Archives de catégorie : Actualités

le blog PPL Actus à la une du partie Club de Mediapart

Le 22 mai 2020, les journalistes repsonsables de la partie club de Mediapart ont sélectionné en une le billet de présentation de ce blog. C’est à lire ici sur Mediapart.

C’est avec fierté nous avons constaté la publicité faite à ce blog de paroles populaires lycéennes d’autant que ce média ne sélectionne seulement qu’une dizaine de billets sur plus de 260 publiés chaque jour depuis le confinement comme l’indique la journaliste Sabrina Kassa, coresponsable du Club de Mediapart dans cette vidéo (à voir partir de 28 minutes et 24 secondes).

Pour rappel, ce blog reprend une sélection imposante d’articles de nos élèves publiés de lycée professionnel depuis 2010 dans trois journaux différents. Un blog certainement unique en France par son ampleur.

Bonne lecture !

Gaétan, un lycéen au cœur des gilets jaunes

Je suis gilet jaune depuis novembre 2017, j’avais découvert ce mouvement grâce à un internaute qui se filmait en nous demandant de placer le gilet jaune sur le tableau de bord de la voiture. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de rejoindre le mouvement. Ce sont les arguments d’Emmanuel Macron qui nous mettent en colère, c’est pour cela que je manifeste tous les samedis.

A Tours, quartier Rochepinard à côté de l’Ikea, le 17 novembre, premier samedi du mouvement, nous étions en train de manifester pacifiquement sur la route, quand tout à coup les policiers sont arrivés avec les fourgons et nous ont sommé de regagner le trottoir en nous poussant brutalement.

Actuellement, je soutiens les personnes qui ont été victimes de tirs de LBD 40 visés aux yeux, et de grenades lacrymogènes

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Interview du collectif Désarmons-les : « la violence policière est systémique et ne dépend pas des policiers uniquement »

PPL Actus : Qu’apporte le collectif « Désarmons-les » ? Pourquoi a-t-il été créé ?

Le collectif « Désarmons-les » a été fondé en 2012, d’abord pour informer sur les armes utilisées par les forces de l’ordre dans le cadre du maintien de l’ordre, avant d’assister dans leurs combats et épreuves les proches de personnes assassinées par la police en 2013, puis les blessé-es et mutilé-es à partir de 2014.

Où se situe ce collectif ?

Le collectif n’a pas de localisation géographique, ses membres sont dans plusieurs villes. Pour se protéger, il a fait le choix de ne pas s’installer dans un lieu en particulier.

Qui sont les personnes qui ont eu l’idée du collectif « Désarmons-les » ?

Les personnes qui ont eu l’idée du collectif et qui l’ont fondé étaient militants radicaux de longue date (début des années 2000), notamment au sein de collectifs et réseaux opposés aux frontières et à l’enfermement des étrangers, mais aussi de luttes anticapitalistes et écologistes.

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« Un plan d’urgence devrait être mis en place pour revaloriser la formation professionnelle »

Après être passé par la filière Gestion administration au lycée Paul Painlevé, Mohamed est actuellement étudiant en sciences à l’Université Paris-Sud. Il revient pour PPL Actus sur son parcours et la voie professionnelle. Interview lucide et sans complaisance.

PPL Actus : Que retenez-vous de votre passage au lycée Paul Painlevé ?

Mohamed : Difficile à dire. Il y a vraiment de tout. Au niveau positif, les profs et les surveillants sont vraiment bienveillants mais réalistes.

Quelle est votre situation actuelle ?

Je suis étudiant en sciences à l’université Paris Saclay (ex Paris-Sud).

Que vous a apporté votre filière gestion administration ?

A part ranger mes fiches, la GA ne m’a pas terriblement servie. Mais c’est plus lié à mon choix de formation.

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Dans cette épreuve la solidarité est revenue

Une fois le confinement levé nous reprendrons tous notre vie quotidienne. Mais il y aura un après le confinement. Suite à cette grande épreuve que le monde entier a subie il y restera une chose positive : la solidarité est revenue. Je le vois autour de moi, les liens familiaux se sont renforcés et pour moi c’est une chose qui prouve que l’être humain face à une épreuve peut oublier ses mauvaises pensées et aider l’autre. Mon souhait est que la vie normale reprenne. Que nous reprenions nos habitudes et que tous ces gens hospitalisés guérissent et j’espère que le peuple français continuera à avoir une telle reconnaissance auprès du corps médical après le confinement comme nous pouvons le voir chaque soir. Il ne faut pas que nous oublions cette épreuve car elle aura été une leçon et un défi.

Adam – Terminale gestion administration

Article paru dans le numéro 8 de PPL Actus, avril 2020.

Photo : Pixabay

Tous les soirs à ma fenêtre pour applaudir les soignants : cela m’émeut à chaque fois

Depuis le début du confinement, je me lève tard, mais cela n’est pas des vacances pour moi. Puisqu’au départ, c’était difficile de pouvoir travailler à distance car il n’y avait pas de connexion internet. Heureusement, ça s’est amélioré par la suite. Certains profs ont créé des groupes WhatsApp pour communiquer avec ma classe et pour donner des informations concernant les devoirs qu’on doit réaliser afin de les envoyer à des adresses mail.

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Ce confinement est une chance

Depuis le début du confinement, je trouve que cela a été positif car j’ai pu réaliser des choses que je n’aurais pas faites. J’ai eu le temps de finir des choses que je pensais ne jamais finir comme mes devoirs, réviser et m’avancer sur mes cours, me reposer car avec le travail, sachant que j’étais toujours en heures supplémentaires, je n’arrivais pas à suivre les cours et je me retrouvais toujours fatiguée, stressée ou bien en manque de confiance en moi. Je me disais que si je ne rattrapais mes cours, je ne pourrais jamais avoir mon baccalauréat.

Rien ne me déplaît car même avant le confinement

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Rester enfermé c’est comme une atteinte à ma liberté !

Depuis plusieurs semaines maintenant, je dois faire face comme tout le monde à une situation que jamais je n’aurai pensé vivre un jour. Prise de conscience de la gravité de cette épidémie grâce aux informations et de la peur qui gagne. Les rues sont désertes, tout est fermé, obligé de rester enfermé et pour moi c’est glauque, c’est comme une atteinte à ma liberté ! Obligé de prouver tous mes déplacements même quand je sors mon chien ! Je réfléchis et je me dis : c’est pour la bonne cause.  Mais il faut que ça s’arrête !

Pas toujours facile avec certains professeurs

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Je ne pensais jamais dire ça un jour, mais oui l’école me manque

Mon premier jour de confinement avait comme un air de vacances, sans vraiment prendre au sérieux ce qu’il se passait. Réveil à 15h, petit déjeuner, télévision et téléphone, une vraie vie d’artiste… Les jours passent puis les discours de notre président, les nouveaux cas et encore des morts…

Je n’aurais jamais cru que ce confinement affecterait mon humeur, j’ai perdu ma liberté, j’ai perdu ne dirais-je pas ma joie de vivre mais presque car cette situation nous affecte tous et personne ne voit réellement les dégâts, du moins personne ne veut vraiment se les avouer. Que ce soient les dégâts physiques ou psychologiques de chacun d’entre nous.

Quelle chance d’avoir de magnifiques professeurs !

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On demande à nos parents d’être professeurs de toutes les matières !

« Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible et insaisissable » a déclaré Emmanuel Macron. J’ai été choqué d’entendre que notre président de la République nous appelait à la mobilisation générale « afin de ralentir la propagation du Coronavirus ». Allons-nous vivre ou mourir ? Vais-je perdre des proches ? Tant de questions à cause de cette pandémie…

Aucune sortie depuis l’arrêt des cours

Ma famille et moi, nous restons à la maison et nous respectons les gestes barrières. Pour ma part aucune sortie depuis l’arrêt des cours. Je ne vis pas très bien les cours à distance car j’ai besoin que nos professeurs expliquent. Du jour au lendemain, on demande à nos parents d’être professeurs de toutes les matières, ce n’est pas évident ! Ce qui me manque dans ce confinement, c’est de pouvoir sortir, voir ma famille et mes amis. Et ce que j’apprécie c’est de pouvoir dormir. Ce qui est le plus difficile, c’est le confinement avec nos parents…

Kiyane – Seconde Métiers de la relation client 3

Article et dessin de Rania(Première commerce) parus dans le numéro 8 de PPL Actus, avril 2020.

Inconscients du danger nous n’étions pas préparés à un tel chamboulement quotidien

En confinement depuis le 16 mars, aujourd’hui c’est mon 17ème jour de confinement, je suis totalement déréglée. Au lieu de dormir la nuit, je dors la journée et j’ai perdu l’appétit, je ne mange qu’une fois par jour maximum, ce qui fait que je dois avoir perdu au moins 3kg alors que mon objectif est d’en prendre. Le fait de rester enfermée chez moi à travailler me met légèrement en dépression, mais au moins je dors à volonté.

J’ai l’impression qu’on m’empêche de vivre

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Confinement : un cauhemar éveillé

J’ai appelé cette œuvre « Un cauchemar éveillé ». J’ai eu cette idée par rapport à mon ressenti. J’ai utilisé une feuille canson A3 pour une meilleure base. J’ai dessiné à l’aide d’un crayon à papier, de crayons de couleur et d’un feutre pour certains détails.

Ce dessin représente mon quotidien au cours de cette période. La jeune fille vit dans un monde de virus, de bactéries et d’obligation sanitaire. Mais pour oublier ça et ne pas subir ce confinement, elle s’occupe l’esprit en faisant certaines activités représentées par ce nuage de pensée.

Dessin et texte d’Émilie – Seconde alternance commerce

Dessin et texte en une du « dossier spécial confinement » paru dans le numéro 8 de PPL Actus, avril 2020.

15 juillet 2018, un peuple et son équipe

Le 15 juillet 2018, l’équipe de France remporte sa deuxième coupe du monde après celle de leur ainée en 1998 contre la Croatie sur le score de 4-2. Cette date restera dans la mémoire collective : des millions français sortent dans les rues pour célèbrer leurs nouveaux champions du monde sur la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées alors noire de monde. La bande à Griezmann et Mbappé a fait chavirer tout le pays dans le bonheur et l’enthousiasme. Comment les français se sont-ils préparés à cet événement populaire ?

Une ferveur jamais vue à Montmartre

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Le conflit israélo-palestinien a propagé la haine contre les juifs et les musulmans

Le conflit israélo-palestinien est pour moi un sujet sensible mais très important car beaucoup de choses se disent, y compris des fausses informations. De la haine est propagée sur Israël ou la Palestine. La plupart des gens pensent (d’après mes connaissances) que c’est une guerre de religions mais c’est plutôt une guerre de territoires qui dure depuis un certain temps. Dans mon entourage, mes amis, mes connaissances n’aiment plus les juifs, ils les détestent alors qu’ils ne viennent même pas d’Israël. Tout cela à cause de la guerre et des vidéos, des photos de petits Palestiniens qui se font torturés ou humiliés. Je ne peux pas vous parler plus de cette guerre car je ne suis pas un spécialiste mais tout ce que je sais c’est que ça a propagé une haine contre les juifs ou les musulmans. Cette guerre devrait être arrêtée car des jeunes souffrent et ils devraient trouver un accord.

Adda

Article paru dans PPL Actus numéro 7, décembre 2018.

Photo Wikipedia : Mur israélo-palestinien côté Palestine, entre Yérushalaim et Beitlehem en 2012. Le vendredi de nombreux musulmans passent la frontière pour aller prier au Dôme du Rocher.

Le Tourist Trophy, la course la plus dingue du monde !

Le Tourist Trophy est une compétition mondiale de moto créée en 1907 se disputant tous les ans. Elle se déroule pendant la première semaine du mois de juin sur l’ile de Man sur 60km avec 264 virages.

Elle est aussi la course la plus dangereuse du monde depuis 1911 avec 255 pilotes morts. En 2015 le pilote James Hiller atteint une vitesse record de 331 km/h avec la Kawasaki h2r. En 2018, le tour le plus rapide a été fait en 16 min et 41s avec une vitesse moyenne de 217 km/h. La personne la plus titrée de cette course est Joey Dunlop avec 26 victoires.

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Les reportages sur les banlieues ne sont que des caricatures de la vie réelle

Pour ma part, je trouve que la police française est particulièrement violente. Les bavures policières deviennent quotidiennes dans les banlieues sensibles. J’ai vu de nombreuses scènes choquantes comme les contrôles, les perquisitions et qui sont tous plus violents les uns que les autres.

Entre les insultes, les coups, le racisme, la police a une image bien moins belle que ce que ces émissions nous montrent

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Youtubeur, métier de rêve ou nouvelle alinéation des temps modernes ?

Youtubeur/youtubeuse, c’est bien un métier, mais peut-être pas le meilleur. Le métier de youtubeur est compliqué, mais aussi facile à la fois. C’est compliqué car c’est quand même beaucoup de travail. Squeezi est un exemple de youtubeur, comique et gamer, qui a réussi à transformer sa passion (youtube donc) en métier. Pour ça, il doit poster plusieurs vidéos par semaines avec plusieurs thèmes différents et intéressants pour que ses abonnés ne se lassent pas. Il fait environ 300 000 vues et gagne un salaire mensuel de 45 000 euros. Il faut avoir énormément d’inspiration pour être aimé des personnes et avoir beaucoup de vues, sans quoi vous ne pouvez pas être rémunéré et donc ce n’est plus un métier.

C’est devenu à la mode de faire des vidéos réponses aux commentaires méchants

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Gilets jaunes : enfants gâtés de France ou combattants pour un autre monde ?

Ça va bientôt faire un mois que les gilets jaunes manifestent. Un mois que cette crise d’enfant gâté dure. Ça fait mal de voir comment cette manifestation est médiatisée. Au Maroc, un jeune garçon de 12 ans travaille comme un esclave toute la journée et gagne que 5 euros pour nourrir sa famille sachant qu’en France le smic horaire net est de 7.61 euros. Dans certains pays étrangers les hôpitaux ne te font pas de cadeaux, si tu n’as pas l’argent, c’est tes cendres qui s’éparpilleront dans le vent.

Cependant certains manifestants se battent pour une cause sincère. Grâce à eux des changements ont eu lieu. Si personne ne se bat pour des causes qui lui sont chères, comment le monde évoluera-t-il ? Pour changer le monde dans lequel on vit, il faut se battre et ne pas lâcher les causes auxquelles on tient. Si tu n’es pas sûr du combat que tu mènes, comment veux-tu que les autres y croient !

James Wilner – Terminale alternance commerce

Article paru dans PPL Actus numéro 7, décembre 2018.

Photo Wikimedia Commons : 12 janvier 2019, face à la Mairie de Marseille. Adama Traoré, Amine Bentounsi, Ali Ziri, Wissam El Yamni ont trouvé la mort suite à des violences policières, tout comme Zineb Redouane, octogénaire marseillaise, décédée après un tir de grenade lacrymogène lors de la manifestation du 1er décembre 2018 à Marseille.

Sans diplôme la vie active est un gros coup de poing

Théo, 22 ans, vient de reprendre ses études au lycée dans la classe de 1ère bac pro commerce en alternance. Autonome financièrement, il habite dans un appartement avec sa copine. Il appelle les lycéens plus jeunes à travailler à l’école pour ne jamais avoir de regrets.

