propos recueillis par Yacine et Cindy (TCom).

Article paru dans Bal’actu numéro 5, avril/mai 2012.

Photo de Maragrette : Guillaume Bordet.

27 ans Au LP Balavoine (92) et toujours le sourire !

Au lycée toujours dès l’aube, Philippe, adjoint technique et de maintenance en bâtiment va bientôt nous quitter pour un autre établissement. Anès Mami (Terminale Vente) l’a interviewé pour Bal’actu et lui souhaite une très bonne continuation de la part de tout le lycée professionnel Daniel Balavoine (Hauts-de-Seine).

Bal’actu : Comment êtes-vous rentré à Balavoine ?
Je travaillais déjà dans des collèges, puis je suis passé stagiaire à Balavoine. J’ai passé un premier concours que j’ai eu puis l’adjoint technique qui était là, à l’époque, est parti. Donc je suis resté sur place. J’ai repassé un deuxième concours et le proviseur d’alors a demandé ma titularisation dans cet établissement.

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L’Enfer du décor des lycéens salariés

Nous traversons une époque difficile. Les temps sont durs, même en étant scolarisé. Le lycée ne nous aide évidemment pas financièrement et les moyens financiers de nos parents sont souvent limités, ce qui ne s’arrange pas avec la crise financière qui s’accentue. Il faut donc se retrousser les manches ! Rester déterminé pour chercher un travail et devenir autonome. Et la vie ne devient franchement pas rose du tout quand, en plus, l’on est victime d’un licenciement abusif (voir aussi mon témoignage ici).

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Fast food, fast licenciement !

Le licenciement abusif est monnaie courante dans la restauration rapide. Voilà comment celle-ci remercie ceux, souvent des lycéens, qui triment dans les fast food après leurs cours ! Pendant un an, de septembre 2010 jusqu’à août 2011, je faisais en effet des horaires infernaux : 18h/minuit.

« Tu montes et tu t’habilles, et t’attends comme les autres »

Un jour, je devais commencer à 20h. Mais ce jour-là, arrivé à 19h40, j’étais en avance. Plusieurs de mes collègues n’avaient pas encore pointé. J’ai alors demandé au manager de me laisser rentrer chez moi vu qu’aucun autre employé n’avait commencé son service. Sa réponse immédiate fut négative : « Tu montes et tu t’habilles, et t’attends comme les autres ». C’est ce que j’ai fait. Puis je suis resté vingt minutes sans rien faire. Mon manager m’a enfin demandé de pointer. J’ai donc commencé mon service. Dans les environs de 22h, il n’y avait plus aucun client. Étant musulman et à jeun au moment des faits, je me suis servi un verre d’eau afin de rompre mon jeune.

Licencier … pour avoir bu un verre d’eau

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Lycéen et barman chez Angelina : la fatigue, ce n’est pas ma tasse de thé !

Depuis la fin de l’année 2011, pour me faire de l’argent de poche, je me suis engagé à travailler tous les week-ends et lors des vacances scolaires en tant que barman chez Angelina, une enseigne réputée située au cœur du jardin d’acclimatation.

Des illustres clients : Proust, Coco Chanel et aujourd’hui Arthur, l’animateur de TF1

C’est en 1903 que le confiseur autrichien Antoine Rumpelmayer fonde Angelina, baptisé ainsi en l’honneur de sa belle-fille. Depuis plus d’un siècle, le salon de thé s’est imposé comme un haut lieu des plaisirs gourmands parisiens. Dès son ouverture, Angelina devient l’incontournable rendez-vous de l’aristocratie parisienne. Dans ses salons se sont croisés Proust, Coco Chanel et les plus grands couturiers français.

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Ma première journée de stage : fatigante… comme certains clients !

L’école est finie. C’est les vacances … enfin presque, le premier jour de stage, c’est pour très bientôt et pas de tout repos.

10 janvier. Première journée de stage et premier contact avec l’entreprise et les salariés. Plusieurs tâches nous sont confiées. La plus évidente est l’entretien intérieure du magasin. S’ajoute à cela, la réception des cartons livrés la mise en rayon des produits. Une fois entretenu, le magasin s’apprête à accueillir les clients. L’accueille se compose de 8 étapes qui sont les suivantes : l’accueil du client, la recherche des besoins, la réponse aux objections, la présentation du produit et du prix, la vente additionnelle ou complémentaire et enfin la prise de congé. Tout ceci pour vendre des produits à des prix parfois dérisoire ! La première journée fut difficile, car je n’étais pas habituée au monde du travail mais aussi parce qu’à long terme rester debout est désagréable et fatigant. Fatigant comme certains clients !

Sarah

Article paru dans Bal’actu numéro 3, mai 2011.

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