Beaucoup de monde sous-estime l’importance des études pour la vie active. C’est normal quand on est jeune, chaque personne, quelle qu’elle soit, est passée par l’adolescence dans sa vie. Et chaque personne travaillant, du parent au collègue, et même jusqu’au patron, tient étrangement le même discours, un discours qu’on entend tous au moins une fois dans sa vie : il faut travailler à l’école. Travaille bien à l’école et tu réussiras ta vie.

La vie active nous ramène vite à la réalité

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Tous auto-entrepreneurs, tous macronisés, tous ubérisés ? Mon boulot de livreur après les cours

Lycéen en première, je travaille pour Uber Eats depuis mai 2017 après les cours et le week-end. C’est une entreprise anglaise qui recrute des livreurs dans toute la France. Pour travailler chez eux, on doit d’abord créer un compte d’auto-entrepreneur. Normalement, il faut avoir l’âge légal, c’est-à-dire plus de 18 ans.

Mineur, mon frère majeur a donc ouvert un compte pour moi : 120 euros, mais la pochette pour le téléphone est gratuite !

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Les rixes, ça n’améliore pas l’image des quartiers !

Ces dernières années, les rixes entre bandes ou une bande contre une personne se multiplient. Même si ça existe depuis longtemps, cette année c’est plus médiatisé par les chaînes d’infos. Mais ce qui me choque le plus c’est qu’il y a plus de mineurs entre 13 et 17 ans qui participent à ces rixes. Certains en meurent ou d’autres restent traumatisés par des blessures qui resteront à vie. Tout cela commence pour rien, parfois par des rumeurs ou un regard. Malheureusement je ne pense pas qu’il y ait de solution à part l’éducation des parents ou autre. Tout cela n’est pas prêt de s’arrêter malgré les effectifs de police renforcés. Les personnes ne se rendent pas compte de l’impact que ça fait aux familles des victimes et ça n’améliore en rien l’image des quartiers. Au contraire, ça la salit encore plus. C’est dommage car ça gâche le travail d’autres personnes qui essaient d’améliorer cette mauvaise image.

Ano

Article paru dans PPL Actus numéro 7, décembre 2018.

Visuel : Peinture de Georges de La Tour, Rixe de musiciens. Wikipedia.

Au nom de la cité…

Dans les cités, il y a plusieurs sources de problèmes, les histoires de drogue, de meufs, d’embrouilles entre mecs… Les jeunes de notre génération ne savent plus se tenir et sont nerveux. Il y a de plus en plus de violence et de rivalités entre les cités. Les grands des cités murissent tandis que les petits prennent un mauvais chemin pour faire comme les grands ou pire.

Rixes dans le 19ème à Paris, mon pote en faisait partie

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Violences entre bandes : cela fait trop mal aux parents

Des jeunes adolescents ont trouvé la mort récemment à cause des bagarres, des règlements de compte très souvent pour des motifs qui ne sont pas importants dans la vie de tous les jours. Cela peut partir d’un simple regard. Ces adolescents sont parfois influencés par des plus grands qui les poussent à agir de la sorte.

Des Apaches aux blousons noirs : peur sur la ville – Emission Juke-Box de France culture du 29 septembre 2018.

Trop d’exemples de jeunes lynchés autour de moi

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Rixes entre bande : réfléchissez avant d’agir !

Rixes entre bandes rivales : il n’y a jamais de fumée sans feu ! La violence qui se déchaîne entre bandes n’est pas une bonne façon d’être en société. Mais, certains jeunes n’envisagent la réussite que par la violence et le mal. Et quand vous leur parlez de leurs délits ou infractions à la loi, pour eux, c’est comme une étape naturelle, acquise.

Ce jour-là, devant moi, mon ami a pris un coup de batte de base-ball, j’ai cru que j’allais le perdre. J’avais 15 ans, ça m’a fait réfléchir.

Pour une certaine dimension historique…
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Les harceleurs nous font mal, agissons, parlons-en !

Pour moi, le harcèlement commence très tôt, environ vers l’âge de 11 ou 12 ans. Des garçons comme des filles peuvent se faire harceler à l’école. Le harcèlement commence par des petites réflexions, des intimidations et ça peut aller très loin, jusqu’à pousser des personnes à se suicider. Les harceleurs sont généralement plusieurs.

En primaire, un groupe de filles m’a rabaissée, j’étais très mal, triste, seule

Quand j’étais en primaire, un groupe de filles est venu vers moi, m’a prise dans un coin et m’a rabaissée. Elles me poussaient, je ne sais plus pour quelles raisons, mais j’étais très mal, triste, un sentiment d’incompréhension. Personne n’est venu m’aider, j’étais seule.

C’est très perturbant de se faire suivre dans la rue

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Etudiant et membre d’une section de combat de l’armée. Témoignage.

L’armée de terre permet à tous citoyen de s’engager dans la réserve opérationnelle et ainsi de mener une vie militaire en parallèle des études ou du travail. Il y a deux démarches possibles pour le recrutement. Se rendre au Centre Information et de Recrutement des Forces Armées (C.I.R.F.A) le plus proche et ouvrir un dossier de recrutement réserve ou contacter le régiment concerné par une lettre de motivation et un CV.

Tous les jeunes réservistes débutent leur carrière par la Formation Militaire Initiale du Réserviste (F.M.I.R). Une formation inculquant les valeurs militaires, la vie en régiment, l’aguerrissement et le métier de soldat. Une fois intégré dans sa Compagnie, le réserviste est convoqué ponctuellement pour des entraînements opérationnels, des gardes régimentaires et il se déploie, en section ou en compagnie, en Opération Sentinelle sur tout le territoire français.

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Comment entrer dans la police nationale ?

Trois possibilités.

1. Le concours en externe gardien de la paix

La première épreuve est une épreuve écrite coefficient 4, d’une durée de 2h30 suivi de tests psychotechniques (durée de 2h30 sans coefficient car elle sert à évaluer les candidats pour l’oral). La deuxième épreuve est une épreuve d’exercices physiques, un parcours habilité motrice, suivi d’un test d’endurance coefficient 3. La dernière épreuve est un entretien avec le jury composé de policier d’un enseignant et d’un psychologue de 25 minutes coefficient 4

2. Adjoint de sécurité (ADS)

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Tout savoir sur les cadets de la République

Les Cadets de la République, on les croise quelques fois dans le lycée. Mais que font-ils ? Que préparent-ils ? Comment se déroulent leurs stages dans la police nationale ? Témoignage de quatre d’entre eux pour PPL Actus.

Les cadets de la république sont une chance d’intégrer la police nationale pour tous ceux qui ne possèdent peu ou pas de diplômes, c’est un contrat de deux fois trois ans : une année de cadets et cinq années d’ADS : adjoint de sécurité. Cette formation consiste à apprendre le métier de policier mais aussi à préparer le concours interne de gardien de la paix. C’est une formation qui dure un an durant laquelle on étudie pour se donner toutes les chances de réussite pour le concours.

Formation et vie de famille pas toujours évident à concilier

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Adopté, comment le vit-on ?

Pendant vingt ans, j’ai vécu différemment des autres personnes, j’ai été adoptée à l’âge de deux ans en Colombie. Je suis arrivée en France en février 1999. Ma vie a été tout autre que les enfants « normaux », on me posait toujours les mêmes questions : « pourquoi tes parents sont blancs et toi marron ? », « tu ressembles plus à qui ? », « tes parents sont grands ou petits ? ». Je ne savais pas quoi répondre et j’étais toujours obligé de mentir. Ce qui était le plus dur, c’était à l’adolescence quand tu ne sais même pas à qui tu ressembles. Toute ta vie tu te poses des questions, « à qui je ressemble ? », « pourquoi moi ? ». Le jour de mes 15 ans, j’ai pu prendre mon dossier et le lire. Cela n’a pas été une chose facile la première fois. Je l’ai à peine lu et je l’ai refermé direct. Mes parents qui ont toujours voulu avoir un enfant et moi qui les rejetais, je leur disais sans cesse « vous n’êtes pas mes parents », « envoyez-moi dans mon pays », « je vous aime pas ». L’adolescence a été très dure.

Pour la première fois cet été, je vais rencontrer ma famille en Colombie

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Quand la langue française fait mal aux femmes…

« Fils de pute », « perdre sa virginité », « tomber enceinte »…

Autant de mots et d’expressions qui, mine de rien, égratignent un peu plus tous les jours, l’image de la femme. Des expressions ancrées dans le langage courant (comme « con » désignant un imbécile) alors que son premier sens est l’organe féminin. Dans cet article, je passerai au crible la langue française afin de prôner une langue française égalitaire. Quel est le but de cet article ?

Je vous propose de réfléchir aux mots que nous employons, à partir de là, les gens se comprendront mieux entre eux parce qu’il y a beaucoup de faux sens. On vit à une époque incroyable depuis « Balance ton porc », une époque où les femmes n’acceptent plus que des violences insupportables soient passées sous silence. Ça n’est plus possible d’entendre ces tournures, ces insultes, ces mots qui minimisent la violence.

Pour changer le monde, il faut nécessairement changer les mots…

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Un Z qui veut dire… Zaïrois

Les Zaïrois, maintenant appelés les Congolais, habitent la RDC (République démocratique du Congo). La RDC, contrairement à d’autres pays africains, se fait connaître de plus en plus dans le monde par sa culture, Côté musique et rumba, on a Papa Wemba, Fally, Fabregas et sa chanson Ya mado, mais aussi Maitre GIMS ! Notre langue, le lingala, est parlée dans le monde par des Blancs, des Arabes, des Chinois… Et on a bien sûr la sape !

Les Z avec la sape

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Histoire coloniale : retour sur la pacification de la Côte d’Ivoire

La révolution industrielle au XIXème siècle a engendré un boom démographique sur le continent européen. A la recherche de débouchées, l’Europe se tourne vers l’Afrique notamment. C’est le début de l’impérialisme. L’impérialisme est la doctrine qui préconise la domination économique, politique et sociale d’un Etat fort sur un Etat plus petit. Nous nous pencherons sur le cas de le Côte d’Ivoire.

Les causes de l’impérialisme sont multiples mais la plus probante est la recherche de lieux pour écouler la marchandise à cause de la crise de surproduction. Tout d’abord, il y a des raisons humanitaires et civilisatrices. L’Europe se donne pour mission de civiliser les populations indigènes en leur apportant la médecine et les vaccins ainsi que la religion, c’est-à-dire le christianisme.

La Côte d’Ivoire devient colonie française en 1893

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Les bandits se ruent sur l’or des mineurs sénégalais

Le doura, ce sont des champs où il y a l’or. On y trouve des cailloux avec plein d’or dedans. Les chercheurs d’or les mettent dans des sacs qu’ils transportent. Quand ils reviennent à la maison, les femmes les aident aussi à casser les cailloux jusqu’à ce que ça devienne du sable. Après on le pile. Puis, avec des sortes de machines avec plein de bidons d’eau et des tapis, on verse l’eau et on frotte. Quand on voit que la couleur est dorée, on l’amène chez une personne qui met le feu sur l’or et ça se transforme en boule d’or. On procède alors à la pesée. En fonction du poids, une certaine somme d’argent est versée, entre 5000 francs CFA jusqu’ ‘à 20 000 francs CFA (soit entre 7.5 et 30 euros environ). Enfin, il faut savoir que le travail à la mine est très dangereux car, sur le trajet, beaucoup de bandits rôdent pour prendre l’or des mineurs.

Tounkara – Première

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Visuel : capture écran du reportage d’Africa 24.

Quitter le Sénégal, un projet semé d’embuches

En 2012, une personne, Mohamed* 35 ans, que je connais, voulait venir en France par bateau en laissant sa famille. Une fois installé en France, il pensait faire venir sa famille, ses enfants et envoyer de l’argent au reste de la famille restée au Sénégal afin de l’aider.

Il faut avoir de l’argent pour payer les douaniers corrompus

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Le parcours du combattant des migrants Africains

Les gens qui émigrent, ce n’est pas facile pour eux car ils doivent abandonner leur pays, leur famille. Ils passent par la mer ; ils peuvent en mourir ; ils passent par des pays où ils peuvent devenir esclaves comme en Libye. Ceux qui passent la frontière dans un pays occidentaux ont affaire aux policiers qui lâchent leurs chiens pour leur faire regretter d’être venus dans leur pays. Ceux qui arrivent à destination sont dehors dans le froid, sans nourriture. Certains vont dans des camps pour réfugiés en attendant d’avoir leurs papiers pour pouvoir travailler et avoir un logement pour être au chaud, nourris, être propre et aussi rassurer leur famille qui est restée au pays. Les émigrés qui viennent en Europe et qui viennent en bateau ont 50% de chance à réussir à venir sans mourir. Il y a des bébés, des femmes enceintes qui meurent chaque jour en mer. Les sauveteurs viennent les aider dans l’eau pour les empêcher de mourir et les ramènent en Europe pour les soigner.

Tounkara – Première

Article publié dans PPL Actus numéro 5, décembre 2017.

Photo : Le navire irlandais Eithne (P31) récupérant des migrants en Méditerranée en juin 2015. Wikimedia Commons.

Mon périple dans le désert de Tijuana ou l’enfer des migrants Mexicains

Je suis parti au Mexique pour rendre visite à mon frère qui vit à San José Del Cabo, une ville mexicaine de la région du Sud de la Basse-Californie. Après quelques jours passés dans certaines autres villes du Mexique, nous rentrons à San José del Cabo. Et, je demande donc à mon frère si nous pouvons aller à Tijuana qui est à 2h d’avion. C’est une ville collée à la frontière Californienne.

Arrivé là-bas, je vois une ville assez ghetto et très pauvre comparée à celles que j’avais fait avant. Nous cherchons aussitôt un hôtel pour se poser avant de partir en Californie. Et là, nous rencontrons un homme qui nous propose de nous faire visiter certains coins de la ville.

Les polleros, marchands de volaille, sont en réalité des passeurs

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Geek : Le French Deep Web, comment ça marche ?

Voyage dans les profondeurs de la toile, espace virtuel pour délinquants et criminels bien réels.

Le French deep web dit le FDW pour les connaisseurs est un forum privé. On ne peut accéder à ce forum qu’en passant par un serveur Internet sécurisé, qui modifie notre adresse IP toutes les deux secondes.  Ainsi, nous ne pouvons pas être retracés. Dans ce forum, il y a plusieurs sujets de discussion, de l’escroquerie de base à la pédophilie ou à des réseaux de crimes et de délits, qu’ils soient mineurs ou majeurs. En 2015, le FBI a ainsi infiltré le réseau pour attraper des pédophiles (Journaldugeek.com du 08/01/16).

Le black market, une sorte de Boncoin des choses illégales

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Quatre morts aux Fossés-Jean à Colombes

Le 6 novembre dernier (2017, ndr) à Colombes, toute ma cité, Les Fossés-Jean, s’est réunie pour la mort de quatre personnes dans un accident de voiture qui s’est produit la veille. Elles se nommaient Brahim, Robert, Jérôme et Stève. Ils avaient pris la route avec Youcef, le conducteur actuellement dans le coma.
La mort de Jérôme, âgé de 17 ans, m’a beaucoup marqué car j’avais grandi avec lui. Je passais mes journées avec Jérôme. Il avait de très grandes responsabilités. Sa mère ne travaillait pas et n’avait aucune aide financière de l’Etat.
Force à sa famille et aux familles des autres. Tout ma cité est sous le choc et en deuil. On ne les oubliera jamais.

FJ

Photo : Les Fossés-Jean, cité de Colombes, Hauts-de-Seine. Compte Twitter Cité sensible.

On n’est pas vendeurs de drogue par plaisir

Souvent les gens ont tendance à garder comme préjugé qu’un vendeur peut être un meurtrier, un voleur… et bien sûr se sont souvent des gens de cités d’origines magrébines et africaines. Mais se sont-ils posés les bonnes questions ? Ces jeunes vendeurs ne font pas ça par plaisir, ils sont souvent influencés par les derniers survêtements ou même parfois des jeunes font ça pour nourrir leur famille ! Ils savent très bien les risques qu’ils prennent en faisant ce trafic, des proches peuvent perdre la vie ou même eux peuvent perdre la vie ou prendre des peines de prison.

Trois morts l’an passé dans une cité à Colombes, sept personnes en prison

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Lycéennes, mineures et prostituées

Aujourd’hui, nous vivons dans une société où certaines filles de mon âge veulent mener une vie au-dessus de leurs moyens. Souvent influencées par une autre personne ou tout simplement de leur plein gré, voulant gagner beaucoup d’argent rapidement, elles tombent dans le cercle vicieux de la prostitution. On en parle peu, mais énormément de filles mineures se prostituent sans que, parfois, quiconque ne soit au courant. En effet, selon une étude publiée l’année dernière, entre 6000 et 10000 mineurs se prostitueraient en France. Deux de mes amies vivent ou ont vécu cette situation et l’une d’entre elle a souhaité témoigner anonymement sur ce qu’elle a vécu. Un témoignage recueilli par Nafi.

Après une longue discussion avec Cécilia, voici les grandes lignes de son histoire.

Cécilia a une histoire de vie complexe. Abandonnée par son père dès son plus jeune âge, elle a grandi avec sa mère qui n’a pas toujours été présente pour elle. Ainsi, Cécilia a très souvent été livrée à elle-même. Elle a d’ailleurs été placée plusieurs années dans un foyer. Cécilia a aujourd’hui 17 ans. Elle ne va plus à l’école depuis un an et passe ses journées à son domicile ou dehors avec ses amis.

Dans les minutes qui ont suivi la création de son compte sur un site, Cécilia* a été contactée par des nombreux hommes.

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Notre société idéale, ce serait…

Dans quel monde souhaiteraient vivre nos élèves ? La question paraît presque saugrenue depuis le TINA (« There is no alternative »). Ce slogan politique de l’ancienne Premier ministre, Margareth Thatcher, signifie que le capitalisme et la mondialisation sont indépassables et bénéfiques. Pourtant, dans ce monde profondément inégalitaire, une exigence revient, celle de l’égalité chez nos élèves de terminales Gestion administration.

Un monde égalitaire et sans argent

Ma vision d’une société idéale est que la paix règne dans le monde et que personne ne manque de rien, que tout le monde soit à égalité. Que les êtres humains traitent correctement les animaux et qu’ils soient tous libres. Qu’il n’y ait ni riche ni pauvre, que l’argent n’existe pas et que tout le commerce fonctionne sans salaire et que les gens soient totalement d’accord pour être bénévoles dans la société. Que le fait de tuer ne soit pas sanctionné car les gens vivraient dans une société où tout le monde se comporterait correctement avec tout le monde, donc il n’y aurait pas besoin de tuer. Que chacun exerce sa religion librement sans être jugé et que les gens n’oublient pas les vraies valeurs de la vie.

Anissa

L’homme serait respecté pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a

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Fière d’être gitane, je ne comprends pas pourquoi on est discriminés

En 2013, alors ancien premier ministre Emmanuel Valls stigmatisait les Roms, les jugeant incapables de s’intégrer. Une élève gitane en 1ère bac pro, arrivée en 2011, nous décrit son parcours d’intégration. Un chemin rebelle, pas toujours facile, entre hostilité de la société française et de certains responsables politiques, et contraintes familiales strictes qui pèsent sur les filles gitanes.

Bonjour, il y a six ans que je suis venue en France. Au tout début, je ne parlais pas du tout français, les seuls mots que je connaissais étaient « bonjour, merci, au revoir, maman et papa ». Je suis venue ici pour des raisons personnelles parce que ma grand-mère est morte et il y n’avait plus personne pour me garder, moi et mon frère. Mes parents étaient déjà ici, en France.

J’ai appris la langue et en 3ème j’avais des moyennes plus élevées que les élèves Français

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Affaire Théo : la sidération

L’affaire Theo, on entend parler que de ça dans les journaux, les gros titres et toute cette médiatisation mais comment peut-on réellement traduire cet acte barbare ? Je pense, qu’aujourd’hui, en France beaucoup de violences et autres actes criminels sont parfois banalisés, « par notre beau pays qu’est la FRANCE ». Et cela pour cause du statut de la personne qui a commis l’acte ou sur la personne sur qui l’acte a été commis.

C’est aujourd’hui une réalité mais aussi une fatalité que le viol du jeune Theo soit si peu pris en compte par la justice. Le policier en question n’a pas subi une lourde peine comme il devrait le mériter. Comment dans un pays comme la France, c’est-à-dire développé économiquement et socialement, pouvons-nous commencer à douter de notre sécurité et voir apparaitre en chacun de nous un sentiment d’incertitude ?

Anissa – Terminale Gestion administration

Article paru dans PPL Actus numéro 4, mars/avril 2017.

Visuel : capture écran de la vidéo du Parisien.

Femmes et esclavage, histoire d’une relation déchirante

À l’époque de la traite négrière, les femmes noires étaient soumises à leurs maîtres comme les hommes. Cependant, leur rôle de servitude était différent. Elles faisaient les tâches ménagères, la lessive, l’amidonnage et le fonctionnement des foyers. Bien sûr, certaines d’entre elles ont été affectées au même titre que les hommes aux travaux de plantations, elles assuraient également la survie de familles blanches. Un autre rôle peu connu était d’être auprès de la famille esclave. Elles s’occupaient des enfants, s’occupaient du repas, de ménage malgré leurs journées passées aux champs ou au travail, puis dans la maison du maître et enfin dans le foyer. Une triple journée de travail en somme.

La pratique cruelle de la condition du ventre

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La royauté et l’esclavage

La traite négrière est légalisée par le roi de France Louis XIII. Il fait preuve d’hostilité au départ mais il se laisse convaincre par le fait que la traite négrière lui est présentée comme le meilleur moyen de christianiser les Africains. Son successeur, Louis XIV qui promulgue le « Code noir » en 1685 encourage la traite négrière en donnant une subvention pour chaque esclave introduit dans les colonies.

L’esclavage organisé et codifié pour le profit

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Les esclavagistes ont des visages

L’esclavage, à travers la traite négrière est un sujet qui nous concerne tous et qui sucite des débats dans nos classes mais aussi dans l’ensemble de la société. Ouvrons le dossier et discutons-en…

Souvent on dit rapidement que les esclavagistes de la traite négrière sont les « Blancs », nous allons voir que c’est plus compliqué. Le commerce triangulaire se fait entre trois continents qui sont l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. L’Europe était la pièce maîtresse avec l’Afrique du commerce triangulaire.

Les personnes qui dirigent l’esclavage sont le roi, les nobles et la bourgeoisie naissante.

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La loi de la drogue : de la french connection aux caïds des cités

Depuis que la drogue est arrivée en France, elle a repoussé l’autorité de l’Etat et son économie a redessiné le paysage du grand banditisme français en favorisant la vente de la drogue, nettement plus rentable que les braquages. Résumé du troisième volet du documentaire Les gangsters et la République intitulé La loi de la drogue et diffusée sur France 5 en octobre 2016.

La drogue (cocaïne, héroïne, cannabis) s’est clairement imposée sur le marché français, dictant sa loi et ses règles. Cela fait quarante ans que la drogue a pénétré en masse le territoire français, quarante ans que sa puissance économique défie la République jusque dans ses banlieues. Le 26 février 1971, la France déclare officiellement la guerre à la drogue. La République française s’engage dans un long et dur acharnement pour lutter contre cette délinquance. Dans le troisième volet de ce documentaire Les gangsters et la République, diffusé en octobre sur France 5, plusieurs acteurs de ce trafic témoignent, expliquent l’invention de tout ce réseau où désormais les caïds des quartiers échangent la paix sociale contre la mainmise sur leurs territoires.

La french connection ou les débuts du trafic de drogue

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Gaston DeFferre, le maire de Marseille qui côtoyait les gros poissons

Télévision. Officiellement, la République traque les voyous. Mais l’épisode 2 Petits arrangements entre amis de la série documentaire Les gangsters et la République diffusée sur France 5 en 2016 montre une réalité toute autre. Exemple avec Gaston Deferre.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), il y avait beaucoup de communistes à Marseille. Le but du jeune Gaston Deferre, homme politique socialiste, était de diminuer l’emprise des communistes sur Marseille, en particulier sur le port autonome, contrôlé par le puissant syndicat des dockers, la CGT (Confédération Générale du Travail).

Pendant les années Defferre, la police et la justice ne peuvent rien contre le clan Guerini

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Tous égaux aux Etats-Unis ?

Les Noirs Américains ont toujours lutté pour l’égalité, mais n’y sont toujours pas parvenus, comme nous pouvons le constater au mois de septembre 2016.

Tout commença par l’esclavage : plusieurs millions de noirs africains sont amenés par force aux USA en 1619. Ils ont dû lutter pour se libérer de l’esclavage. La lutte ne s’est pas arrêtée là. En 1955, une femme noire, Rosa Parks, se rebelle et refuse de céder sa place dans le bus à un blanc. Un pasteur devenu célèbre, Martin Luther King, lutte contre la ségrégation raciale. Puis, Barack Obama devient président de la république aux Etats-Unis. Les Noirs Américains ont l’espoir qu’il va changer les choses. Mais, en fait, non, ça s’est aggravé avec les bavures policières (comme l’affaire Adama Traoré âgé de 24 ans, qui s’est fait tuer le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan en France).

Toutes les stars noires américaines luttent contre la ségrégation raciale, comme Denzel Washington, Will Smith, Beyoncé, Lebron James ou Alicia Keys. La question est : est-ce que l’égalité existe vraiment aux USA ?

Un élève

Article paru dans PPL Actus numéro 3 – décembre 2016/janvier 2017.

Photo d’lllustration : publicdomainpictures.net

Des jeunes Français partent pour le djihad en Syrie

Ils sont partis combattre en Syrie, séduits par Daesh, ils se disent aujourd’hui repentis. Ce procès de djihadistes du Val-de-Marne se tenait au printemps dernier.

Chaque jour, des jeunes français (hommes, femmes, adolescents) quittent la France pour aller mener la guerre sainte en Syrie. Ils sont recrutés via les réseaux sociaux : Facebook, Skype. Ils s’encouragent mutuellement à partir en Syrie.

Dès leur arrivée, ils suivent un entraînement de 3 semaines pour apprendre à manier les armes (Kalachnikov, fusil, pistolet, etc.). Les femmes aussi suivent l’entrainement, mais elles ne le font pas pour aller en guerre, mais pour savoir se défendre en cas d’extrême urgence.

Soyons prudents et gardons un esprit critique pour ne pas être, demain, victimes de ces barbares.

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Exil d’Haïti : J’ai l’impression d’avoir ici une nouvelle vie

On entend beaucoup parler d’émigration, d’exil, dans les médias, mais savons-nous vraiment pourquoi il y a autant de vagues d’émigration, savons-nous ce que ces personnes ressentent ? Partir, s’exiler, émigrer est-il toujours le commencement d’une nouvelle histoire individuelle ?

Pour moi, partir, s’exiler, émigrer c’est commencer une nouvelle histoire que ce soit individuellement ou en groupe. Par exemple, moi, j’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie. Il y a six ans, je vivais en Haïti avec ma mère, ma grand-mère, mes tantes et mes cousines. Je ne voyais pas souvent mon père et connaissais à peine sa famille. J’étais heureuse, même si la vie n’était pas facile. Ma mère faisait tout son possible pour me nourrir, acheter mes fournitures, payer l’école, l’uniforme, sans oublier que je suis souvent malade. A Haïti, l’assurance maladie n’existe pas. En juin 2010, quelques mois après le tremblement de terre, ma vie a changé.

J’ai laissé toute ma famille à Haïti pensant partir en vacances

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S’exiler ou rester ?

Telle est la question que se posent de nombreux immigrés : trouvera-t-on un monde meilleur ailleurs ? Un parcours entre petites joies et grands sacrifices…

L’immigration des personnes étrangères qui quittent leur territoire de naissance pour un endroit inconnu est le sujet de tous les temps. Partir, exiler, quitter les gens que l’on aime… Pourquoi ? L’argent ? La gloire ? Ou tout simplement juste envie de changer d’air ?

Quand une personne quitte son lieu de naissance, son repère, ses habitudes et surtout sa famille et ses amis, ce n’est pas par plaisir pour la plupart des gens, mais c’est pour sortir de la misère dans laquelle ils sont ou pour améliorer leur mode de vie.

Les immigrants s’exilent par nécessité. Ils le font avec le cœur lourd, car ils laissent derrière eux toute leur vie d’avant (chose qui n’est pas du tout facile). 

J’ai laissé derrière moi la personne la plus chère que j’avais…

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Notre folle sortie à l’expo Frontières au musée de l’histoire de l’Immigration

Une sortie scolaire avec nos élèves de lycée pro, ce sont souvent des moments inoubliables et… parfois en dehors des codes de la culture commune pour certains, surtout quand il s’agit de la pratique muséale… Retour sur cette sortie qui a ravi nos élèves.

Ah, c’est vrai, quand on parle de musée, c’est tout de suite ennuyant et sérieux et vous avez raison ! Mais, croyez-moi, une sortie avec ma classe, les 1GA, n’est jamais ennuyante du tout. On trouve toujours le moyen de
rendre les choses plus amusantes et moins sérieuses. Notre sortie du 15 avril 2016 avec nos professeurs (M.  Bordet, M.Azouaou et M. Tchakam) a été mouvementée pour eux et drôle pour nous… En effet, vu que c’était notre première sortie en deux ans, nous étions en quelque sorte super excités et hyper contents d’y aller.

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Immigration : les souffrances et la dignité de ma mère, partie d’Oujda pour Paris

Lorsque l’on est au bled et qu’on quitte notre pays natal pour travailler ou autre, il faut savoir que la vie n’est plus la même. La nourriture, les habitants, les tenues vestimentaires, la mentalité, la façon de vivre, les rues, les maisons, les immeubles, les commerces et les prix changent. C’est une nouvelle vie qui commence. Soit tu réussis, soit tu tombes. Le changement n’est facile pour personne.
Ma mère s’est mariée à 18 ans à Oujda, au Maroc, et est venue en France un an après. Elle est venue rejoindre mon père à Paris. Elle était si impatiente d’arriver en France. Elle ne savait ni lire, ni parler et écrire français. Elle ne connaissait pas la France et n’avait pas de travail jusqu’au jour où elle trouva du travail comme nourrice et technicienne de surface. À l’époque, on n’avait pas besoin de diplôme pour ces métiers-là. Elle rentra donc dans la vie active.

De retour au bled, ma mère ne racontait que du bien de la France mais elle avait les larmes aux yeux.

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Mes amis, nous pouvons abattre la misère !

Mes amis, le temps est arrivé de commencer à parler de la misère en France. Qu’est-ce vraiment la misère ? Est-ce que nous lui donnons assez d’importance ? Nous la voyons tous les jours la misère : en allant au travail, à l’école, ou tout simplement en allant se promener. La misère est partout. Elle est dans les yeux des gens que nous voyons assis par terre avec une couverture et quelques centimes. Ils sont tristes, ils ont faim et ils ont perdu l’espoir. Ils n’ont plus l’espoir qu’un jour tout ira mieux pour eux. Ils n’ont plus l’espoir de pouvoir avoir une maison, un travail ou une voiture. Mais, surtout, ils n’ont plus l’espoir d’être heureux !

Comment veut-on guérir le mal si nous n’en parlons pas ?

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Blocus : de la loi travail au caillassage du lycée Paul Painlevé

Début avril 2016, à l’occasion de la loi travail, des élèves du lycée professionnel Paul Painlevé à Courbevoie (92) ont organisé un blocus devant l’établissement. Retour sur cette journée mouvementée qui a dégénéré en feux de poubelles et jets de projectiles contre les vitres du lycée à travers une série d’articles des élèves.

Oui au blocus, non aux jets de pierres et aux feux de poubelles !

C’était un jeudi, ce jour-là je commençais à 9h. J’étais dans le bus, il était 8h30, j’ai reçu un message d’une copine en disant qu’il y avait le feu au lycée. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Puis, je suis arrivée devant le lycée et j’ai vu plusieurs policiers autour du lycée. Ils étaient en train de bloquer le passage. Une dame m’a demandé si j’étais une élève du lycée, je lui ai répondu que oui.

Puis, elle m’a dit que je n’avais pas cours. Je suis restée devant le lycée pour voir ce qu’il se passait. Les élèves ont fait ça à cause de la nouvelle Loi du travail. Plusieurs minutes après, je suis rentrée chez moi. Le vendredi je n’ai pas eu cours non plus.

Le lundi, on nous a expliqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs vitres ont été cassées (voir l’article de France bleu ici) et plusieurs poubelles ont été brûlées. Moi, je trouve qu’il ont eu raison de faire un blocus, mais ils sont partis un peu trop loin, c’est-à-dire qu’ils étaient pas obliger de brûler des poubelles et de jeter des pierres pour casser les vitres.

Alison, Seconde accueil

Ils voulaient juste passer sur BFM

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Mon meilleur ami était handicapé

De nos jours, les personnes handicapées ne sont pas considérées comme des personnes « normales » alors qu’ils ont aussi un nez, une bouche, des oreilles, deux jambes et deux bras. Donc je ne vois pas pourquoi les handicapés ne sont pas considérés comme des personnes « normales ». Souvent on éprouve de la pitié pour eux alors qu’ils n’apprécient pas forcément. Mon meilleur copain était handicapé et je faisais abstraction de son handicap et de son fauteuil, mais ce n’était pas le cas de tout le monde.

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J’étais à la fashion week 2016

J’ai assisté à la fashion week 2016 lors de mon stage au musée des arts décoratifs au 107 rue de Rivoli. Au musée, la nef est louable. Donc les grandes marques de luxe comme Berluti louent l’espace, installent leur podium, les loges et font venir des mannequins du monde entier. J’ai assisté au défilé du grand créateur Alexandre Vauthier et de la marque turque Dice Kayek.

J’ai vu des vrais riches, ça change des personnes habillées en racaille

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« Black music », une révolution culturelle des champs de coton aux ghettos du bronx

Joan (1ère GAE) a visionné pour vous le film documentaire « Black music. Des chaînes de fer aux chaînes en or » (1). Des origines de la musique noire américaine dans le Sud esclavagiste au gangsta rap actuel, ce documentaire est plus qu’une histoire des différents genres musicaux aux états-Unis : gospel, blues, jazz, swing, hip-hop… C’est aussi toute l’histoire du long combat pour l’émancipation des Afros-Américains dont il est question.

1865, fin de l’esclavage dans le Nord des États-Unis. C’est le début de 90 ans de ségrégation. L’abolition de l’esclavage n’est en fait qu’une illusion vu que les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs : bus, écoles et lieux publics réservés aux Blancs et interdits aux Noirs.

Pendant ce temps là, ils inventèrent dans les plantations de coton du Sud le blues. Puis, le jazz apparut avec ses plus grands noms, Louis Armstrong ou Duke Ellington, l’un des premiers Noirs à se produire dans un club de Blancs, l’un des plus grands clubs à cette époque, le Cotton Club. Mais, les Noirs n’avaient pas le droit d’être dans le club en tant que spectateur. C’était l’une des faces cachées de ces années Folles.

« Stange fruit, bien plus qu’une chanson de Billie Holiday : l’une des plus plus puissantes dénonciations du lynchage »

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A cause de Daesh les musulmans sont pris pour des monstres

Pour Elodie et Mélissa, les attentats de Paris sont du pain béni pour les islamophobes. Témoignage édifiant d’injures reçues dans leur quotidien.

Daesh est un état islamique qui se revendique de l’Islam. Il montre une mauvaise image des musulmans alors que l’Islam ne consiste pas à tuer des innocents. Si les terroristes avaient vraiment lu le Coran, ils auraient su que tuer une personne, cela revient à tuer toute l’humanité.

On ne peut même plus pratiquer notre religion en paix sans se faire insulter

Maintenant à cause d’eux, le monde a une mauvaise image de l’Islam et des musulmans. Les musulmans sont perçus comme des monstres aux yeux du monde, à cause de leur connerie débile ! On ne peut même plus pratiquer notre religion en paix sans se faire insulter ou être mal regardé. Les gens qui ne connaissent pas l’islam nous jugent constamment  sans savoir ce que c’est le vrai Islam.

« Rentre chez toi bougnoule ! »

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Mon voile, ma fierté

Comme des milliers de femmes musulmanes en France, je porte le voile islamique. Ce bout de tissu qui est si petit mais qui cause de gros problèmes. Pour certains, une femme voilée et qui se couvre est une femme soumise ; mais ils ne savent pas de quoi ils parlent. Pour nous femmes musulmanes, il représente une énorme place dans notre vie quotidienne, c’est notre fierté, c’est ce qui nous démarque de la société. Souvent nous sommes critiquées sur nos tenues, sur notre religion, certains nous confondent avec les terroristes de DAESH ce qui conduit à des amalgames.

Les femmes ont le droit de se dénuder, alors pourquoi n’avons-nous pas le droit de nous couvrir le corps sans être mal vues ?

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Ainsi va la vie A la citE. Témoignage.

J’habite à Villeneuve-la-Garenne, plus précisément à la k-ravel. Là-bas, il y a trois types de gens : les racailles, les gens normaux et les dingues. Les racailles sortent à midi la plupart du temps pour glander toute la journée devant un bâtiment pour du trafic de stup (12h-18h ou 12h-00h). Les gens normaux, bah c’est des gens normaux quoi… et les dingues, eux, c’est ceux qui mettent le zbeul (voir le lexique de la street) dans la cité, qui attirent les keufs et qui kiffent quand ça s’tape.
Où j’habite, les meufs et les mecs s’entendent bien. Par contre quand des gens d’autres villes rentrent à la cité (meufs ou mecs entre 14 à 18ans), ça part en embrouilles, à part ceux qu’on connaît, et ça attire les keufs qui se font caillasser par les jeunes. Plusieurs d’entre eux vont en garde à vue, que ça soit les mecs ou les meufs. J’ai déjà été dans une embrouille* comme ça et cela m’a apporté beaucoup de problèmes.

À la cité, je m’habille souvent en garçon

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Le poids du quartier à Toulon : « La viriginité, pour nous les musulmanes, c’est la base ! »

La virginité, pour nous, c’est la base des bases car, pour nous les musulmans, c’est un bijou pour une femme, c’est une fierté pour la fille et les parents. Il est important, pour nous les femmes, de faire l’amour le soir du mariage, car, le lendemain, la famille du mari et celle de la femme se réunissent pour voir le drap de la femme : s’il y a du sang ou pas. Si la femme n’est pas vierge, cela prendra une tournure très dramatique pour toute la famille. Elle aura une très mauvaise réputation. Tout le quartier parlera sur eux. Ils diront que c’est à cause des parents qui l’ont très mal éduquée.

« Une déviergée musulmane est une tapin ! »

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Depuis que le sexe est facile, l’amour est rare

Beaucoup de filles de nos jours à Toulon, et particulièrement dans le sud, sont des filles faciles ! Mais, depuis que le sexe est facile à avoir, l’amour est rare. Il est plus difficile de trouver son âme sœur dans le sud. Les filles cherchent le sexe plutôt que l’Amour et les longues, belles et passionnantes relations.

« Les filles ne sont ni des coincées, ni de traînées »

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Inondations dans le Var : trois morts

Habitant Pierrefeu (Var), Charline a été confrontée aux innondations. Retour sur un épisode climatique tragique mais aussi sur l’élan de solidarité des jeunes varois.

En janvier et février 2014, les communes de Pierrefeu-du-var, La Londe-les-Maures et Hyères-les-Palmiers ont été durement touchées par les intempéries.
Les innondations ont duré trois jours. Les fortes pluies ont provoqué de nombreux dégâts : glissement de terrains, voiture emportée, maisons inondées.

Décès d’un homme dans ma commune

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Au Japon, chaque cours commence par le salut au professeur

Le système scolaire japonais commence au primaire (Shôgakko) puis se poursuit au collège (Chugakko). Pour que l’élève puisse passer en secondaire, c’est-à-dire au lycée (Koko), il doit passer un examen d’entrée. Cet examen permet à l’élève d’avoir un droit d’entrée dans le lycée. Si l’élève le rate, il devra chercher un autre lycée et devra encore passer un examen.

Prolifération des juku, les cours du soir

Le système japonais est plutôt élitiste. Il faut toujours tenter d’aller dans la meilleure école pour avoir le maximum de chances d’entrer dans le meilleur collège, le meilleur lycée, la meilleure université et enfin dans la meilleure société. Cela a pour conséquence la prolifération des juku, les cours du soir, qui ont la double fonction de tenter d’augmenter le niveau scolaire et de rassurer les parents sur le fait qu’ils font ce qu’il faut pour leurs enfants. Ces cours se déroulent, soit dans leur lycée, soit dans des cours du soir spécialisés qui sont nombreux dans les villes.

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Mon séjour à Dubaï, tout n’est que démesure !

Le samedi 18 février 2012, très tôt, j’ai décollé pour Abu Dhabi pour une croisière de rêve. Après 7 heures de vols, arrivée à l’aéroport, direction le bateau. Toute la semaine, il a fait une chaleur intenable (40 degrés à l’ombre). Le dernier jour, on accoste à DUBAÏ ! La ville est immense et le Burj Khalifa impressionnant. J’ai pris l’ascenseur le plus rapide du monde. La vue de la tour est phénoménale, on a même le vertige en regardant en bas. Ensuite, je suis allée dans l’un des centres commerciaux de la ville, The Dubai Mall avec ses 1 200 boutiques, son aquarium intérieur qui est l’un des plus grands du monde et une patinoire. C’est le centre commercial le plus grand du monde. Le « Palm Island » détient l’une des suites les plus chères du monde et un toboggan à eau qui plonge dans un bassin rempli de requins.

Agathe (seconde)

Article paru dans Bal’actu numéro 8, mars/avril 2013.

Photo Wikimedia Commons de Dubaï.

Contre le mariage gay

Peu avant l’adoption de loi sur le mariage pour les couples de même sexe en mai 2013, la question du mariage homosexuel était vive parmi les élèves de lycée pro, entre pro mariage gay (lire ici) et anti.

Je ne comprends pas comment les Français peuvent être autant homophobes et avoir fait gagné Benoît dans Secret Story. Le mariage homosexuel reste un sujet sensible en France. Personnellement, je ne souhaite pas voir les gays se marier entre eux. Un couple est sensé se composer d’un homme et d’une femme, et non de deux personnes du même sexe. Je ne suis pourtant pas homophobe. Un homme ne peut pas apporter à un autre homme ce qu’une femme lui apporterait et pareil pour les couples de femmes. Peut-être trouvent-ils leur bonheur comme cela ? Mais je pense qu’il leur manquera toujours quelque chose…

Étant musulmane, je suis encore plus contre le mariage de musulmans gays!

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Mariage gay et homoparentalité : où est le problème ?

Pour ma part, je pense que les homosexuels devraient autant avoir le droit au mariage qu’un couple d’hétérosexuel. Ce n’est pas parce qu’ils ont une orientation sexuelle différente qu’ils se doivent d’être différenciés. En France, notre devise est « liberté, égalité, fraternité ». Alors certes, ils sont libres car, de nos jours, ils ont le droit de s’aimer et d’être ensemble. Mais pour ce qui est de l’égalité, il n’y en a pas !

En avril 2013, les homos ne sont pas aussi égaux que nous

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Des filles sous l’autorité des frères

L’autorité d’un frère sur sa sœur qui habite dans une cité est importante car le frère est plus au courant de ce qui se passe dans la cité, ou en-dehors, que les parents. En effet, la majorité des personnes de banlieue sont africaines ou maghrébines. Et la majorité des parents viennent d’un pays étranger où il ne se passera jamais quelque chose entre un garçon et une fille par respect de la religion ou une surveillance rapprochée. Donc, les parents en France ne se diront jamais que ma fille a fait tel ou tel truc de mauvais avec un garçon alors qu’un grand frère a du piston pour tout savoir dans les moindres détails. Et là, le frère peut intervenir à sa manière (réglage de compte, représailles, etc.)

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Marre des meufs qui font les bonhommes, marre des crasseuses !

Y’en a marre des meufs qui veulent faire les bonhommes et le pire, c’est qu’elles se croient fraîches ! Les mecs, ils ont leur langage et les filles le leur, c’est dur à comprendre ? Y’a des meufs dans la rue elles sont là en train de marcher, sauter, rigoler fort, habillées jogging casquette, Tn (*), et en train de rapper et cracher par terre et tsa… J’sais pas, respecte-toi, reste à ta place, parce-que si tu crois que, les gens, ils vont dire : « cette fille elle est fraîche », tu te trompes, hein ! Y’en a, elles parlent pire que les mecs, elles te sortent de ces insultes, même les mecs, ils ne parlent pas comme ça ! Enfin bref t’es une fille : restes en une (ndr : pour un avis contraire, lire ici) !

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Les hommes n’ont pas tous les droits mais toute fille doit se respecter

Le film Les roses noires d’Hélène Milano était bien mais je ne suis juste pas d’accord avec ce que disent certaines filles dans ce film. Celui-ci confirme les clichés de la fille soumise et de l’homme qui a tous les droits. D’après Les roses noires, les filles devraient avoir honte d’être des filles. Elles ne devraient pas s’habiller comme elles le désirent ou sortir comme elles voudraient. Il y en a même qui parlent d’elles au masculin : c’est triste !

Pour ma part, et nous les filles de Paris, nous ne sommes pas du tout comme ça ! Certes, je suis d’accord qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut par rapport aux garçons. Mais, pour moi, c’est une question de culture. Nous aussi, on a des cousins, des grands frères et on habite dans des cités.

Toute fille qui se respecte n’a rien à se reproche

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